Chemin de fer : Québec est à l’écoute

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le cri d’alarme lancé par la classe politique gaspésienne ainsi que les gens d’affaires aux paliers gouvernementaux pour réclamer un investissement de 19 millions $ pendant cinq ans dans le chemin de fer de la région a été entendu par Québec.

Le cri d’alarme lancé par la classe politique gaspésienne ainsi que les gens d’affaires aux paliers gouvernementaux pour réclamer un investissement de 19 millions $ pendant cinq ans dans le chemin de fer de la région a été entendu par Québec. Photo : Thierry Haroun

Le cri d’alarme lancé par la classe politique gaspésienne ainsi que les gens d’affaires aux paliers gouvernementaux pour réclamer un investissement de 19 millions $ par année pendant cinq ans dans le chemin de fer de la région a été entendu par Québec.

Cette mobilisation sans précédent, qui a réuni près de 75 personnes à la gare de New Carlisle mardi matin, a trouvé une oreille attentive au ministère des Transports du Québec. Véronique Normandin, l’attaché de presse du ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, confirme être bien au fait de la situation en ajoutant que tout est fait pour assurer un suivi de dossier au sein de l’appareil gouvernemental. «Nous avons en effet reçu la demande [de la Société du chemin de fer de la Gaspésie]. Il y a déjà eu deux rencontres entre le ministre MacMillan et la Société du chemin de fer (SCFG) afin de discuter du dossier  qui est présentement en analyse. On est bien au fait de la situation et de la date butoir du 31 mars prochain [émise par la SCFG].»

Besoin d’Ottawa aussi

Même son de cloche chez le député libéral de Bonaventure, Damien Arsenault, qui a participé à la mobilisation. «Je crois qu’on ne peut pas nier l’importance du chemin de fer pour la région. Et le gouvernement du Québec, comme [François] Roussy [président de la SCFG] l’a démontré, y travaille depuis un bon moment avec la SCFG. Notre intention est de trouver des solutions justement pour garder le rail.»

M. Arsenault admet toutefois que vu les sommes considérables pour remettre le rail à niveau, la sauvegarde du tronçon de Matapédia à Gaspé ne va pas sans l’appui du gouvernement fédéral.

Du côte de Développement économique Canada, on se refuse à tout commentaire pour des raisons de confidentialité.


 

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