Politique

Commission sur l'assurance-emploi : Duceppe sera en Gaspésie

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Gilles Duceppe sera en Gaspésie l'automne prochain pour entendre la population sur la réforme de l'assurance-emploi

Gilles Duceppe sera en Gaspésie l'automne prochain pour entendre la population sur la réforme de l'assurance-emploi Photo : Thierry Haroun

PERCÉ – L'ancien chef bloquiste, Gilles Duceppe compte venir en Gaspésie dans le cadre des travaux de la Commission nationale d'examen sur l'assurance-emploi qui viennent de débuter.

Le mandat qui a été donné à la Commission est d'examiner le programme fédéral, de consulter les groupes concernés sur les impacts de cette réforme et d'entendre et de colliger les points de vue de différents experts lors d'une tournée des régions prévue à l'automne, confirme le coprésident de la Commission, Gilles Duceppe. «Nous ferons une tournée des régions de la mi-septembre à la mi-octobre lors de laquelle les gens pourront s'exprimer par l'entremise d'audiences publiques. On veut entendre les gens, connaître leur point de vue. On veut aussi rencontrer les entrepreneurs parce qu'ils sont aussi concernés par cette reforme. On veut parler aux organismes du milieu et aux acteurs socioéconomiques. Il y a quelque chose d'humain ici», tient à dire M. Duceppe.

Rigueur et transparence

Ce dernier admet toutefois que ce travail aurait dû être fait par Ottawa avant de voter sa réforme. Mais il ne lance pas la pierre pour autant au gouvernement canadien. «Je ne dis pas si Ottawa a tort ou a raison. Mais quand on fait des changements, on a le devoir comme élu et comme gouvernement d'informer les gens sur les décisions et leurs conséquences. Cela s'appelle la rigueur et la transparence.»

M. Duceppe et sa collègue, Rita Dionne-Marsolais, coprésidente de la Commission, pourront compter sur l'expertise dans le domaine de l'emploi et des besoins du marché du travail de deux collaborateurs, soit Michel Bédard, ex-actuaire en chef du régime fédéral d'assurance-emploi de 1991 à 2003 et Yvon Boudreau, ancien haut fonctionnaire du gouvernement du Québec, qui a notamment été responsable d'Emploi-Québec. 

Les intervenants intéressés pourront déposer un mémoire à la Commission d'ici le 12 juillet et le rapport final sera remis au gouvernement du Québec le 30 novembre prochain. 

6 commentaires

Gaston Poirier a écrit le 1 mai 2013

Je n'ai pas les chiffres pour le Québec (d'ailleurs, j'aimerais les voir moi aussi!)! Par contre, je sais que le régime fait d'immenses surplus annuels et je sais aussi que le Québec n'en est pas le seul bénéficaire (les maritimes, l'Ontario, le Manitoba et les territoires nordiques en sont aussi de grands bénéficiaires). Sans avoir de chiffres, je crois que le Québec pourrait, au pire aller, arriver kif-kif et si jamais le régime est déficitaire, il faudrait rehausser les cotisations (mais ça me surprendrait qu'on arrive là car le régime est vraiment excédentaire, et de beaucoup!). SI vous mettez la main sur des chiffres, donnez-les nous et j'en ferai autant! Au plaisir!

Jean-Francois Samuel a écrit le 1 mai 2013

@Gaston Poirier Sortez donc des chiffres SVP avant de dire qu'on ferait des surplus. On a 40% des prestataires saisonniers au Québec (ceux qui coûtent le plus et qui paient le moins) avec moins de 25% des travailleurs totaux du Canada (ceux qui cotisent à part égale avec l'employeur). J'aimerais être aussi convaincu que vous.

Gaston Poirier a écrit le 1 mai 2013

M. Samuel, les cotisation à l'assurance-emploi dépassent les prestations, ce qui fait en sorte que le régime est profitable et pas déficitaire. Même en partant à zéro avec une nouvelle caisse, le Québec n'aurait pas besoin de dépenser un rond dans la caisse d'assurance-chômage, qui n'est pas un programme social subventionné, mais seulement un régime d'assurance public dont l'argent provient UNIQUEMENT des cotisants (employeurs et employés). Même en rapatriant le régime au Québec, on ne devrait pas changer ce principe de base en assurance. Bref, le but est que ça coûte rien à l'État (au mieux que ça lui rapporte quelques piasses), mais que le régime soit géré en fonction des priorités québécoises et pas celles de l'Alberta. Quant à la souveraineté : même minoritaires, les libéraux ne se sont pas gênés pour promouvoir leur fédéralisme, eux : pourquoi le PQ se gênerait-il d'en faire autant?!

jean-francois samuel a écrit le 1 mai 2013

@Gaston Poirier L'assurance emploi c'est pas les noces de Cana il n'y aura pas multiplication de l'argent recueillie si on rapatrie ça au Québec. Penses tu que les entreprises et les travailleurs du reste du Canada vont vouloir que leur argent viennent être gérée au Québec quand ils voient comment nos programmes sont déjà mal gérés. Pour ce qui est de la promotion de la souveraineté, quand tu es minoritaire (en circonscription et en votes obtenus) tu te gardes une petite gêne.

Gaston Poirier a écrit le 1 mai 2013

JF Samuel : Or, l'assurance-emploi est une vache à lait pour le gouvernement : elle risque fortement de produire de l'argent et de ne pas nous en coûter si elle est rapatriée au Québec... Pis en passant, y a pas de mal à ça, la promotion de la souveraineté! Les fédéraleux, fédéraux et provinciaux, eux, ne se gênent pas pour promouvoir le fédéralisme : pourquoi pas l'inverse quand on a un gouvernement indépendantiste?!

Jean-Francois Samuel a écrit le 30 avril 2013

Duceppe il va régler ça.......Un bel exercice de poudre au yeux pour faire la promotion de la souveraineté en disant qu'il faut rapatrier la compétence au Québec, tout en ne disant pas d'où l'argent va venir. Si on se fie aux CPE, au RQAP, à la CSST, à la SAAQ on ne peut pas dire que le passé est garant de l'avenir.

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