Développement économique et exportation

Ciment McInnis accuse Lafarge d'être de mauvaise foi

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le patron de Ciment McInnis, Christian Gagnon, dénonce le lobbying que font les multinationales contre le projet de cimenterie en Gaspésie

Le patron de Ciment McInnis, Christian Gagnon, dénonce le lobbying que font les multinationales contre le projet de cimenterie en Gaspésie Photo : Antoine Rivard-Déziel

CHANDLER - Ciment McInnis dénonce le lobbying des multinationales qui vise, selon la firme, à faire dérailler son projet de cimenterie d'un milliard de dollars qui devrait voir le jour à Port-Daniel en 2016.

Visiblement irrité par les sorties publiques de la compagnie Lafarge, principalement, qui faisait récemment valoir qu'un soutien éventuel par Québec envers Ciment McInnis, serait vue comme «une concurrence inégale entre producteurs de ciment, conférant à McInnis un avantage financier déloyal», le président de Ciment McInnis, Christian Gagnon, a tenu une conférence extraordinaire mercredi à Chandler pour dénoncer ce qu'il qualifie de «désinformation», taxant même Lafarge d'être de «mauvaise foi». Les autres multinationales visées par cette sortie en règle sont Holcim et Ciment Québec.

 

Christian Gagnon a rappelé que l'ancien chef de cabinet de l'ex-ministre libérale Line Beauchamp, François Crête, a été embauché par Lafarge. Son mandat «ne laisse planer aucun doute sur ses intentions», soit de faire pression pour que Québec n'accorde pas d'aide financière à Ciment McInnis.

 

On sait que Ciment McInnis souhaite obtenir un prêt ou une garantie de prêt de Québec à hauteur de 30% du coût du projet, soit 300M$. «Il y a des gens qui s'affairent à nous mettre des bâtons dans les roues et je pense que la population de la Gaspésie est en droit de savoir que les multinationales étrangères sont en train de faire toutes sortes d'actions afin de nuire au projet de cimenterie: essentiellement Lafarge, pour ne pas la nommer», a déclaré M. Gagnon avant d'ajouter : «Les intentions de Lafarge sont limpides».

 

«Et si on en croit Lafarge, poursuit M. Gagnon,  la cimenterie de Port-Daniel va faire une concurrence aux cimenteries déjà présentent au Québec et entraînerait des pertes d'emplois, c'est totalement fantaisiste et ça ne résiste pas à l'épreuve des faits». M. Gagnon a tenu à préciser que des 2,2 millions de tonnes de ciment qui sortiront des installations gaspésiennes sur une base annuelle, environ 300 000 tonnes seraient destinées au marché québécois. L'essentiel de la production sera destiné aux marchés étrangers, principalement l'Amérique du Nord. «Il est clair que les multinationales sont prises de panique car elles savent très bien que notre cimenterie ultra-moderne, aux performances environnementales exemplaires produira un ciment de très grande qualité qui leur fera concurrence principalement à leurs installations vétustes aux États-Unis. Tenter de blâmer la cimenteries de Port-Daniel-Gascons pour d'éventuelles pertes d'emplois tient de la désinformation pure et simple», a déploré Christian Gagnon.

 

Enfin, le grand patron de Ciment McInnis a souligné que «les Gaspésiens et les Québécois doivent dénoncer les agissements et les affirmations de Lafarge. La campagne de lobbying de cette compagnie est inacceptable, injustifiable et irresponsable».

1 commentaire

Albert Picard a écrit le 17 novembre 2013

À qu'elle hauteur monsieur Gagnon désire-t-il que je la mettre la poignée dans mon dos? Il ne vendra pas plus de 300 000 tonnes de ciment sur le marché du Québec? A-t-il fait le serment que peut lui importe si un client de Montréal Sherbrooke ou Rimouski vient du Québec, si la limite des 300 000 tonnes est atteinte, il devra aller ailleurs pour acheter du ciment? Il doit être furieusement enfoncé dans son nombril pour véhiculer de telles niaiseries domestiques.

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