Politique

Conflit étudiant : une élection n’est pas souhaitable, selon Damien Arsenault

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le député libéral de Bonaventure, Damien Arsenault, ne souhaite pas d’une élection générale pour régler le conflit étudiant.

Le député libéral de Bonaventure, Damien Arsenault, ne souhaite pas d’une élection générale pour régler le conflit étudiant. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le député libéral de Bonaventure, Damien Arsenault, soutient que le déclenchement d’une élection générale pour régler le conflit étudiant n’est pas un scénario souhaitable.

«Si à chaque fois qu’il y avait une contestation, on retournait en élection, on aurait un sérieux problème de gouvernance», a-t-il déclaré en marge d’une conférence de presse tenue lundi à Saint-Alphonse pour annoncer des investissements dans des cours d’école de la région.

M. Arsenault ajoute que son gouvernement a agi de bonne foi au cours des dernières années en matière de droits de scolarité. «Je pense qu’il faut respecter la démocratie. C’est un gouvernement qui a été élu démocratiquement, qui a fait ces choix [hausser les frais de scolarité] et qui les propose à la société», a-t-il ajouté.  

Le député de Bonaventure souligne qu’il appartient au premier ministre de décider s’il déclenchera des élections pour dénouer l’impasse, mais considère que cette option n’est pas la meilleure. «Aller en élection en temps de crise, je ne pense pas que ce soit une bonne idée.»

Une offre suffisante

Questionné à savoir si «l’offre globale» présentée par le premier ministre, Jean Charest, et la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, vendredi dernier sera suffisante pour convaincre les étudiants de retourner en classe, l’élu gaspésien estime que oui.

«Si on part du principe que ce qu’on recherche est l’accessibilité aux études, je crois qu’il y a eu des pas importants faits par le gouvernement avec ces propositions», soutient-il, ajoutant qu’il espère maintenant que les étudiants prendront le temps d’évaluer cette offre et reprendre les cours par la suite.

M. Arsenault, qui estime que cette offre prouve que le gouvernement est en mode solution, rappelle par ailleurs que la majorité des étudiants ne sont pas en grève. «Il faut faire la part des choses. Je comprends que des gens puissent manifester, donner leur point de vue, mais 62 % des étudiants continuent leurs cours.»

Rappelons qu’après sept semaines de débrayage, les étudiants du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé ont décidé de mettre fin à leur grève lundi matin en assemblée générale.

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