Développement économique et exportation

Cimenterie : une première séance publique d’information

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
C’est sur ce territoire que le promoteur du projet, Ciment McInnis, souhaite faire construire la cimenterie.

C’est sur ce territoire que le promoteur du projet, Ciment McInnis, souhaite faire construire la cimenterie. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le promoteur de la cimenterie de Port-Daniel, Ciment McInnis, présentera pour la première fois son projet à la population, lors d’une séance publique d’information le 5 décembre prochain à la salle multifonctionnelle de Port-Daniel-Gascons.

Le président et directeur général de l’entreprise, Christian Gagnon, sera accompagné du vice-président aux finances, André Racine et de Bernard Fournier de la firme de génie-conseils Genivar.  

Dans un communiqué publié mercredi avant-midi, Ciment McInnis indique que l’ordre du jour «inclura la présentation des grandes lignes du projet, le calendrier jusqu’au démarrage de la cimenterie, le processus d’évaluation et d’autorisation, les éléments-clés de la mise à jour des études environnementales et les relations avec la communauté».

Une période de questions conclura par la suite la rencontre.

Ceux et celles qui ne seront pas en mesure de se rendre à Port-Daniel-Gascons, la séance sera filmée et télédiffusée en différé par la station de télévision communautaire TéléVag. 

Rencontre attendue 

Avec la tenue de cette première rencontre publique, le promoteur de la cimenterie répond à une demande des élus et des groupes environnementalistes de la région.

Rappelons que la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles, les MRC d’Avignon et de Bonaventure, ainsi que la Coalition Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs demandent depuis des mois à Ciment McInnis d’organiser des réunions publiques pour expliquer son projet à la population.

Le promoteur avait d’abord refusé d’envisager la tenue de séances publiques, prétextant qu’il s’agissait d’un moyen de communication ne permettant pas d’informer convenablement les citoyens. Il avait par la suite fait volte-face en ouvrant la porte à cette éventualité.

La mise à jour des études d’impact environnemental est actuellement en cours et sera communiquée «dès que possible à la population concernée», indique Ciment McInnis. 

La séance débutera à 19h à la salle multifonctionnelle de Port-Daniel-Gascons, située au 63 route 132 ouest à Gascons. 

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Lisez aussi le dossier «Cimenterie de Port-Daniel : espoir et inquiétude» aux pages 17-18-19 de l’édition du mois d’octobre de votre journal GRAFFICI

17 commentaires

Bilbo a écrit le 4 décembre 2012

Dans une nouvelle relation, il est recommandé de se protéger, pour ne pas avoir de surprises...de mettre une capote. Ben le BAPE, c'est la capote de Ciment McInnis. Je préfère l'abstinence à une relation risquée et imposée.

Albert Picard a écrit le 1 décembre 2012

On a mal lu. Le colonialisme, lui, il ne rampe pas. Il colonise. De maniere féodal, si il répète les erreurs du passé. Des voix s'élevant sur cette tribune retiennent l'image qui s'accommode le mieux avec leurs intérêts, sans viser à savoir vraiment ce qui va faire fonctionner la Gaspésie. Si elles trouvent que le chapeau est confortable, grand bien leur fasse. @ m. Martin Pelletier seules les 2 dernières phrases de votre commentaire m'apparaissent intéressantes (pour le reste je préfère m'abstenir), même si elles ne sont pas en lien avec le texte de la nouvelle. Et bien sûr le "merci" qui rappelle qu'il y a un fond d'humanité en vous, même si habituellement vous ne voulez pas le laisser paraître. Je reviens donc à ces 2 phrases : "Actuellement il faut protéger cette technologie de la concurrence, car elle est beaucoup trop exposé via le marché public et la c'est toute le Québec qui peut y perdre, et le seul qui a le pouvoir de protéger un tel acquis pour le Québec c'est le gouvernement fédéral par le biais du ministre du commerce. Donc si des demandes répétée lui parviennent et lui explique l'ampleur des conséquence de cette technologie, peut-être et je dis bien peut-être que cette absolution pourrait nous être octroyé". Comment une compagnie publique, minière et junior par surcroît, peut-elle se protéger des multinationales qui décideraient de l'acheter? Si on vous offrait environ 7 fois la valeur en cours, soit 20$ pour chacune des actions que vous détenez dans Orbite, vous rapprochant de votre objectif de devenir milliardaire, honnêtement que décideriez vous? Vendre ou vous tourner vers le fédéral (Conservateur et NPD) qui aime tant le Québec pour interdire cette transaction? Croyez-vous réellement qu'une intervention divine et toute fédéraliste sera la meilleure position pour l'intérêt des actionnaires qui ont investi pour faire de l'argent? Pourquoi l'alumine et son procédé de transformation serait-elle une ressource névralgique pour le Québec alors que tous les autres métaux ne le sont pas? Que l'on soit pour ou contre un BAPE, sur ce point précis, n'y changera rien du tout. Je vous redonne un conseil que je vous ai déjà adressé : Préparez-vous a être trahi. Vous allez détester. Et cette trahison ne viendra pas des écolos.

rcaissy01@gmail.com a écrit le 1 décembre 2012

@ Martin Pelletier Nous avons a faire a des anti-touts. Mais pendant ce temps la, la Gaspésie végétent STÉ quand t'es obligés de fermer tes stations d'essence dans la ville phare (PERCÉ) du mois de novembre au mois avril faute de rentabilité ça veut tout dire. pauvre Gaspésie .

Albert Picard a écrit le 1 décembre 2012

L'image que certains aiment projeter, si on y pensent bien, est l'aboutissement à rebours d'un colonialisme féodal. De là leur préférence pour ce type particulier d'entreprise privée rampante, paternaliste, opaque, qui crée tant de discorde sur cette tribune, et qui au final empêche en fait la Gaspésie de fonctionner. Difficile de croire à cet exercice auquel Gisement McInnes lui-même ne croit pas. Mais, enfin, si on aime les petits-fours, le jus et le café gratuits, il vaut peut-être la peine de s'en aller dormir deux heures devant une petite vue PowerPoint.

Louis-Patrick St-Pierre a écrit le 30 novembre 2012

M.Bilbo, je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait que ce "droit acquis" n'est pas ce qu'il y a de plus contemporain (d'ailleurs, c'est un droit acquis en raison sur fait que le projet a été amené au ministère de l'Environnement avant que la loir sur le BAPE ne passe ; ils ne sont donc pas assujettis à cette loi). En revanche, c'est une arme légale que le promoteur a pour se défendre de tout non-recours à un BAPE, et il pourrait très bien l'utiliser, malheureusement. Au lieu de risquer un conflit, qui pourrait déborder sur le plan juridique, essayons de travailler AVEC et non contre le promoteur. Par conséquent, il est essentiel de saluer les avancées qui se font et avant de dire que ce deux heures est obsolète, attendons de voir de quoi il en sera question au lieu de jouer au pessimiste défaitiste.

Bilbo a écrit le 30 novembre 2012

Un doit acquis? Une clause grand-père de 1994, accordée pour un projet radicalement différent de ce qu'on nous impose aujourd'hui, aux dires mêmes du promoteur. Un droit acquis de faire quoi, au juste? C'est certain qu'une séance d'information publique, c'est un plus par rapport à des discussions de cuisine, mais faire toute la lumière sur un projet de cette ampleur ne peut pas se faire objectivement en 2 heures par 3 gars de la compagnie. Le ministre de l'environnement à le pouvoir d'envoyer tout promoteur faire ses devoirs, mais là on n'en a plus.

joseph Leblanc a écrit le 30 novembre 2012

@ A. Picard excusé moi j'avais pas compris votre joke je suis pas un pouette mais plutot quelqu'un qui travaille dans la bouette. Bon ça ma ouvert l'apétit je vais mangé mes craquelins BRETON avec du porc DU BRETON

Louis-Patrick St-Pierre a écrit le 29 novembre 2012

Monsieur Martin Pelletier, je me réjouis que vous soyez d'accord avec moi. Toutefois, je ne crois pas que Monsieur Bilbo Cyr soit quelqu'un de mauvaise foi. Je comprends son point de vue et, personnellement, je ne suis pas contre le BAPE (je l'ai dit à maintes reprises durant la campagne électorale). En fait, c'est même un idéal à atteindre. Toutefois, le contexte rend cela bien difficile étant donné qu'il y a un droit acquis. Cependant, un contact est en train de se faire et, sans imposer quoique ce soit au promoteur, il fait lui-même la démarche pour entreprendre des communications. C'est un alignement préférable à tout conflit qui découlerait d'une imposition d'un BAPE. Avant de dire que cette démarche de séance publique est obsolète, il faut attendre les résultats. Je garde la même pensée que tant qu'un projet n'est pas viable sur le plan environnemental, il n'a pas de raison d'être, l'environnement étant la base de notre développement collectif. Il faut donc travailler avec, et non contre, le promoteur, pour arriver à quelque chose qui conviendra globalement à l'intérêt de tous. Ce travail est nécessaire, car la cimenterie vaut la peine d'être développée. Si quelque chose d'insatisfaisant est apporté au terme de cette séance, alors il sera possible de poursuivre le dialogue qui, jusqu'à maintenant, se déroule très bien. Le promoteur a compris, à mon avis, que son projet doit se faire en respect de l'environnement, puisqu'il fait ces démarches pour rassurer la population. Je rejoins Monsieur Philippe Pelletier sur le fait qu'un promoteur normalement de bonne foi a tout intérêt à s'expliquer. S'il ne le fait pas, c'est qu'il a quelque chose à cacher. En revanche, dans le cas de la cimenterie, un nouvel épisode dans le dialogue pour le projet est sur le point de commencer. J'ai bien hâte de voir la suite !

Albert Picard a écrit le 29 novembre 2012

Pour chasser toute ambiguïté, il m'arrive de formuler un commentaire (et non pas une réponse) à la manière d'une joke de pouette au deuxième degré. C'est mieux que "terroristes" qui ressemble à de l'humour noir à prendre avec des pincettes ;-)

Joseph Leblanc a écrit le 29 novembre 2012

@ a. picard réponse de faible

Philippe Pelletier a écrit le 29 novembre 2012

Je ne comprends pas l'obstination de plusieurs à vouloir accueillir tout projet en ne se fiant uniquement qu'au promoteur. L'écologiste travaille habituellement au maintien de la santé d'une population, dans un intérêt collectif. Un promoteur peut être de bonne foi, mais le passé nous indique que ce n'est pas toujours le cas. S'il n'a rien à se reprocher, qu'il soit transparent, point. S'il se tait, on ne peut pas conclure qu'il a des choses à cacher, mais ça mérite qu'on s'attarde un brin au dossier. M, Pelletier, êtes-vous actionnaire de la cimenterie et/ou n'avez aucune préoccupation envers la santé de vos concitoyens? Sinon, expliquez moi votre point de vue avec un argumentaire non démagogique svp. De vos commentaires précédents, je ne peux qu'en déduire d'un plaisir étrange à regarder les étrangers venir prendre nos ressources et s'enrichir sous notre nez. Je suis persuadé que ce n'est pas ce que vous désirez exprimer mais expliquez moi...

Albert Picard a écrit le 29 novembre 2012

Très inhabile à la démocratie et sourd des deux orifices au langage de la liberté, monsieur J. Leblanc souffre du malaise de l'atavisme négatif. ;-)

Philippe Pelletier a écrit le 29 novembre 2012

Je ne comprends pas l'obstination de plusieurs à vouloir accueillir tout projet en ne se fiant uniquement qu'au promoteur. L'écologiste travaille habituellement au maintien de la santé d'une population, dans un intérêt collectif. Un promoteur peut être de bonne foi, mais le passé nous indique que ce n'est pas toujours le cas. S'il n'a rien à se reprocher, qu'il soit transparent, point. S'il se tait, on ne peut pas conclure qu'il a des choses à cacher, mais ça mérite qu'on s'attarde un brin au dossier. M, Pelletier, êtes-vous actionnaire de la cimenterie et/ou n'avez aucune préoccupation envers la santé de vos concitoyens? Sinon, expliquez moi votre point de vue avec un argumentaire non démagogique svp. De vos commentaires précédents, je ne peux qu'en déduire d'un plaisir étrange à regarder les étrangers venir prendre nos ressources et s'enrichir sous notre nez. Je suis persuadé que ce n'est pas ce que vous désirez exprimer mais expliquez moi...

Joseph Leblanc a écrit le 29 novembre 2012

Il faudrait peut-être faire un bape avant la nomination du prochain ministre de l'environnement .Est ce que les écolos terroristes vont en exigés un BAPE..........lollllllll

Bilbo a écrit le 28 novembre 2012

Tout ce que je fais, c'est affirmer que la population doit avoir un droit de parole sur ce qui se fait. En 2012, au Québec, ce type de projet doit passer par le BAPE. Un BAPE, ce n'est pas "être contre le projet". C'est un processus qui sert à obtenir de l'information afin de mieux connaitre le projet, pour pouvoir prendre une décision éclairée, basée sur des faits. L'indépendance de cette tribune est essentielle pour assurer à l'exercice un minimum de crédibilité.Le fait de tenter de s'y soustraire éveille évidemment certains doutes. Essayer de remplacer ce processus par une campagne de marketing n'a rien de rassurant. Si la compagnie est seule à décider de l'horaire de la soirée et de son déroulement, ce qu'on va avoir ressemblera à une infopub.

Louis-Patrick St-Pierre a écrit le 28 novembre 2012

Bien que ce ne soit pas un processus de consultation publique, il s'agit là d'un grand pas de réalisé. Je salue cette initiative du promoteur, puisqu'il apporte ici le meilleur remède à tout conflit : la communication. Comme je l'ai dit en campagne, il aura l'occasion de s'expliquer à la population dans un débat serein et c'est ça qui compte. Il ne faut pas trop insister sur l'idéal quand on réalise des gains. Une avancée a été faite et c'est très bien. Nous serons en mesure de voir, à la suite de cette séance, si le projet est viable sur le plan environnemental. J'ai bien hâte de connaître les suites. Espérons que le résultat sera satisfaisant.

Bilbo a écrit le 28 novembre 2012

C'est pas encore un processus de consultation publique indépendant...

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