La circonscription de Gaspé sous la loupe

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
Le développement éolien a été crucial pour la circonscription, qui compte huit parcs.

Le développement éolien a été crucial pour la circonscription, qui compte huit parcs. Photo : Geneviève Gélinas

GASPÉ – Le député-ministre du Parti québécois Gaétan Lelièvre tentera de conserver son siège dans la circonscription de Gaspé, où les enjeux liés au pétrole vont animer les discussions, et où l’économie demeure fragile.

M. Lelièvre connaît seulement deux de ses adversaires pour l’instant. Frédérick DeRoy, d’Option nationale et Yvan Blanchard, de la Coalition avenir Québec, avaient déjà représenté ces partis aux élections du 4 septembre 2012.
Le Parti libéral n’a pas encore annoncé de candidat. L’organisation locale de Québec solidaire insiste pour dire qu’elle aura un représentant, mais il n’est toujours pas désigné.


Les enjeux
Le débat sur le pétrole risque de traverser toute la campagne, alors que Gaspé vient d’annoncer qu’elle ira en appel pour défendre son règlement sur l’eau potable, qui empêche Pétrolia de forer Haldimand n° 4.
Les enjeux liés au tourisme pèsent lourd dans la circonscription, qui compte trois parcs nationaux. Le directeur de la Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé, Olivier Nolleau, veut s’assurer qu’on parle de développement touristique. « Les programmes [du gouvernement du Québec] sont-ils adaptés aux entreprises gaspésiennes? », demande-t-il.
Les pêches passent souvent sous le radar, même si la circonscription inclut Rivière-au-Renard, le plus gros port de débarquement de crevette au Québec et Sainte-Thérèse-de-Gaspé, haut lieu du débarquement de crabe, avec à la clé des centaines d’emplois en mer et en usine. La campagne se déroulera pendant les préparatifs de la pêche et tout soubresaut de ce secteur pourrait l’influencer.
Le développement éolien a été crucial pour la circonscription, qui compte huit parcs, une usine de pales à Gaspé et plusieurs PME liées à ce secteur. « L’éolien, ce sont des retombées énormes, pas juste en Gaspésie, mais pour tout le Québec », rappelle M. Nolleau, inquiet du récent débat sur la pertinence de poursuivre ce développement.
L’industrie du bois a connu de meilleurs jours. Le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, milite pour que Québec accorde des volumes de bois permanents aux deux scieries de Cap-Chat, Damabois et Deniso Lebel, dont dépendent 120 emplois en usine et en forêt.
La santé et l’éducation sont d’importants employeurs, mais offrir des services dans ces secteurs est souvent un défi. « On veut maintenir nos acquis en santé », plaide M. Cormier, rappelant les difficultés du Centre de santé de la Haute-Gaspésie.


Un retard socioéconomique
La circonscription de Gaspé s’étend de Cap-Chat à Grande-Rivière, incluant Murdochville. Elle compte 37 895 personnes, âgées en moyenne de 46 ans, comparativement à 40 ans au Québec. Une petite communauté de langue anglaise (6,8 %) est concentrée à Gaspé et à Percé.
Au plan socioéconomique, la circonscription est en retard sur le reste du Québec. Le taux de chômage y est deux fois plus élevé, soit 14 % comparativement à 7,2 % dans la province, selon les données de Statistique Canada, compilées en 2011 par le Directeur général des élections du Québec.
Le travail saisonnier demeure important. Les résidents de la circonscription travaillent 38,1 semaines par année en moyenne, alors que ceux du Québec en général sont au boulot 44,7 semaines.
Le territoire compte presque deux fois plus de personnes sans certificat ni diplôme, alors que deux fois moins détiennent un diplôme universitaire. Le revenu annuel moyen d’un particulier, à 29 060 $, est 20 % sous la moyenne nationale.
Aux dernières élections, Gaétan Lelièvre avait raflé la circonscription au libéral Georges Mamelonet en obtenant le double de voix et 57 % des suffrages. M. Mamelonet (28 % des voix) succédait à un autre Lelièvre, Guy, député du Parti québécois de 1994 à 2008.
Yvan Blanchard, de la CAQ, avait récolté 9,5 % des votes, davantage qu’Éric Boucher de Québec solidaire (3,7 %) et Frédérick DeRoy, d’Option nationale (1,9 %). Le taux de participation avait frôlé les 67 %.

9 commentaires

Dany Blais a écrit le 9 mars 2014

La Gaspésie doit devenir un incontournable du Québec, elle doit être la région que les autres envient. La gauche caviar ne doit pas contrôler la Gaspésie, sinon elle mourra... et non pas à cause de l'eau potable.

Sébastien Pagé a écrit le 7 mars 2014

Je souhaite vraiment qu'un des enjeux principaux sera le transport. Avec le retrait du fédéral dans le dossier des quais, l'état du chemin de fer et Orléans qui tente de réduire l'offre à chaque année. Peut-être un enjeux qui transcendera les anti-tous et les pro-tous. Avec le dossier du tronçon de Miramichi, il y a un beau front commun possible entre les provinces maritimes et le Québec.

Albert Picard a écrit le 7 mars 2014

Allez souk Dany nicki. Very good point Dany. Il n'y a pas non plus de Thedford Mines en Gaspesie.

Albert Picard a écrit le 7 mars 2014

Monsieur Langlais, allons. Ne vous vexez pas pour si peu. Je vous aime bien moi. Ce n'est pas parce que j'ai botté un peu le cul de votre chien que je ne vous aime pas. Je les aime bien les chiens moi. Le mien, je lui fait faire des promenades le matin, le midi et le soir. Ça lui permet de faire sa "vous savez quoi". Je lui parle même et il me répond. Je lui dit attend et il s'arrête. Je lui dis OK et il repart. Je n'ai pas eu besoin de lui enseigner à se coucher. C'était un chien qui s'exécutait dans les cynodromes en Floride. Il est à la retraite. Il a compris ça lui. Allons, ne vous vexez pas monsieur Langlais.

Dany Brown a écrit le 7 mars 2014

Je savais pas qu'on avait un Shefferville en Gaspésie....

Gaston Langlais a écrit le 7 mars 2014

@ M. Albert Picard. Je ne sais pas si ça fait longtemps que vous avez consulté un psychiatre mais faites le vite s'il reste encore un quelque espoir de vous sauver. Gaston Langlais - Gaspé.

Albert Picard a écrit le 7 mars 2014

Sa popularité est en chute libre, passant de 99% à 2%. Ex-professeur de finance et comptabilité, il s'est perdu dans ses équations et postulats. Il est mort par auto contumace. Il voit son œuvre sur le banc de Paspebiac, sur le terrain laissé vacant par le départ de Smurfit-Stone, sur la montagne de résidus miniers surplombant l'immense trou à Shefferville. Il s'arrête sans réfléchir à la misère de toutes ces familles qui ont tout perdu et cette région qui les voit la déserter. Il se menotte lui-même devant son bourreau. Prononce sa dernière phrase diabolique : Cette œuvre est grande. Puis il se penche la tête sur le billot et comprend que son existence y est rattaché. Il y a au moins le bourreau qui a obtenu un travail.

Bilbo Cyr a écrit le 7 mars 2014

Bonjour. Les pro-n'importe-quoi ne manqueront certes pas de se faire entendre durant la présente campagne électorale. Mais comme ils ne représentent qu'environ deux millièmes de la population, le débat risque de ne pas durer longtemps. L'enjeu majeur sera l'eau car notre existence en Gaspésie y est fortement rattachée. .

Gaston Langlais a écrit le 7 mars 2014

Bonjour. Les anti-tout ne manqueront certes pas de se faire entendre durant la présente campagne électorale. Mais comme ils ne représentent qu'environ deux millièmes de la population, le débat risque de ne pas durer longtemps. L'enjeu majeur sera le développement économique car notre existence en Gaspésie y est fortement rattachée. Gaston Langlais - Gaspé.

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