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Compressions à Radio-Canada : la section régionale de la FPJQ dénonce les impacts en Gaspésie-Les Îles

Par La rédaction, graffici.ca
Selon la section régionale de la FPJQ, les coupes dans le budget de la société d’État doivent cesser et le diffuseur public doit retrouver des moyens entiers pour assumer son mandat dans les régions.

Selon la section régionale de la FPJQ, les coupes dans le budget de la société d’État doivent cesser et le diffuseur public doit retrouver des moyens entiers pour assumer son mandat dans les régions. Photo : Archives Graffici.ca

GASPÉ — La section régionale Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine-Matane de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) dénonce les nouvelles compressions à Radio-Canada, qui auront des conséquences dans la région.

Dans un communiqué émis le 11 avril l'instance régionale de la FPJQ déplore notamment que l’émission radio du samedi matin à la Première chaîne, Le samedi, qui traite du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord, disparaîtra dès le 19 avril au profit d’une émission produite à Montréal pour l’ensemble de la province.

« Les Gaspésiens et les Madelinots perdent ainsi quatre heures d’antenne qui leur permettaient d’être informés sur ce qui se passe chez eux. Rappelons que jusqu’en 2009, ce créneau horaire était occupé par une émission qui traitait exclusivement de la Gaspésie-Les Îles. Il s’agira donc d’un deuxième recul », indique Geneviève Gélinas, présidente de la FPJQ régionale.

Selon elle, Radio-Canada ne prévoirait pas, pour l’instant, de supprimer des postes de journalistes en Gaspésie-les Îles. « Toutefois, les compressions se manifestent quand même de façon plus insidieuse, dit-elle. Faute de budget, les autorités de Radio-Canada refusent de plus en plus souvent aux journalistes de se déplacer sur notre grand territoire pour couvrir l’actualité », indique Mme Gélinas qui cite en exemple la soirée électorale du 7 avril.

« Radio-Canada n’a affecté personne pour couvrir les Îles-de-la-Madeleine ce soir-là. La société d’État n’avait qu’un caméraman et aucun journaliste dans la circonscription de Gaspé, où pourtant, le siège du ministre responsable de la région était en jeu. Dans Bonaventure, où une chaude lutte avait cours, un seul journaliste était responsable de faire le grand écart entre les candidats favoris. Ces “trous” dans la couverture des élections n’étaient pas dus au manque de personnel, mais au manque de budget pour leur permettre de travailler en cette soirée cruciale », assure Geneviève Gélinas.

Toujours selon Mme Gélinas, il semble que Radio-Canada remplace de moins en moins souvent les vacances et les congés des journalistes. « Par exemple, vendredi le 11 avril, quatre journalistes de la Gaspésie et des Îles étaient absents, et un seul était remplacé. À la longue, la quantité d’information décortiquée à Radio-Canada Gaspésie-Les Îles en souffre », déplore Mme Gélinas qui affirme que la Gaspésie-les Îles n’a pas les moyens de se passer de l’information régionale que Radio-Canada est responsable de lui livrer.

« Les coupes dans le budget de la société d’État doivent cesser et le diffuseur public doit retrouver des moyens entiers pour assumer son mandat dans les régions », conclut la présidente de la section régionale de la FPJQ.

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