Cimenterie

Ciment Mc Innis se défend

Par Karyne Boudreau, journaliste, graffici.ca
Christian Gagnon, ing., président et directeur général de Ciment McInnis

Christian Gagnon, ing., président et directeur général de Ciment McInnis Photo : Gracieuseté

Devant les gros titres du début de la semaine où l’on traitait le projet de cimenterie de Port-Daniel de « Poubelle de l’Amérique », le président et directeur général de Ciment Mc Innis Christian Gagnon a effectué une sortie le 24 septembre en envoyant une lettre à tous les médias, défendant son projet.

Voici la lettre dans son  intégralité :

Par Christian Gagnon, ing., président et directeur général de Ciment McInnis

Dernièrement, beaucoup a été dit sur le volet environnemental de la cimenterie de Ciment McInnis en cours de construction à Port-Daniel–Gascons, en Gaspésie. Il importe aujourd’hui d’amener dans le débat public des précisions incontournables pour la bonne compréhension du dossier.

Cimenterie ultra-moderne de nouvelle génération

Dotée d’une technologie de pointe conçue par des ingénieurs allemands, l’usine de Ciment McInnis utilisera 33 % moins de combustible par tonne de ciment et 40 % moins d’énergie que les cimenteries existantes dans l’Est du Canada et des États-Unis, largement désuètes. Elle n’émettra ainsi que 0,79 tonne de CO2 par tonne de ciment produit, contrairement à 1 tonne pour la moyenne des cimenteries de l’Amérique du Nord, soit 20 % de moins.
En introduisant dans le marché une usine aussi performante et à moindre coût de production, le jeu de la concurrence fera en sorte que l’équivalent de sa production sera retiré d’usines moins performantes, où qu’elles se trouvent dans l’Est du continent, contribuant ainsi à la lutte au changement climatique.

Pour répondre aux exigences ministérielles, la mise à jour de l’étude de répercussions analyse, comme il se doit dans le cadre d’un tel projet, le pire des scénarios, celui d’une utilisation annuelle de 175 000 tonnes de coke de pétrole sans autre combustible et d’émissions de 1,76 millions de tonnes de GES par an (et non pas 2 millions). Ces données sont issues d’hypothèses qui ne se matérialiseront jamais dans la réalité pour deux raisons principales : aucune nouvelle installation ne produit à pleine capacité à sa première année d’exploitation, et les quantités indiquées ne tiennent pas compte de l’introduction graduelle de la biomasse après la période de rodage.

Ces chiffres ne seront jamais atteints par la cimenterie en exploitation et Ciment McInnis fera tout pour diminuer à la fois sa consommation de coke de pétrole et ses émissions de GES.

Des chiffres à préciser

Il est faux d’avancer que la cimenterie produira 10 % des GES industriels du Québec. Le Québec produit environ 80 millions de tonnes de GES par an. L’usine en produira donc moins de 2 %, et environ 6 % de ses GES industriels.

Ciment McInnis participera au marché du carbone. Pour 2015, 459,8 millions de tonnes de droits d’émission de GES seront mis en circulation. La cimenterie émettra moins de 0,4 % de ce total. Elle sera de plus la seule au Canada et une des seules en Amérique du Nord à respecter les normes américaines de polluants dangereux qui entreront en vigueur en 2015 pour les nouvelles usines, beaucoup plus strictes que celles actuellement en vigueur au Québec et au Canada.

Coke de pétrole et biomasse

Par ailleurs, notre technologie offre le débouché le plus écologique qui soit pour le coke de pétrole, un résidu presque impossible à utiliser pour générer de l’énergie domestique. Sans la cimenterie, il irait contaminer les sites d’enfouissement ou l’atmosphère à la suite de procédés beaucoup moins performants. Les fours et le système de précalcination de la cimenterie à très haute température permettent d’utiliser le pouvoir calorifique supérieur du coke de pétrole, tout en réduisant les émissions de polluants atmosphériques grâce à une filtration hautement performante des gaz de combustion.

La cimenterie remplacera graduellement une partie du coke de pétrole, jusqu’à 50 %, par la biomasse abondante disponible en Gaspésie, permettant ainsi d’atteindre une réduction des GES d’un autre 20 %, pour un total de 40 % par rapport aux autres usines nord-américaines. Des résidus de coupe de bois importants produits par les scieries gaspésiennes sont actuellement enfouis, faute de débouché rentable.

Bref, nous avons des réserves très abondantes de calcaire de grande qualité, un accès maritime immédiat qui nous permettra d’expédier facilement et écologiquement nos produits (1 bateau = 1 500 camions), de même que la meilleure technologie disponible mondialement. C’est un projet visionnaire, ambitieux et moderne, mené par des gens d’ici, qui génère d’importantes retombées économiques pour les Gaspésiens et les Québécois, tout en étant à l’avant-garde mondiale en matière d’environnement. Nous en sommes fiers à tous égards.

13 commentaires

Albert Lachance a écrit le 26 septembre 2014

@Michel Fréchette : Vous en connaissez beaucoup des entrepreneurs en Gaspésie qui seraient capable de partir en affaire avec un millions de $ au taux d'intérêt de 8 à 10% % (taux consenti à Ciment McInnis)?

Stéphane Bujold a écrit le 26 septembre 2014

La composition d'un conseil d'administration d'OSBL, incluant les adresses des administrateurs, est une information publique disponible sur le site du Registraire des Entreprises. Dans le cas de Vert Plus, ça se trouve ici : https://www.registreentreprises.gouv.qc.ca/RQAnonymeGR/GR/GR03/GR03A2_19A_PIU_RechEnt_PC/PageEtatRens.aspx?T1.JetonStatic=3af00782-c8b5-4227-8fca-1e1d5ec82612&T1.CodeService=S00436

Philippe Garon a écrit le 26 septembre 2014

Monsieur Frenette, je vous félicite pour la qualité de votre texte et vous remercie d'avoir pris le temps de partager avec nous votre réflexion. Je tiens à exprimer à quel point je partage votre point de vue. J'aime particulièrement le passage où vous évoquez le rêve d'un concours de 450 projets pour notre région. Je tiens également à dire que je suis membre de Environnement vert plus, mais surtout, un citoyen. Quand on menace mon pays, ma planète, ma blonde, mon fils, mes frères de partout à travers le monde, je ne peux rester là les bras croisés à regarder la parade passer. Dimanche, nous avons été des centaines de milliers de personnes partout dans le monde à marcher pour le climat, à marcher pour du changement. Nous avons besoin que la population se mobilise solidairement autour de cet enjeu prioritaire. Nous avons besoin de décideurs courageux, audacieux, créatifs. Nous devons arrêter de reproduire toujours les mêmes erreurs. Il nous faut penser autrement. J'oserais même dire que continuer à faire du développement selon le vieux modèle industriel est une attitude dangereuse. Comme la si bien déclaré Monsieur Felipe Calderon lors de la présentation de son rapport la semaine dernière "Nous avons la responsabilité de sauver notre maison commune. »

Jean Morin a écrit le 26 septembre 2014

La Gaspésie ne sera pas la poubelle de l’Amérique Vendredi 26 septembre 2014 07:29:50 HAE Changer la taille du texte de l'article Imprimer Signaler une erreur GASPÉ - Encore une fois, la Gaspésie faisait récemment la Une d’un certain journal national, avec un titre dénigrant, sensationnaliste et mensonger. La cimenterie de Port-Daniel fera-t-elle vraiment de la Gaspésie la poubelle de l’Amérique du Nord, parce qu’une industrie y brûlera temporairement du coke de pétrole pour produire du ciment, ce que tout le monde sait depuis plus d’un an? Ce qu’il faut savoir, c’est que le promoteur Ciment McInnis s’est engagé à trouver une alimentation énergétique plus verte le plus rapidement possible et nous y verrons. Il est temps de rectifier les faits : La cimenterie de Port-Daniel aura l’une des meilleures performances environnementales en Amérique du Nord. En effet, ses installations, plus modernes, seront beaucoup plus efficientes et hermétiques quant aux gaz relâchés dans l’air que les cimenteries qui commencent à prendre de l’âge et qui n’ont pas été soumises à des normes environnementales aussi strictes qu’aujourd’hui lors de leur construction. Les nouvelles technologies, les modes de transport utilisés (un bateau = 1 500 camions) et la séquestration du carbone par l’utilisation de microalgues alimentaires en feront la cimenterie ayant la plus faible empreinte environnementale en Amérique du Nord. De plus, la cimenterie de Port-Daniel émettra 20 % moins de GES, soit seulement 0,79 tonne de Co2 par tonne de ciment produit, comparativement à 1 tonne de CO2 pour la plupart des cimenteries existantes au Québec. L’entreprise propose éventuellement d’adapter le four pour l’utilisation de la biomasse forestière. La substitution de combustibles prévue permettra alors une réduction supplémentaire des GES de 20 % pour un total de 40 % par rapport aux cimenteries existantes. À partir de ces faits, allons-nous bloquer le progrès pour quelques cimenteries bien plus polluantes qui ont peur de perdre un peu d’argent et qui n’ont d’ailleurs nullement démontré leurs intérêts à moderniser leurs installations? Les cimentiers possèdent-ils un monopole intouchable? Qui tire les ficelles derrière tout ce tollé, si ce n’est les autres cimentiers avec leurs usines vétustes et polluantes qui utilisent eux-mêmes du coke de pétrole? Notre Gaspésie a le dos large par les temps qui courent. On essaie de s’en sortir avec des projets majeurs, avec lesquels on deviendrait des leaders mondiaux. Par exemple, avec le tourisme, l’éolien et une cimenterie à la fine pointe de la technologie. Quand on n’a pas de projet, on se fait dire que l’on vit aux crochets du Québec avec notre taux de chômage élevé, mais quand on veut le faire diminuer avec des projets créateurs d’emplois, on se fait encore plus varloper par les bien-pensants des grandes villes, par les médias nationaux et par certains lobbys industriels! Sur le montage financier de la cimenterie de Port-Daniel, contrairement à ce que laissent entendre les médias et la CAQ, il n’y a aucune subvention gouvernementale derrière ce projet, seulement un prêt avec intérêt et une participation en capital-actions, le tout, avec un promoteur des plus solide financièrement. Le risque financier pour le gouvernement est pratiquement inexistant. Le plus beau dans tout ça, c’est qu’il est estimé que le gouvernement fera 38 millions $ de bénéfice direct. Avec à ce projet, les Québécois s’enrichiront grâce aux Gaspésiens. Enfin, du même souffle, nous aimerions porter votre attention sur les éloges que la Gaspésie recevait des médias internationaux, qui la classaient récemment dans le « top 10 » des perles touristiques mondiales à découvrir dans votre vie et 4e destination pour ses couleurs d’automne! Nous tenons à ce que ces reconnaissances demeurent. Pensez-vous vraiment qu’on risquerait tout ça pour une cimenterie? Nous serons aux aguets pour éviter à tout prix de briser ce joyau… la Gaspésie ne deviendra jamais une poubelle. Daniel Côté, président de la Conférence régionale des élus Gaspésie–Îles Jean-Guy Poirier, président de la Table des préfets de la Gaspésie et des Îles Diane Lebouthillier, préfète de la MRC du Rocher-Percé.

Jacque D a écrit le 26 septembre 2014

Merci de continuer a supprimer mes commentaires Monsieur LE Directeur du journal subventionné!

Michel L. Fréchette a écrit le 26 septembre 2014

En moins d’une semaine, la Gaspésie, par son aval donné au projet de la cimenterie, a fait les Unes de plusieurs journaux et émissions de télévision au point que la MRC, la CRÉ et l’entreprise ont estimé qu’on avait fait de la désinformation et gratté la réputation de la région. Même INFOMAN a fini son émission en annonçant les contributions attendues sur l’environnement. De New York à Québec en passant probablement par une bonne partie des capitales mondiales réunies pour prendre des mesures pour sauver la planète, on sait maintenant qu’un gouvernement se rend complice d’une telle œuvre sur la base de motifs et d’un processus dont la transparence égale l’opacité du produit. Il s’agit en somme d’un blanc-seing donné aux entreprises d’un autre âge et aux pouvoirs qui l’accompagnent alors que la crème du capitalisme commence à comprendre que leur propre rendement est en péril dans la continuité. On peut d’ores et déjà prédire que cette cimenterie fera les nouvelles tout au long de son existence, depuis sa genèse quelque peu illégitime en passant par le chemin emprunté par ses parrains sur les fonts baptismaux de sa sanctification partisane jusqu’aux prétendus avancés technologiques justifiant son implantation dans un site idyllique et nourrissant un marché décadent par sa simple consommation d’énergie. L’affaire ne sera jamais coulée dans le béton tant des perceptions diamétralement opposées habillent ce soi-disant « bon projet pour tous ». Tout comme à Cacouna, le produit sera traité ou transité sur notre sol sur lequel nous n’avons aucun contrôle pour un bénéfice local de mendiants et un avantage démesurément intouchable. On se croirait au début de la présence française où l’échange commercial empruntait le leurre au bénéfice d’une monarchie lointaine. Que dire d’un projet aussi rentable qui requiert pourtant près de 50% de financement public sous formes déguisées sans compter les crédits carbone et autres subventions à venir une fois que cela ira mal. On aura le couteau sur la gorge pour maintenir les 50 emplois qui resteront pour faire le ménage. Même les moins doués en affaire arriveraient à faire du profit dans de telles conditions. Si tout va comme pour le prix du fer qui a chuté de près de 50% depuis les derniers mois atteignant un prix plancher de moins de $80,00 la tonne, personne ne semble avoir produit ou même ébauché un modèle de rentabilité aligné sur la volatilité de la demande sur les marchés convoités en tenant compte de l’offre des autres projets de cimenterie aux EU. Pensons-nous réellement que les autres exploitants du domaine vont s’asseoir sur leur technologie dite désuète face aux exigences législatives locales et à la pression mondiale pour sauver la planète? Ils sont aussi des actionnaires d’entreprises dinosaures qui ont des réseaux d’influence eux-aussi et ils râlent de se voir concurrencer avec leurs propres impôts. S’il y a reprise aux EU, ne serait-il pas logique que les entreprises et les travailleurs américains s’arrogent les meilleurs marchés et consolident leurs positions ? Les arguments d’aujourd’hui ont la valeur d’un feu de pétrole pour l’histoire : ils masquent la réalité de l’évolution en prétextant le bien-être momentané d’un très petit nombre de citoyens aucunement en position de négocier et dépendants d’un calmant saisonnier. Alors qui sommes-nous pour crier à cette prétendue désinformation, au salissage, à l’insulte lorsque quelques voix s’élèvent dans un contexte où l’environnement devient une référence pour le développement et la vie légitime des collectivités? Un tollé d’émotion et de redondance argumentaire ne constituent qu’un bruit dans l’univers et ont peu d’effet tout en affectant la crédibilité et la réputation de ceux et celles qui participent à une telle clameur autant que par la fonction occupée. On constate depuis trop longtemps au fil des lignes publiées sur le sujet les faux arguments, les insultes à la personne, l’absence de mise en perspective tant le sujet est dopé par une passion de simple spectateur aussi irrationnelle et qu’inexplicable. Dans un passé encore récent, ce fut la morue, le bois, le carton, le cuivre. Ce serait le ciment et le pétrole avec des participations gouvernementales indécentes alors qu’il y aura coupure dans les coupures et des dates de péremption déjà annoncées. À la seule différence que les victimes et les dommages collatéraux s’inscrivent déjà dans la colonne non négociable du principe de précaution gouvernant l'avenir. La cimenterie aurait atteint, selon les parlementaires des gouvernements précédent et actuel, son stade de non-retour à la case départ, les coûts d’arrêt devenant supérieurs à ceux pour la poursuite de l’aventure. C’est exactement le plan qui était sur la table au tout début, on l’aura deviné par le concert entretenu par les estafettes locales: mettre la population devant le fait accompli. Ceci démontre la véritable masse critique de la démocratie de proximité où parfois, la démagogie blanchit l’examen des faits en détournant le sujet. Il faut bien se le dire et sans être devin très perspicace, il y aura télescopage de l'agenda car le mur de béton avance plus vite que la vitesse du véhicule. Si le lobby américain, la concurrence nationale et les intérêts du capitalisme mondial semblent s’allier de façon si opportuniste avec les chantres d’une Gaspésie respectueuse de ses citoyens, verte et durable et que de l’autre côté, les haut-parleurs de la cacophonie touristique à tout crin et de projets mal ficelés financés avec l’argent des autres s’étouffent avec le double langage du double standard pour convaincre la plèbe du bien-fondé de l’initiative, on court à la catastrophe sur tous les tableaux : nous serons les victimes directes car notre dislocation sera à l’image de notre incapacité à saisir l’histoire. Les principes finissent toujours par vaincre les opportunismes d’occasion car nous ne sommes pas seuls dans l’univers. Que dire des pseudos avis légaux, permis et autres autorisations factices délivrées par pure complaisance électoraliste, influence de couloir ou incompétence institutionnalisée. Comment discriminer les vrais des faux?. La crédibilité de l’autorité est compromise pour longtemps. Que ce soit pour Cacouna (encore) pour Pétrolia (minuit moins cinq), pour les DOT-111 du Lac Mégantic ou encore du combat de Restigouche S-E, on en est réduit à ne plus croire en la simple logique du bon sens, la sécurité de la science et à la préséance du bien commun. Le citoyen est de trop en cette démocratie de restauration rapide, qu’on se le dise, sauf pour 4 secondes à tous les 4 ans pour arriver au pouvoir en évacuant la responsabilité de la gouvernance. On l’avait déjà entendu dans le cas de la Gaspésia mais imaginons qu’on lance un concours dans notre région de 450 idées avec un financement de $1 million par proposition retenue, on aurait le réel portrait du défi de la créativité de nos gens d’ici. Ce ne serait pas très cher pour savoir si une région à la génétique de sa survie moderne. Même avec un succès de 5% d’entreprises après 5 ans, on aurait plus d’emplois, de retour de jeunes, de création de richesse et de savoir et d'idées à poursuivre qu’avec un produit aussi inerte que de la poudre grise exportée. Surtout qu’on viendrait briser le cycle des échecs sans avoir à payer en plus pour remettre la maison en état. La meilleure façon de tuer un homme, comme disait Félix, c’est de le payer à ne rien faire. J’ajoute « ou presque » car le développement de la Gaspésie repose sur l’inventivité de nos jeunes et non le recyclage de vieux projets passés date et capitalisés avec de l’argent qui ne nous appartiendra jamais. N’y aurait-il pas mieux à s’occuper pour rebâtir nos ports, nos quais, nos aéroports, notre rail, notre transport collectif, nos chantiers maritimes, nos institutions de prise en charge de nos enfants, de nos ainés, de notre culture et notre inter-culture que de se chamailler sur un bloc de ciment qui finira bien par se transformer en dalle de sépulcre.

Gilles Thibodeau a écrit le 25 septembre 2014

@ Bob Eichenberger . Bonjour . Dévoilez la liste des membres du Conseil d'administration , ce serait déjà un pas vers la transparence ... Concernant vos membres si s'assumer les affole et bien ils sont en présence d'une situation complexe.. Contre la peur, un seul remède: le courage. Gilles Thibodeau Pabos.

eddy gionest a écrit le 25 septembre 2014

@Jessie Thériault bravo ta métaphore est vraiment bonne et c’est vrai qu’un BAPE ralentirais le projet et peut être même manquer le bateau :( et a Bilbo et EVP le nom de vos membres devrais être public , vous êtes contre le projet alors ont devrais savoir a qui ont à affaire !!! et de dénoncer ses gens

Bob Eichenberger a écrit le 25 septembre 2014

J'aimerais vraiment croire que le projet de cimenterie serait écologique et aussi créateur d'emplois qu'annoncé. Mais les articles de Québécor ne viennent pas de nous. Habituellement, on ne peut pas décrire les publications Québécor comme écologistes. Voici l'occasion d'éclaricir les malentendus, s'il y en a. Un BAPE et la publication des questions de la Direction de la santé publique. Pour ce qui est de la liste de membres d'EVP, je ne crois pas que nos membres voudraient qu'on donne leurs noms à tous ceux qui ont véhiculés des propos haineux et des menaces.

Jessie Thériault a écrit le 25 septembre 2014

Il était une fois, un gars qui avait passé son permis en 1995 et qui, pendant près de 20 ans, a décidé de ne jamais s'en servir jusqu'au jour où il a trouvé le deal à ne pas manquer et qu'il décida de s'acheter une belle voiture et de conduire. Juste à temps pour aller à une entrevue d'embauche. Il rencontre un passant, piéton accompagné d'un récidiviste de l'alcool au volant, dans le village voisin (pas rapport dans l'histoire) qui lui font signe: "Heille, ta pas de permis!" Notre conducteur de répondre:" Ga l'autre! Je l'ai mon permis" Le piéton et son ami de rétorquer:"Oui, mais les règles ont changé depuis que ta passé ton cours. On dit que ton permis est pas bon" Le conducteur, qui est pressé par l'approche de son entrevue, ignore le piéton et son comparse et continue... Mais ces derniers, insatisfaits, téléphonent à la police... Alors, qui a raison? Ciment McInnis a reçu les autorisations exigées a plus d'une reprise. Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais un BAPE, c'est long et en affaires, il y a un concept qui se nomme la fenêtre d'opportunité... tout est dans le timing. Je crois que l'entreprise ne veut simplement pas la manquer la reprise de l'économie américaine. Et de toute façon, peu importe le résultat, certains auraient encore à en redire! Comme vous et moi, Ciment McInnis est présumée de bonne foi. Affirmer des choses fausses sur le projet se résume à les accuser de mentir. ça, c'est de la mauvaise foi. et oui, encore et toujours la parole du promoteur... des gens experts, d'expérience... contre d'autres, qui ne s'y connaissent pas! La parole du promoteur ne vaut pas moins, certainement! Avec la situation économique et sociale de la Gaspésie, laissons-les donc créer de la richesse ici.

Reine Degarie a écrit le 25 septembre 2014

Je partage cette préoccupation d'EVP. «Si le projet est si performant au niveau environnemental, pourquoi Ciment McInnis refuse-t-il de le soumettre à des audiences du Bureau d’audiences publiques en Environnement?»

Bilbo Cyr a écrit le 25 septembre 2014

La parole du promoteur, encore et toujours, et rien d'autre. Les questions de la direction de la santé publique qui ne sont pas publiques, que le promoteur refuse même à son comité de suivi, est-ce qu'on pourrait y avoir accès? Combien de mercure accumulé sur un siècle? Combien de souffre? Le pdg de McInnis a le tour de jongler avec les statistiques. Les GES industriels au Québec totalisaient 26 millions de tonnes en 2010 et il y en aurait moins encore en 2014. Gagnon parle de 80 millions de tonnes pour le Québec mais cela comprend tout incluant le transport routier. Ses chiffres ne tiennent pas la route et la référence des opposants à une augmentation d’environ 10% des GES de source industrielle est correcte. Voir inventaire québécois : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/changements/ges/2010/inventaire1990-2010.pdf Il a aussi le culot de dire qu’en ajoutant jusqu’à 2 millions de tonnes par an de GES cela va être bon pour l’environnement. Il admet du même coup que cela va faire fermer des cimenteries ailleurs ce qui contredit ses propres dires que cela n’affectera pas les cimentiers québécois. Pour ce qui est d’une éventuelle utilisation de la biomasse forestière comme source de carburant, nous n’avons vu aucune obligation de ce genre imposée par le gouvernement dans les autorisations du projet et le promoteur n’a pas pris d’engagement avec échéancier en ce sens. En d’autres mots, il s’agit de promesses qui, si elles ne sont pas respectées, n’auront aucune conséquence. Même s’il prétend que le projet ne produira que 80% des émissions de GES, comparativement à une cimenterie existante, l’ampleur du projet est telle que ce projet viendra presque doubler le total des GES produits par toutes les autres cimenteries au Québec. Si le projet est si performant au niveau environnemental, pourquoi Ciment McInnis refuse-t-il de le soumettre à des audiences du Bureau d’audiences publiques en Environnement ?

Gilles Thibodeau a écrit le 25 septembre 2014

Bonjour. Merci Ciment Mcinnis de cette optimisation et la pertinence de vos propos . @ E.V. P . Suite à ces précisions ,aujourd'hui il est temps pour vous de montrer patte-blanche , de vous découvrir (Conseil d'administration) cessez de vous terrer, vous avez assez fait de dégâts. De vos faux propos boueux vous avez pollué l'information , installé la peur ,et souillé toute une région. Transparence vous dites et bien c'est à votre tour de l'être. Dépoussiérez-vous ou taisez-vous. Gilles Thibodeau Pabos.

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