CPE : le RESPEQ demande à Québec d’annuler les coupures

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le CPE Pouce-pousse à New Richmond verra son budget amputer de 35 000$

Le CPE Pouce-pousse à New Richmond verra son budget amputer de 35 000$ Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le Réseau des centres de la petite enfance de l’Est-du-Québec (RESPEQ) demande à Québec de faire marche arrière quant aux coupures annoncées dans ce secteur. 

L’organisme n’avale tout pas simplement pas les compressions de 38 millions de dollars imposées par l’État québécois au réseau provincial des CPE, ce qui représente une baisse de 3,5% de leur enveloppe budgétaire. Les subventions accordées aux garderies privées sont pour leur part coupées de 18,3 millions de dollars.

Cette réduction du financement aura des conséquences tant sur les emplois que les services d’un réseau déjà fragilisé par des difficultés financières, soutient le directeur du RESPEQ, Simon Dufresne.

«Déjà dans l'est du Québec, les CPE sont aux prises avec des déficits depuis au moins trois ans principalement à cause du financement inadéquat. En plus, 80% des dépenses des CPE sont liées aux salaires versés. Et il y a une bonne partie de ces salaires qui font parties des conventions collectives. Donc, on ne peut pas toucher à ça», dit M. Dufresne.

Ces compressions, qui entreront en vigueur dès le 1er juillet prochain, s’ajoutent à des frais supplémentaires qui sont propres aux CPE de la région, souligne M. Dufresne. «En Gaspésie et aux Îles, on a des frais supplémentaires [en raison des distances et de l'éloignement des grands centres] sur le plan de l'alimentation, de la construction ou encore de la rénovation. Le gouvernement du Québec n'ajuste malheureusement pas les subventions pour les régions ressources», dit-il.

Plusieurs CPE de la Baie-des-Chaleurs ont d’ailleurs fait part de leurs inquiétudes au cours d’une conférence de presse tenue la semaine dernière à Maria.

«Il faut absolument que Québec fasse marche arrière parce que le statu quo engendre déjà des déficits dans nos CPE, alors imaginez avec des compressions. Dans ce cas-là, on parle peut-être de une ou deux personnes par CPE qui devront être mises à pied», craint Simon Dufresne.

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