Cimenterie : Éco-Vigilance ne sera pas à la rencontre publique

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le vice-président d’Environnement Vert Plus, Michel Goudreau (à gauche) et la porte-parole d'Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs, Cynthia Dow, ont décidé de ne pas participer à la séance publique d’information du promoteur de la cimenterie de Port-Daniel.

Le vice-président d’Environnement Vert Plus, Michel Goudreau (à gauche) et la porte-parole d'Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs, Cynthia Dow, ont décidé de ne pas participer à la séance publique d’information du promoteur de la cimenterie de Port-Daniel. Photo : Antoine Rivard-Déziel

La Coalition Éco-Vigilance Baie-des-Chaleurs n’assistera pas à la première séance publique d’information du promoteur de la cimenterie de Port-Daniel, Ciment McInnis, qui se tiendra mercredi à 19h dans l’église de la municipalité. 

Le groupe environnementaliste avait au départ l’intention de se rendre à Port-Daniel, mais a changé d’avis après avoir appris que le promoteur n’avait pas l’intention de dévoiler les résultats des études environnementales en cours et de présenter les équipementiers envisagés.

«On ne veut pas participer à une rencontre qui ne traitera pas des aspects environnementaux. On préfère attendre d’obtenir les informations pertinentes et mettre nos énergies ailleurs», a déclaré Cynthia Dow, la porte-parole du groupe.

Même si cette dernière estime que la tenue d’une rencontre publique est «un pas dans la bonne direction», elle doute que cette dernière puisse faire la lumière sur plusieurs aspects du projet, comme l’impact sur la santé, l’environnement et les autres secteurs d’activités. 

Selon elle, la seule façon de s’assurer que le projet de cimenterie soit viable sur le plan environnemental et social est de le soumettre à l’examen du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). «C’est ce que nous continuons à demander», a-t-elle répété, ajoutant du même souffle que son groupe a demandé une rencontre avec le ministre de l’Environnement à ce sujet.

L’autre groupe environnementaliste de la Baie-des-Chaleurs, Environnement Vert Plus, a lui aussi décidé de ne pas participer à la séance publique d’information.  Son vice-président, Michel Goudreau, refuse de «sanctionner» une soirée qu’il qualifie «d’exercice de relation publique».

«Si nous y allons, le promoteur pourrait dire par la suite qu’il a consulté les groupes de défense de l’environnement, alors que ce ne serait pas le cas», soutient-il, avant de préciser qu’un membre de son groupe assistera tout de même à la séance «à titre d’observateur». 

4 commentaires

Antoine Rivard-Déziel a écrit le 6 décembre 2012

C'est effectivement un oubli de ma part. À gauche, comme l'indique le bas de vignette, il s'agit de Michel Goudreau et à droite, il s'agit de Cynthia Dow. J'ajoute son nom à l'instant. Merci pour votre vigilance.

Bilbo a écrit le 6 décembre 2012

Que les écolos y soient ou non, on les aurait blamés quand même! Un projet que l'on dit aussi sérieux ne peux pas l'être aussi peu quand vient le temps de le présenter à la population. Ce type de tribune partiale, où on ne retrouve que des gens payés par la compagnie, n'a aucune chance de faire la lumière. Surtout quand le promoteur n'a pas d'étude d'impact à présenter ni d'équipementier choisi et qu'il prétend faire la première pelletée de terre au printemps.

Rolando S. a écrit le 5 décembre 2012

Une belle occasion manquée effectivement de la part des groupes qui demandent une révision du BAPE. Certes l'impact environnemental n'était pas le sujet de la soirée, mais en refusant d'y assister sous ce prétexte, le groupe envoie le signal qu'il n'y a que l'aspect environnemental qui le préoccupe et que le reste importe peu. Peut-on sous-entendre que si la cimenterie respecte l'environnement, elle aurait le champs libre pour faire ce qui lui plait dans d'autres aspects du projet? Exemple pratiques anti-syndicales, etc... Il s'agit effectivement un exercice de relations publiques, mais il faut rappeler qu'une partie de la population demandait ces rencontres, et maintenant que la compagnie y accède, on la boude sous prétexte que ce n'est que pour se faire une belle image. Faudrait être conséquent dans ses revendications et avoir un minimum de bonne foi. Une belle occasion manquée!

Gaston Poirier a écrit le 5 décembre 2012

Mon ami Pelletier sera surement d'accord avec moi cette fois-ci : je n'aime pas quand les gens adoptent la politique de la chaise vide! Quand on a des choses à dire (et je suis certain que Éco-Vigilance en a plein!), la meilleure chose à faire, c'est d'aller le dire, quitte à le répéter et le ré-répéter par après! La chaise vide, ça ne donne jamais rien...

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