La CRÉ s’inquiète de la situation des quais en Gaspésie

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Selon la CRÉGÎM, il y a urgence de rénover cinq quais de la Gaspésie, dont celui-ci, situé à Sainte-Anne-des-Monts.

Selon la CRÉGÎM, il y a urgence de rénover cinq quais de la Gaspésie, dont celui-ci, situé à Sainte-Anne-des-Monts. Photo : Johanne Fournier

La Conférence régionale des élus de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) s’inquiète de l’état de certains quais de la Gaspésie, dont les cinq ports à vocation commerciale voués au transport de marchandises et de passagers.

Ces ports sont ceux de Sainte-Anne-des-Monts, Gaspé (Sandy Beach), Chandler, Paspébiac et Carleton-sur-Mer.

«Chaque municipalité travaille pour sauver son port ou son quai, souligne le président de la CRÉGÎM, Bertrand Berger, en précisant que certaines de ses infrastructures relèvent de Transports Canada, tandis que d’autres sont sous la juridiction de Pêches et Océans Canada. Il serait temps de rencontrer le ministre Lebel sur ce point.»

M. Berger trouve cette rencontre d’autant plus nécessaire qu’il sent que la CRÉGÎM n’est pas écoutée par les instances fédérales, d’où l’importance, pour lui, d’obtenir une rencontre avec le ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, Denis Lebel.

Cependant, selon la CRÉGÎM, il est nécessaire, avant de procéder à la réfection des quais, dont prioritairement celui de Carleton-sur-Mer qui est dans un piteux état, de réaliser un portrait des besoins en rénovations. Selon l’organisme, le Ministère doit s’engager à participer à la recherche de solutions visant le maintien de ces acquis.

Outils de développement économique

«Par l’activité économique générée par ces ports depuis des décennies, ces infrastructures sont des éléments importants du développement de la région, insiste le président de la CRÉGÎM. Bien que le transport de marchandises par voie maritime ait diminué au cours des dernières années, il contribue à l’émergence de nouvelles opportunités de développement. La possibilité pour les industriels de la région de transborder des matières premières ou des marchandises via les ports régionaux représente un avantage stratégique important.»

Selon l’organisme, la région a assisté, depuis 1990, au retrait graduel du gouvernement fédéral. De l’avis des élus siégeant au sein de la CRÉGÎM, ce retrait a pris différentes formes: diminution des budgets pour l’exploitation et l’entretien des infrastructures, transfert de quais à des intervenants locaux et régionaux, fermetures de quais et autres.

«Récemment, Transports Canada a déclaré qu’il ne donnait pas suite aux demandes de la Ville de Chandler pour assurer la rénovation de son havre, s’indigne Bertrand Berger. Il s’agit d’un scénario inacceptable pour les intervenants impliqués, d’autant plus qu’un projet de développement industriel nécessite un port fonctionnel pour exporter les matières qui seraient produites.»

6 commentaires

Serge Côté a écrit le 6 décembre 2011

Nous vous invitons à joindre le groupe Facebook "Pour la réfection des quais en Gaspésie" et à y faire part de vos commentaires dans le fil des nouvelles. Ce site est justement là pour permettre la circulation de l'information sur les quais. Événements, photos, articles...tout ce qui tourne autour des quais. https://www.facebook.com/#!/pages/Pour-la-r%C3%A9fection-des-quais-en-Gasp%C3%A9sie/118305121566755 Bienvenue et bon hiver! :-)

diane lebouthillier a écrit le 29 novembre 2011

M.Blais loin de moi l'idée de la confrontation publique, mon intervention consistait plutôt a rétablir les faits de la réunion. Je tiens à vous souligner que je suis membre de la CRÉGIM et que j'ai appuyé la résolution concernant la réfection des quais de la région. En ce qui a trait au travail de collaboration entre les divers partenaire pour le développement de notre région, vous me rejoignez. C'est exactement la meilleure façon de faire.

Johanne Fournier a écrit le 29 novembre 2011

Madame Lebouthillier, j'ai assiste a la réunion de la CREGIM dont vous faites référence. C'est lors du point de presse, tenu apres ladite reunion, que j'ai demande a Monsieur Berger et a Monsieur Scandland quel était le quai qui était le plus endommage. On m'a répondu que c'était celui de Carleton. Je n'ai fait que rapporte ce qu'on m'a dit. Donc, il faudrait discuter de ce point avec vos deux porte-parole. (Pardonnez l'absence de certains accents. Je vous écris de mon iPhone).

Raynald Blais a écrit le 28 novembre 2011

À mon tour d'être surpris du commentaire de notre préfet Diane. Je ne pense pas que ce soit le temps de la confrontation publique. S'il y a des critiques, il y a bien d'autres façons de faire les messages. Il faut plus que jamais travailler ensemble. C'est décevant de se servir de tribune comme celle de graffici pour se diviser. S'il y a en a un qui est content de cette division c'est bien le propriétaire de ces infrastructures, le fédéral. Les quais comme les aéroports sont tous prioritaires.

diane lebouthillier a écrit le 28 novembre 2011

Je suis très surprise de constater à la lecture de l'article que l'on doive prioriser la réfection du quai de Carleton. J'ai pourtant assisté à toute la rencontre et jamais il n'a été question de prioriser un quai plutôt qu'un autre. C'est même la ville de Chandler qui a apporté ce point à l'ordre du jour en demandant un appui à la CRÉGIM dans ses démarches auprès des instances concernées. Il a alors été décidé de faire de même avec tous les quais de la région. Je tiens a mentionner que le quai de Chandler est lui aussi dans un état lamentable et qu'il est lui aussi prioritaire. C'est le seul quai en eau profonde libre de glace l'hiver dans la région.

Raynald Blais a écrit le 28 novembre 2011

Les quais seront ce que nous voulons en faire. Nous avons toujours laissé aux autres, soit les gouvernements, en prendre soin. Les résultats sont là ! Nous n'avons pas les moyens comme région péninsulaire, ouverte sur le maritime, de ne pas poursuivre le combat. Perdre ces acquis n'augurent rien de bon. Je ne veux pas que ma région devienne un cimetière d'insfrastructures. Si on baisse les bras, on perd non seulement une bataille, on s'organise pour démotiver notre population. Il ne faut pas sous-estimer l'importance d'un quai, lieu de rassemblement par excellence et symbole d'un développement axé sur l'avenir des régions maritimes. Il y a des exemples de prise en mains par le milieu comme à l'Anse-à Beaufils. On peut s'en inspirer...

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