Chasse : une centaine de constats d’infraction en trois jours

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Les policiers de la Sûreté du Québec ont intercepté des centaines de véhicules à proximité de lieux stratégiques de chasse à l’orignal autour de la Gaspésie. Plusieurs infractions ont été signalées.

Les policiers de la Sûreté du Québec ont intercepté des centaines de véhicules à proximité de lieux stratégiques de chasse à l’orignal autour de la Gaspésie. Plusieurs infractions ont été signalées. Photo : Philippe Daoust

Les policiers de la Sûreté du Québec se font visibles en cette période de chasse. Une centaine de constats d’infraction ont déjà été donnés en lien avec la possession d’arme et le code de la sécurité routière.

Depuis le 15 octobre, première journée de chasse à l’orignal avec une arme à feu en Gaspésie, la SQ a ouvert une dizaine de dossiers de possession d’arme et émis 96 constats d’infraction au code de la sécurité routière, dont 11 remisages de véhicules pour défectuosités majeures. Trois cas de possession de stupéfiants et deux cas de conduite avec facultés affaiblies sont aussi rapportés.

Braquage en forêt

Un homme de la Matapédia aurait même braqué son arme sur des passants le 15 octobre. «C’est toujours en lien avec de supposées protections de territoire qu’il y a des menaces ou des gestes semblables qui sont posés», explique Claude Ross, agent de la SQ. De fait, l’intimidation et les menaces dans le but de protéger les territoires de chasse sont des problématiques majeures qui incitent les policiers à être plus présents.

M. Ross estime que seulement 25 % de tous les incidents de menaces ou d’intimidation, de harcèlement ou de voies de fait sont rapportés aux policiers. «La plupart du temps, ça va se régler entre les parties, poursuit-il. C’est ce qui justifie nos opérations menées dans des territoires non organisés, justement pour calmer les esprits à l’égard de certains chasseurs délinquants.»

Ces opérations de visibilité ont cours depuis quelques années dans la région. Il s’agit de la première année où la SQ intensifie ses vérifications, qui, selon M. Ross, sont bien accueillies par les chasseurs sportifs. «Le fait d’être aussi visibles en période de chasse contribue à freiner la délinquance de certains chasseurs», conclut M. Ross.

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