Éducation, Politique

Le CJE du Rocher-Percé craint pour l'avenir des jeunes

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Annie Tapp, directrice du CJE du Rocher-Percé.

Annie Tapp, directrice du CJE du Rocher-Percé. Photo : Gracieuseté CJE du Rocher-Percé.

CHANDLER — Le Carrefour jeunesse-emploi du Rocher-Percé demande aux deux paliers de gouvernement de s'entendre pour l'application de la subvention canadienne pour l'emploi.

Lors de l'adoption du dernier budget fédéral, la subvention de 116 millions versée par le fédéral à Québec a été coupée et le gouvernement fédéral prévoit désormais verser cette somme destinée à la formation au travail, amputée de 70 millions, directement aux entreprises.

Les Carrefours jeunesse-emploi de la province de Québec contestent cette décision. Leur rôle d'intermédiaire entre les jeunes et l'emploi se trouve ignoré par cette mesure, et ils craignent devoir couper directement dans les services. Rappelons qu'auparavant, le provincial pouvait leur remettre la somme nécessaire pour que leur rôle prenne place.
« Cela veut dire que nous serons peut-être forcés d'aider moins de jeunes de Rocher-Percé à raccrocher et terminer leurs études ou encore, réussir leur intégration au marché du travail », s'insurge Annie Tapp, directrice pour le CJE du Rocher-Percé.

À lui seul, le CJE du Rocher-Percé intervient annuellement auprès de 600 jeunes. L'organisme travaille de concert avec le Centre local d'emploi et les écoles, afin d'insérer les jeunes dans le milieu du travail.

Les CJE de la province demandent donc au gouvernement provincial d'intervenir afin que le modèle québécois d'insertion à l'emploi soit considéré par le fédéral, et que la démarche soit revue.

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