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Compressions en santé : « On ne peut plus faire plus »

Par Karyne Boudreau, journaliste, graffici.ca
Selon Guy Grenier, il serait question d'interrompre le service d’urgence de nuit dans les CLSC de Paspébiac, de Grande-Vallée et de Cap-Chat.

Selon Guy Grenier, il serait question d'interrompre le service d’urgence de nuit dans les CLSC de Paspébiac, de Grande-Vallée et de Cap-Chat. Photo : Archives Graffici.CA

NEW RICHMOND -La Fédération de la santé et des services sociaux exhorte les établissements en déficit de ne plus réduire les services à la population.

Le syndicat réagit à l’annonce faite, le 11 novembre dernier, par la présidente-directrice générale de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Yolaine Galarneau, qui confirmait à Graffici.ca que le déficit prévu par l’ensemble des hôpitaux de la région au cours de l’exercice financier 2013-2014 totaliserait un peu plus de sept millions de dollars.

Du même souffle, Mme Galarneau annonçait que des « plans de redressement continueraient leur œuvre dans chacun des établissements » et qu’elle misait sur le fait que « de multiples mesures déjà prises au cours des derniers mois auraient des impacts progressifs ».

« Les fameux plans de redressement nous inquiètent au plus haut point », lance le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux, Guy Grenier. Nos établissements ne peuvent plus en faire plus, tout est au minimum et les travailleurs sont au bout du rouleau. C’est impossible de faire plus sans couper dans les services aux usagers », ajoute-t-il.

Actuellement en consultation auprès des travailleurs, le syndicat compte identifier de nombreuses mesures d'économie « qui placent les travailleurs en détresse », note M. Grenier. « Nos membres nous disent qu’il y a eu des coupures. Dans Côte-de-Gaspé par exemple, il y a du non remplacement, ce qui augmente la charge de travail de ceux qui restent, ce qui cause de la détresse chez les employés. Ça ne peut plus continuer », dit-il.

« On parle aussi de fermer le service de nuit dans les CLSC de Paspébiac, de Grande-Vallée et de Cap Chat. Si ce ne sont  pas des coupures dans les services ça, je me demande bien ce que c’est », s’interroge-t-il.

Dénonçant les compressions anticipées, Guy Grenier croit que le ministère devrait éponger le déficit des établissements qui, à son sens, ne peuvent plus en faire plus sans mettre en péril la qualité des services rendus à la population.

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