Développement économique et exportation

Cimenterie - La CRÉ demande des séances d’information publiques

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le président de la CRÉ,  Bertrand Berger, et le directeur général, Gilbert Scantland. Le projet n’est pas soumis à l’examen d’un BAPE parce que l’avis de projet a été déposé avant le 22 juin 1995.

Le président de la CRÉ, Bertrand Berger, et le directeur général, Gilbert Scantland. Le projet n’est pas soumis à l’examen d’un BAPE parce que l’avis de projet a été déposé avant le 22 juin 1995. Photo : Thierry Haroun

La Conférence régionale des élus accorde son feu vert au projet de
cimenterie à Port-Daniel mais assorti de recommandations bien précises.

L’organisme public demande ainsi au promoteur, Gisement McInnis, de
mettre sur pied un comité de suivi, qui serait représentatif au regard
de l’impact du projet sur l’ensemble du territoire, et de tenir des
séances d’information publiques, ce que Gisements McInnis refuse
toujours de faire. À ce titre, le président de la CRÉ, Bertrand Berger,
souligne que les élus n'ont pas à se substituer au promoteur pour
expliquer le projet à la population. «Nous les élus, on a pris
connaissance du projet, on a eu des réponses à nos questions et on est
donc en mesure de dire que c’est un bon projet, qu’il y a moyen de le
faire selon les principes du développement durable. Maintenant, on sait
aussi que la population a des questionnements, il y a des groupes
environnementalistes qui soulèvent des questions. Mais je pense que ce
n’est pas aux élus de faire le travail d’information auprès de la
population sur le contenu du projet. C’est un travail qui appartient au
promoteur».

Arsenault est du même avis

Même son de cloche du côté du député de Bonaventure, Damien Arsenault,
qui appuie sans réserve la CRÉ. «Je suis à l’aise avec cette position
là. Je pense que tout message qui est acheminé au promoteur en disant
que c’est important de bien informer la population et de favoriser une
acceptabilité sociale, c’est très positif à mon point de vue». Le député
Arsenault estime que la tenue de séances publiques «est une formule
gagnante que le promoteur devrait utiliser».

On rappellera qu’il y a quelques semaines, la Table des préfets de la
Gaspésie avait accordé son appui à la cimenterie, dont les travaux
débuteraient au printemps prochain. La construction de l'usine et des
installations connexes prendra deux ans et l'exploitation du gisement de
calcaire pourrait s'étendre sur 100 ans. Les investissements totaux
dépassent les 500 millions $, lesquels créeraient 150 emplois sur une
base permanente.

3 commentaires

Albert Picard a écrit le 12 juillet 2012

Monsieur Arsenault, ces temps-ci (est-ce un hasard?) fait de concert avec la CRE autant de bruit que les trompettes du jugement dernier sur le dossier de la cimenterie de Port-Daniel/Gascon. Se croient-ils à couvert des effets de l'indignation publique en proposant des séances d'informations publiques plutôt qu'en exigeant un BAPE? Mauvais calcul pour les générations à venir! Mais à court terme, le temps de se faire réélire, notre député à l'Assemblée nationale se dit prêt à aller en élections. Qu'elle belle démocratie!

Gaston Langlais a écrit le 11 juillet 2012

Bonjour, J'ai l'impression que l'on pelle encore de l'air. C'est pour quand le début des travaux? Est-ce un projet qui pourra se réaliser au 21ième siècle? Lorsqu'il n'y a rien à dire, ça meuble le temps de parler de cimenterie (Si menterie). Gaston Langlais - Gaspé.

Bilbo a écrit le 11 juillet 2012

On parle ici de "séances d'information publiques" et non de "consultation publique".C'est certain que provenant de ceux qui disent représenter la population et qui ont pris position sans consulter celle-ci, on ne pouvait pas vraiment s'attendre à plus. C'est un petit peu mieux que rien. Le choix du vocabulaire est toujours important. Je veux bien assister à un show de PR payé par le promoteur, où ses relationistes et ses lobbyistes vont nous présenter un beau powerpoint, mais tant qu'il ne sera pas possible pour les citoyens de poser des questions (et surtout d'obtenir des réponses), l'acceptabilité sociale du projet demeurera une prétention. Permettre une évaluation du projet par une tierce partie indépendante, c'est un minimum. Si ce projet est si novateur qu'on le prétend, il devrait l'être aussi dans la façon de le présenter à ceux qui auront à vivre avec les répercussions...

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