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Ciment McInnis réplique aux environnementalistes

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Christian Gagnon, PDG de Ciment McInnis, estime que son projet sera l'un des plus efficaces au point de vue énergétique.

Christian Gagnon, PDG de Ciment McInnis, estime que son projet sera l'un des plus efficaces au point de vue énergétique. Photo : Ariane Aubert Bonn

CHANDLER - Le conseil des maires de la MRC du Rocher-Percé, le président de la Conférence régionale des élus, Bertrand Berger, et le président de la table des préfets de la Gaspésie, Jean-Guy Poirier, étaient réunis pour appuyer le président-directeur général de Ciment McInnis, Christian Gagnon,  dans la continuité de son projet malgré le discours des écologistes. 

D’entrée de jeu, Christian Gagnon a affirmé que le coke de pétrole qui serait utilisé dans les chambres de combustion de la cimenterie ne proviendrait pas des sables bitumineux de l'Alberta, mais il serait plutôt acheminé par bateau depuis des raffineries de l'Atlantique en mesure de fournir la matière.

Il a confirmé que le projet pourrait mener à une émission de 1,75 million de tonnes de gaz à effet de serre (GES) pour 2,2 millions de tonnes de ciment par année avant son optimisation, et que ce chiffre pourrait diminuer. Il a affirmé que la cimenterie produirait en moyenne 21 %  moins de GES que les cimenteries conventionnelles, en raison des technologies de pointe qui y seront employées.

Christian Gagnon a également ajouté que le choix du transport par bateau, tant pour les intrants que pour l'expédition du produit, constituait le moyen le plus vert de faire voyager la marchandise, ce qui comptait dans l'empreinte écologique du produit.

Il a invité son auditoire à considérer les GES à une échelle globale plutôt que québécoise : « Une fois dans l'atmosphère, les GES se retrouvent partout », a-t-il mentionné. Il estime donc que l'impact environnemental doit être considéré à l'échelle mondiale, plutôt qu'à l'échelle provinciale.
Il a ajouté que le projet serait conforme aux normes les plus sévères en la matière, soient les National Emission Standards for Hazardous Air Pollutants 2015, dont les critères ne sont pas exigés au Québec.

Pas de BAPE

Christian Gagnon a affirmé qu'un Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) ne ferait qu'allonger le processus et que toutes les questions qui y seraient posées sont déjà contenues dans l'étude d'impact sur l’environnement qui suit son cours actuellement. Il souhaite  recevoir les résultats d'une semaine à l'autre. 

17 commentaires

Albert Picard a écrit le 9 octobre 2013

Certain ont confiance aux promoteur de Ciment McInnis. Ils ont foi en ce projet et aux belles paroles de M. Gagnon. Si c'est une question de foi, aussi bien prier une crevette. Il y en a d'autres des producteurs de ciment au Québec. Il y en a quatre. Et ils produisent à environ 66% de leur capacité, soit un peu moin de 1,5 millions de tonnes. Ils pourraient en produire 3,5 millions de tonnes. Le marché est américain, celui que veut desservir monseigneur Gagnon peut en absorber dans ses meilleurs années 2 à 3 millions de tonnes. On est dons en surcapacité de production. Ciment McInnis sera parmi les meilleurs producteurs du point de vue environnemental. Bien oui, il sera parmi les meilleurs, mais il ne sera pas le meilleur. Sa très sainte cimenterie sera compétitive. Aux USA aussi on construit des usines flambant neuves. Et jusqu'à maintenant, et particulièrement avant l'effondrement économique de 2008, le marché est américain s'alimentait avec auto suffisance à l'interne. Il faut avoir foi. Faire confiance. Et puisque le Gouvernement Marois s'apprête à investir X millions $ via Investissement Quebec. Pour soutenir ce projet, il a sûrement accumulé beaucoup d'indulgence qu'il pourra présenter à Notre Seigneur. Soit mais ce n'est pas très intelligent. Un BAPE (pas un pape) s'impose. Alelouya!

Martin Zibeau a écrit le 8 octobre 2013

M. Samuel, ça me fera plaisir de vous faire part de mes actions pour réduire mon empreinte écologique. D'ailleurs, c'est précisément de cela dont il est question ici. La question n'est pas comment nous remplacerons le ciment ou le pétrole, mais comment, si nous voulons simplement survivre en tant qu'espèce, nous changerons notre façon de faire les choses. Mais avant de FAIRE il faut VOIR. Il n'y a pas de remplacement pour le pétrole, et c'est une ressource non renouvelable ... alors qu'est-ce qu'on fait ? On change notre approche et on traite la ressource de manière appropriée, avec respect et pas simplement comme une source de profit financier pour quelques individus. Même chose pour répondre à votre question sur les ordinateurs. Faut-il vraiment se passer d'un ordi pour être considéré responsable ? Je ne crois pas. Personnellement j'ai eu 2 portables dans ma vie et bien qu'ils ne soient pas à la fine pointe de la technologie, ils fonctionnent encore très bien. J'en prends soin et je traite cette ressource avec respect pour qu'elle dure aussi longtemps que possible. Quand à l'électricité utilisée pour les faire fonctionner, un de ces portables a passé plus de 5 ans dans une résidence sans eau courante ni électricité à se faire recharger par les moyens du bord (lorsque je me rendais en ville sur l'alternateur de la voiture, panneaux solaire, etc.) Les moyens existent pour vivre dans la mesure de ce que notre environnement nous permettrait, ce n'est souvent que la volonté qui manque.

Jean-François Samuel a écrit le 8 octobre 2013

@Martin Zibeau, Ce n'est pas du positivisme et je ne vois rien de rose dans mon commentaire. Dépendement de ce que l'on brûle à la cimenterie les problèmes potentiels d'inondations et de catastrophes naturelles futures pourraient être secondaires pour les populations vivant autour de l'usine. En passant, Le béton vous le remplaceriez par quoi? C'est bien beau être contre un projet mais il faut des alternatives. En passant, les ordinateurs et le traffic informatique consomme maintenant plus de 10% de l'électricité consommée dans les pays développés. Cette énergie est générée en majorité dans le monde par de l'énergie fossile, alors allez vous cesser de bloguer et surfer sur le web pour faire votre part?

Martin Zibeau a écrit le 8 octobre 2013

M. Samuel, j'aimerais pouvoir apprécier votre positivisme, toutefois, les faits sont autrement moins roses que vous le prétendez. L'industrie mondiale du ciment, produit à elle seule environ 5% de toutes les émissions de CO2 sur la planète, deux fois plus que le trafic aérien.

Jean-François Samuel a écrit le 8 octobre 2013

Bon une usine de bombe maintenant..... La problématique avec la cimenterie est beaucoup plus une problématique de toxicité de l'environnement immédiat car aucun équipement de dépollution n'a 100% d'efficacité et en plus ne fonctionne pas 100% du temps (et les sytèmes redondant sont rares). Les gas à effet de serre sont une problématique secondaires car elles sont Ce sont les émission totales et ponctuelles en cas de bris qui sont à savoir pour que la population sachent à quoi s'attendre. Et dites vous bien que les cimenteries sont souvents mises à profit pour brûler les déchets indésirables générées par d'autres. Rappelez vous des parterres de Murdochville ou les enfants ne pouvaient pas jouer à cause du plomb.

Martin Zibeau a écrit le 8 octobre 2013

Si on offrait à la Gaspésie une usine de fabrication de bombes créant 500 emplois permanents, comment réagirions-nous ? Serions-nous capable de voir au delà de la création d'emplois ? Est-ce que tout emploi, aussi monétairement payant soit-il est un « bon » emploi ? Dans le cas de la cimenterie, ne pourrions-nous pas aussi faire une telle analyse ? Oui il y aura quelques emplois de créés … mais à quel prix ? Pour les personnes intéressées, il existe de l'information sur l'impact qu'a l'émission de CO2 dans l'atmosphère. Le Groupe International d'Experts sur le Climat (GIEC), un groupe de près de 2500 experts scientifiques, rédacteurs et relecteurs provenant de 130 pays viennent justement de publier la première partie du nouveau rapport sur l'évolution du climat. Le rapport est sans équivoque : « À l'échelle de plusieurs décennies, que ce soit sur l'élévation du niveau des mers, la fonte de la banquise et des glaciers, le réchauffement des océans en profondeur ou certains événements extrêmes, l'homme est la cause principale de tous ces changements. » D'ailleurs, le GIEC publie une version résumée de son rapport (1) spécifiquement pour les élu.e.s. Je serais curieux de savoir qui du Conseil des maires de Rocher-Percé ou des préfets de la Gaspésie a prit connaissance de ce rapport, et ce qu'ils en ont retenu, avant d'appuyer le président-directeur général de Ciment McInnis, Christian Gagnon, dans la continuité de son projet. Ne rien faire parce qu'on se sent impuissant, c'est une chose. Donner son accord en tant que représentant de l'ensemble de la population à des projets qui mettent en péril cette même population et les générations à venir, c'en est une autre. Toutes les bombes ne font pas « boum ». À bon entendeur, salut ! (1) http://www.climatechange2013.org/images/uploads/WGIAR5-SPM_Approved27Sep2013.pdf

Marianne St-Onge a écrit le 7 octobre 2013

Sans vouloir offenser les gens qui attendent avec impatience la création d’emploi en Gaspésie (j’en suis), je tenais toutefois à réitérer mon point de vue en faveur d’un développement durable qui pourrait inclure cette Cimenterie, dans une éventuelle garantie de contexte de respect de l’environnement (sans parler d'éventuelles redevances collectives). Par ailleurs, ce que je déplore, en particulier dans ce dossier, c’est l’appui sans équivoque du plus important regroupement des élus de notre région autour d’un projet encore non-approuvé officiellement puisque l’étude d’impact suit son court présentement. Ensuite, comme le mentionne avec raison M. Caron, le débat sera politiquement clos et nous devrons remettre notre confiance entre les mains des experts du gouvernement. Or, aujourd'hui, ce qui me rend affreusement confuse, c’est justement de constater qu'à peine 10 jours avant la conférence de presse de M. Gagnon à Gaspé, la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) avait présenté sa vision aux audiences de la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec dans un mémoire intitulé « Énergies en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine : Une vision régionale pour une transition écologique ». Dans ce document, la CRÉ ne répond pas seulement aux objectifs de la future politique énergétique du Québec, elle y apporte ses recommandations. Elle affirme le souhait d’aller plus loin dans la réflexion du Québec sur sa production et sa consommation d’énergies. De plus, comme l’explique le vice-président de la Conférence, Joël Arseneau, « la prochaine politique énergétique du Québec doit être modulée en fonction des réalités régionales. Elle doit laisser place aux régions du Québec qui doivent contribuer à une réduction réelle de nos émissions de gaz à effet de serre, et à la nécessaire transition écologique du Québec ». (Source : http://www.cre-gim.net/accueil/620-energies-en-gaspesie-et-aux-iles-de-la-madeleine-une-vision-regionale-pour-une-transition-ecologique-.html) Sommes toutes, dans le présent dossier, je crois que les élus devront user de créativité pour justifier l’écart entre leurs recommandations environnementales programmées par la vision d’une « nécessaire transition écologique au Québec » et leur discours inconditionnel envers la population gaspésienne, soit celui de proposer une croissance tant attendue dans le domaine de la création d’emploi dans notre région. À moins qu'une réflexion sur la production et la consommation d’énergie ne soit aussi volatile qu'une émission de gaz à effet de serre qui au fond, une fois dans l'atmosphère, se retrouve partout et nulle part à la fois et devient donc, conséquemment, le problème de tout le monde et de personne en même temps.

Felix Caron a écrit le 6 octobre 2013

J'ai assisté à la conférence de presse de la cimenterie vendredi. J'écris ce commentaire comme un citoyen de la MRC, comme un père de 3 jeunes enfants qui souhaite qu'ils grandissent bien sur dans une région propre, mais surtout dans une région vivante économiquement. Nous avons besoin de projet comme ciment McInnis pour stimuler notre économie. Les opposants au projet parlent de développement durable, ce qui me fait sourire. Ce que les groupes de verts font vont a l'encontre des principes du développement durable : un équilibre entre société (population), environnement et économie. En s'opposant systématiquement à tous les projets de développement économique, les verts s'éloignent du développement durable : on n’atteint pas cet équilibre si notre population (société) n’a pas d’emploi (économie). En tant que citoyen ordinaire, je m'intéresse moyennement à la pollution et à ces trucs qui nous apparaissent secondaires quand on travaille 50 heures par semaine élevant des enfants. Par contre, à entendre les explications de monsieur Gagnon sur l'amélioration des procédés de fabrication du ciment qui leur permettra d'être 2 fois moins polluant qu'une cimenterie "classique" je suis extrêmement rassuré d'entendre les préoccupations environnementales du groupe de Ciment McInnis. Dois-je faire plus confiance à un promoteur qui affirme que son usine respectera les plus hauts standards de normes environnementales ? Pas nécessairement. Dois-je faire confiance au ministère de l’Environnement qui analyse les études du promoteur avant de donner son aval ? Oui ! Au niveau de la protection de l’environnement au Québec, mon expérience de 15 ans dans le monde municipal me permet de témoigner qu’une fois l’analyse fait pour convaincre le ministère (MDDEFP) d’émettre le précieux certificat d’autorisation, c’est qu’il respecte toutes les normes environnementales en vigueur au Québec. Le fait que le projet n'a pas besoin de passer par lle BAPE n'a rien a voir avec son obligations de respecter les Lois et normes actuelles en matière d'environement. Tout le monde a besoin de béton, même les verts ont des fondations de bétons faits avec du ciment. Alors aussi bien miser sur l'usine qui produira le ciment avec le moins de rejets polluants, d'autant plus qu'elle sera située dans notre MRC et fera travailler nos citoyens. Je ne suis pas physicien, mais je ne pense pas que les gaz a effet de serre s'arrêtent aux frontières du pays ou d'une province, alors que le ciment soit produit en Nouvelle-Écosse ou dans le Maine, nous subirons les effets négatifs de ces émissions de CO2. Donc, je suis en faveur de la réalisation de ce projet. Je suis d'avis que je représente la majorité silencieuse qui est trop occupée pour s'impliquer dans ces débats, prenez pour acquis que nous sommes plusieurs a penser de cette façon et qui l'appuierait si on leur demandait leur opinion.

Marianne St-Onge a écrit le 5 octobre 2013

Pour ma part, j''insisterais sur le fait qu'un jour ou l'autre, la Gaspésie et les gaspésiens n'accepteront plus d'être considérés par les industries qui s'y implantent comme un peuple de travailleurs affamés dans une région dite ressource où les règles du jeu sont sans efficacité. Il nous faut des emplois durables et surtout, des redevances collectives sur les profits de l'exploitation des ressources non-renouvelables! Car au bout du compte, les retombées non-économiques (surtout les enjeux touchant les secteurs de la santé des écosystèmes marins et côtiers de la Baie des Chaleurs) engendrées par le passage de ces saintes-exploitations-créatrices-d'emploi-pour-le-moment seront supportées collectivement et sur un très très long terme... Enfin, M. Blais, sauf mon respect, j'aimerais aussi avoir confiance "aux normes les plus sévères de l'industrie" ou aux "contrôles environnementaux de notre époque" mais quand je pense à la loi sur les mines qui n'est plus qu'un document fossile, ou au fait qu'il existe un pouvoir d'ancienneté sur un projet déposé en 1995 qui l'immunise tout puissamment contre un BAPE aujourd'hui, on est loin du compte... Une chance qu'il nous reste les nombreux allers-retours coûteux de M. Toone entre Ottawa et la région pour ressentir un peu d'appui politique dans ce triangle vert qui s'hexagonise!

Raynald Blais a écrit le 5 octobre 2013

Les propos d'Hélène et ceux de Bilbo illustrent très bien où nous en sommes dans le dossier de la cimenterie. C'est devenu une question de confiance pour les uns et une question de survie économique pour les autres. Je crois sincèrement que nous pouvons passer au travers tantôt des inquiétudes et tantôt des espoirs suscités par ce projet. Le promoteur initial du projet est Guy Rousseau, qui a placé toutes ses billes et toute son énergie pour finalement aboutir. à Guy, je fais confiance. Au promoteur actuel je fais confiance aussi, surtout que les contrôles environnementaux de notre époque et de chez-nous inspirent confiance. Faut-il pour autant laisser-faire et ne pas questionner ou revendiquer, ma réponse est non ! Être vigilant n'est pas un défaut. Cependant il ne faut pas tomber dans le piège d'avoir peur d'avoir peur car à ce rythme là, la Gaspésie deviendra un immense parc où il y aura de moins en moins d'habitants avec des zones fermées à tout développement industriel. En définitive, tout est question de dosage et de respect. Nous ne devons pas devenir des anti ou des pro-tout. Je suis originaire de Port-Daniel est les gens de chez-nous sont avec le promoteur mais ils sont et seront vigilants ! Je fais confiance aux personnes de Port-Daniel et des environs. Ils et elles sont parfaitement capables de voir au bon déroulement de ce projet.

Hélène Morin a écrit le 5 octobre 2013

@ M Bruno Cloutier D'après moi, vous ne suivez pas beaucoup l'actualité qui entoure les questions environnementales. Parce que vous comprendriez que 99 % des fois, il vaut mieux faire confiance à l'analyse « gros bon sens » des groupes de citoyens, qu’a l'analyse de ceux qui ne pensent qu'aux profits qu'ils mettront dans leurs poches. Vous voulez des exemples? Il suffit de regarder dans des pays où les citoyenNEs n'ont aucun pouvoir. Nous retrouvons des compagnies qui engagent des milices paramilitaires pour tuer leurs opposantEs ou des chefEs syndicaux. Il y a celles qui polluent tellement que les villageoisEs s'empoisonnent et ne peuvent plus cultiver leurs terres parce qu'elles sont imbibées de produits toxiques, ou encore celles qui achètent à qui mieux mieux les gens pour qu'ils se taisent et ne parlent pas de leurs pratiques dignes d'esclavagistes. Il y en a même qui empêchent les gens de creuser des latrines sur leur terrain, de crainte qu'ils ne trouvent des richesses naturelles, qui parait-il, appartient à la compagnie du coin... Moi, je suis très heureuse que des groupes de citoyenNEs décident de prendre le temps de décortiquer ce projet que vous qualifiez de complexe. Je trouve ça même rassurant de savoir que nous avons encore le droit de le faire. Parce que contrairement à ce que vous affirmez, les compagnies sont rarement là pour rendre des comptes quand ça pète où quand il n'y a plus d'argent à faire. Là aussi, il y a des dizaines d'exemples et pas besoin d'aller très loin. Contrairement à vous, je ne crois pas que quelques actionnaires représentent la majorité...

eddy gionest a écrit le 5 octobre 2013

Bravo les gars :) ( et je parle pas de la fougère) vous avez tous dit ce que je voulais répliquer :) et nous non plus faut pas lâcher , je veut dire de donner nous aussi notre point de vue !

Joseph Leblanc a écrit le 5 octobre 2013

Ça parait trop la petite clique collusionnaire verte hein. Sté cet semaine dans Le Devoir article de Thierry Haroun,ensuite dans le Soleil article de Gilles Gagné et pour Graffiici 3 4 article planté avec le curé vert qui écrit un blogue dans Graffici même. Beau triangle vert anti tout En passant pas encore d'article sur le député dépensier d'Ottawa A moins qu'il soit un protégé de la clique, ce qui expliquerais le silence. criquet............................................

Bruno Cloutier, maire de Percé a écrit le 4 octobre 2013

J'ai assisté ce matin à la conférence de presse. Ce dossier est tellement complexe que ça donnerait quoi un BAPE? Laissons donc aux professionnels et spécialistes le soin de régler ce dossier. On donne trop souvent trop d'importance à des mouvements contestataires qui ont pour seul but de freiner des projets sans savoir pourquoi. L'économie de notre région dépend d'un projet semblable. Il faut faire confiance à cette entreprise. Ils sont là pour rester et devront éventuellement rendre des comptes. C'est le temps que les droits de la majorité passent avant les droits d'une infime minorité antitout.

John leblanc a écrit le 4 octobre 2013

Les raffineries vont continuer de fonctionné cimenterie ou pas et pourquoi il faudrait te croire toi au leu d'eux car je ne rois pas que tu as la formation nécessaire . Pour moi ta seule formation que tu as c'est celle de radoteux

Jean-Marc Landry a écrit le 4 octobre 2013

J'appuie à 100 % la position prise par le conseil des élus. Fini les tergiversations et allons enfin de l'avant dans ce dossier !

Bilbo Cyr a écrit le 4 octobre 2013

Et les raffineries de l'est, elles vont le prendre où, leur pétrole? Les chiffres avancés manquent de mise en contexte, ce qui les rend peu crédibles, d'autant plus qu'ils diffèrent sensiblement de ce que ce même M.Gagnon à déjà affirmé, soit environ une tonne de CO2 pour une tonne de ciment. Je me questionne sur les retombées de métaux lourds issus de la combustion de coke de pétrole, sur le pattern de dispersion des vapeurs de mercure, sur le plan d'urgence de la compagnie advenant un problème, sur la difficulté d'accès à l'information, sur l'apparente collusion et le manque de réserve de nos élus qui appuient ce projet de toutes leurs forces alors que l'étude d'impacts n'est toujours pas publique. Je me questionne sur la légitimité du prétendu "droit acquis" alors que le projet est 3 fois plus gros que celui présenté en 1995 et que tout y est différent, du combustible aux méthodes en passant par les promoteurs. Je me questionne aussi sur les raisons de l'absence totale de notre député local de ce dossier.

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