Santé, services sociaux et communautaire

Le collectif Accès Sages-Femmes Baie-des-Chaleurs s'impatiente

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
La porte-parole du collectif Accès Sages-Femmes Baie-des-Chaleurs, Marie-Josée Racine.

La porte-parole du collectif Accès Sages-Femmes Baie-des-Chaleurs, Marie-Josée Racine. Photo : Antoine Rivard-Déziel

MARIA - Le collectif Accès Sages-Femmes Baie-des-Chaleurs dénonce la lenteur des démarches visant l'implantation d'un service de sages-femmes au Centre de santé et des services sociaux de la Baie-des-Chaleurs (CSSSBC).

Après plusieurs actions entreprises par le collectif, le CSSSBC avait convenu, à l'été 2012, de mettre en place un comité visant l'implantation du service. La porte-parole du collectif, Marie-Josée Racine, soutient que depuis ce temps, les dirigeants ne cessent de repousser sa concrétisation. « Le dossier traîne, déplore-t-elle. On attendait la mise en place de la table de travail pour l'automne 2012 et il n'y a toujours rien de fait à ce jour. »
Rappelons que dans sa politique de prénatalité, le gouvernement souhaite faire augmenter à 10 % le nombre d'accouchements pris en charge par les sages-femmes d'ici 2018.
Un service rentable
La porte-parole du collectif dit « comprendre » le contexte budgétaire de l'établissement de santé, mais soutient que l'implantation du service peut être rentable. « Des études démontrent que les sages-femmes font économiser. Comme elles travaillent beaucoup en prévention, ça évite des complications pendant la grossesse, pendant l'accouchement. C'est un service qui coûte moins cher à l'État aussi », pense-t-elle.
Le collectif peut compter sur l'appui de plusieurs groupes de femmes de la région, dont Centr'Elles. La coordonnatrice, Nathalie Babin, juge important d'offrir le choix aux femmes « À mon avis, c'est un incontournable. Il faut permettre aux femmes et aux familles de faire leur choix, de connaître la pratique sage-femme et de l'utiliser », dit-elle.

1 commentaire

Cathie Belley a écrit le 17 octobre 2013

Non seulement le service de maternité des hôpitaux est régulièrement débordé, mais les femmes qui veulent être assistées d'une sage femme doivent quitter leur région. Elles traversent le parc de la Matépédia pour joindre le fleuve et enfin trouver une maison de naissance. Non seulement la route est longue, mais les femmes de notre MRC n'y sont pas en haut de liste comme elles viennent d'un autre lieu. Sans compter les frais de relocation nécessaires, car par prévention, elles quittent la maison quelque temps avant la date prévue de l'accouchement. Le système hospitalier est si bien développer dans la petite municipalité côtière, pourquoi craindre un nouveau service qui lui permettrait de respirer mieux?Et puis Maria va rendre disponible son vieux presbytère. Il sera à louer et il est situé à deux pas de l'hôpital; ce qui pourrait sécuriser les récalcitrants qui craignent encore pour ces femmes qui décident d'accoucher en dehors des salles aseptisées. Les élections arrivent: continuez de vous faire entendre. Créez une manifestation pour que les futurs élus s'engagent, enfin.

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