Le communautaire souhaite un financement équitable

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
La coordonnatrice du ROCGÎM, Geneviève Giguère.

La coordonnatrice du ROCGÎM, Geneviève Giguère. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – Le Regroupement des organismes communautaires Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (ROCGÎM) a rencontré l'Agence de la santé et des services sociaux Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (ASSSGIM) récemment afin de s'assurer que la région reçoive sa juste part des 120 millions $ sur trois ans annoncés par Québec pour bonifier les sommes déjà versées.

« Pour nous, l'équité, c'est mission comparable, financement comparable. Point. Tu es une maison de jeunes à Hochelaga-Maisonneuve, tu es une maison de jeunes à Murdochville, tu es une maison de jeunes avec le même montant, explique la coordonnatrice du ROCGÎM, Geneviève Giguère. Peu importe la mission, peu importe la région, peu importe la fréquentation, là où on revendique, c'est un forfaitaire infrastructure-salaire. »

Le ROCGÎM et l'ASSSGÎM ont un enjeu et un objectif communs : « On voit avec l'agence le mode de répartition de ce montant-là. On veut obtenir notre juste part et obtenir que les critères utilisés ne nous défavorisent pas comme ils nous défavorisent présentement sur les services publics », explique Mme Giguère.

Selon elle, mesurer l'apport d'un organisme communautaire par sa fréquentation, c'est une grave erreur.

Actuellement, la région reçoit 12 millions $ pour remplir l'ensemble de sa mission. Les besoins avaient été estimés à 20 millions $.

« Il reste à savoir quelle part on va avoir du 40 millions $ [par année]. On n'aura pas notre 8 millions $. Disons, sur 120 millions $, si on a 2 %, ce qui donnerait 3 millions $ au bout des trois ans. Ça se prend! », ajoute-t-elle.

Mme Giguère demeure toutefois prudente : « Ce n'est pas encore passé au Conseil du trésor. On a déjà vu des annonces qui n'ont pas pris de forme concrète. On se garde une petite réserve », dit-elle.

Vaste mobilisation

Les organismes communautaires du Québec se sont mobilisés depuis la fin de l'hiver dernier pour obtenir davantage de financement.

Le tout s'était traduit par une manifestation aux bureaux du ministre responsable de la région, Gaétan Lelièvre, en avril dernier et une mobilisation lors du caucus du Parti québécois, l'été dernier, à Carleton-sur-Mer.

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