Consommation élevée de boissons sucrées chez les jeunes

Par ,
Selon une étude du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), pas moins de 44 % des jeunes Québécois consomment régulièrement des boissons gazeuses.

Selon une étude du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), pas moins de 44 % des jeunes Québécois consomment régulièrement des boissons gazeuses. Photo : GRAFFICI.CA

Selon une étude du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), pas moins de 44 % des jeunes Québécois consomment régulièrement des boissons gazeuses. Quelque 60 % d’entre eux disent également boire des cocktails ou des punchs aux fruits sur une base régulière.

Selon le RSEQ, ces chiffres prouvent que les jeunes Québécois consomment beaucoup trop de sucres. «Cela est sans compter le fait que 35 % des jeunes sont des consommateurs réguliers de boissons énergisantes. Et dans chacune de ces consommations, il y a entre 7 et 14 cuillerées à thé de sucre dans les formats populaires», informe la coordonnatrice aux saines habitudes de vie du Réseau, Valérie Beaulieu. Quant à eux, les grands formats peuvent contenir jusqu’à 18 cuillerées à thé.

Une partie de l’éducation doit être faite par les parents, croit Mme Beaulieu. Cette dernière remarque cependant que les parents ne s’y retrouvent plus entre les différentes appellations, comme «cocktail de fruits», «punch aux fruits» et «boisson énergisante», par exemple. «Les trois ont de grandes quantités de sucre. Le choix des parents devrait toujours s’arrêter sur les jus de fruits, qui ne contiennent que du sucre naturel», suggère-t-elle.

«Les jeunes n’ont pas conscience du marketing dont ils font les frais», souligne par ailleurs Mme Beaulieu. Un effort de sensibilisation sera déployé pour enrayer le phénomène de popularité des boissons énergisantes dans les cours d’école. Mais l’identification des dangers sur les cannettes serait appréciée par le RSEQ. «Nous aimerions que les étiquettes soient plus claires, que les boissons énergisantes soient déconseillées aux moins de 18 ans, et que la caféine soit revue à la baisse», espère-t-elle.

Le portrait de la situation n’est pas que noir, nuance cependant l’experte en rappelant que 60 % des jeunes ont exprimé leur désir d’interdire la vente des boissons énergisantes au moins de 18 ans.

En Gaspésie, la Polyvalente Mgr Sévigny de Chandler, l’École La Source de Paspébiac, l’École secondaire C. E. Pouliot de Gaspé et l’École Gabriel-Le-Courtois de Sainte-Anne-des-Monts ont participé à l’étude effectuée auprès de 10 000 élèves à travers la province.

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.