Politique

Le chemin de fer «est là pour rester», soutient Yves Bolduc

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Le ministre Yves Bolduc a livré un message réconfortant concernant divers dossiers qui inquiètent la communauté gaspésienne.

Le ministre Yves Bolduc a livré un message réconfortant concernant divers dossiers qui inquiètent la communauté gaspésienne. Photo : Johanne Fournier

Le ministre responsable du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine se fait rassurant concernant la situation du chemin de fer en Gaspésie.

«Chose certaine, il va rester un chemin de fer en Gaspésie», s’est contenté de dire Yves Bolduc lors d’un point de presse organisé jeudi, à l’issue d’une rencontre qu’il avait avec le comité de relance de l’usine RockTenn de Matane.

Le parlementaire est toutefois demeuré vague sur le financement de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, qui attend un soutien de l’État avant la fin du mois. «C’est un dossier pour lequel on travaille très fort, a-t-il pris soin d’ajouter. On va regarder pour le financement, même si c’est au-delà du 31 mars.»

Cette date butoir avait été fixée par la Société du chemin de fer de la Gaspésie, à la suite d’un cri d’alarme dirigé récemment envers le gouvernement par 75 personnes issues de la classe politique et du monde des affaires de la région. Afin de pouvoir maintenir le transport ferroviaire en Gaspésie, l’organisme réclame 19 millions $ annuellement pendant cinq ans.

Cette vaste mobilisation avait trouvé une oreille attentive auprès du ministère des Transports. Au cours des deux rencontres entre la Société du chemin de fer et le ministre Norman MacMillan, celui-ci s’était montré sensible aux problèmes de transport par train en Gaspésie.

Détresse dans la MRC du Rocher-Percé

Lors de son passage d’hier à Matane, le ministre Bolduc s’est par ailleurs dit préoccupé par la situation de morosité financière et psychologique qui sévit depuis plusieurs années dans la MRC du Rocher-Percé. «On est conscient que c’est la MRC la plus pauvre du Québec, a-t-il affirmé. Les gens peuvent être assurés du soutien du gouvernement.» Il dit prendre très au sérieux la situation de détresse psychologique qui prévaut depuis la fermeture de la papetière Gaspésia à Chandler.

Depuis treize ans, les problèmes à caractère socio-économique se multiplient dans cette population vivant dans la pointe de la Gaspésie. Pendant cette période, 45 personnes se sont suicidées. Ces suicides sont majoritairement provoqués par des hommes ayant perdu leur emploi.

Les cas de maltraitance d’enfants ont également bondi, tant et si bien que le Centre jeunesse de la MRC du Rocher-Percé a constaté une augmentation de 47% des signalements portés à la Direction de la protection de la jeunesse au cours de la dernière année.

On y relève des cas d’enfants victimes de violence, menacés de mort par arme à feu ou jetés dans les escaliers ainsi que des poupons secoués ou brûlés dans la baignoire. Selon le Centre jeunesse, les causes sont généralement associées à la pauvreté, qui engendre des problèmes de violence ainsi que de consommation d’alcool et de drogue.

Service d’obstétrique

Toujours lors du même point de presse donné à Matane, Yves Bolduc, qui est aussi ministre de la Santé et des Services sociaux, était aussi ravi d’annoncer la réouverture imminente du service d’obstétrique du Centre de santé et de services sociaux de la Haute-Gaspésie, fermé depuis bientôt quatre ans. «On devrait pouvoir assurer la remise sur pied du service dans quelques semaines ou quelques mois, a-t-il lancé sur un ton optimiste. Chose certaine, on ne parle plus d’années.»

1 commentaire

Axel Plumley a écrit le 12 mars 2012

Eh bien, heureusement qu'on a dépensé une fortune et qu'on a pollué des dizaines d'hectares de terrain à force d'herbicides -Monsanto, en plus- juste avant de fermer ce chemin de fer!! Il était vraiment urgent de répandre cette crasse sur les abords des terrains privés, parfois au bord des maisons, certainement proche des nappe phréatiques!! On ne pouvait absolument pas prévoir la fermeture du service, bien entendu, on ne pouvait pas connaître l'état de la voie de chemin de fer ici, personne n'était au courant, à part pour les méchantes mauvaises herbes qui allaient rapidement endommager le chemin de fer! Quelle belle gestion, je vous le dis!

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