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Centre de sauvetage : un second rapport confirme les craintes du NPD

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Le député néo-démocrate de Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone.

Le député néo-démocrate de Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone. Photo : Site web Philip Toone/NPD

CARLETON-SUR-MER - Le rapport du commissaire aux langues officielles confirme les recommandations du Nouveau parti démocratique (NPD) de conserver le Centre de sauvetage de Québec afin d’assurer un service de sécurité bilingue.

Le rapport de suivi du commissaire aux langues officielles affirme que le seul centre officiellement bilingue du pays doit rester ouvert, ce qui confirme les craintes du Nouveau Parti Démocratique (NPD).

Ce rapport de Graham Fraser ajoute que le gouvernement conservateur n’a pas mis en œuvre ses recommandations pour assurer la sécurité des francophones en mer. 

«Au lieu de mettre en danger la vie des marins, pêcheurs et plaisanciers francophones, quand les conservateurs vont-ils finalement s’engager à garder le centre de Québec ouvert?», a demandé jeudi, aux Communes, le député néo-démocrate de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Philip Toone.

Ce à quoi les conservateurs ont répondu, qu’ils étaient en train d’étudier le rapport et que «la garde côtière canadienne ne procédera pas au regroupement du centre de sauvetage et de recherche de Québec tant qu’elle ne sera pas certaine que la capacité d’offrir des services bilingues sera maintenue».

Selon M. Toone il n’y a pas le personnel bilingue nécessaire à Halifax et Trenton. «On n’est pas là. Les gens n’ont pas la compétence linguistique et c’est inquiétant. Les Acadiens, Gaspésiens et Madelinots ont leur repères, leurs façons de parler que ne comprennent probablement pas les gens d’Halifax mais qu’à Québec, on va connaître», explique M. Toone.

Repoussée à l’automne

Le centre de sauvetage de Québec est toujours ouvert et sa fermeture définitive a été finalement repoussée à l’automne 2013. Une décision qui était à l’origine prévue au printemps 2012 et qui ne cesse d’être repoussée.

Depuis près de deux mois, les appels de détresses du Golfe du Saint-Laurent sont transférés au centre d’Halifax. Cela représente 500 à 800 incidents maritimes par an, sur les 1400 auxquels répondait le centre de Québec chaque année.

Des services administratifs dont le service de déglaçage ont été transférés du centre de sauvetage et de recherche de Québec à Montréal.

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