Éducation, Politique

Le Cégep de la Gaspésie et des Îles vise l'équilibre budgétaire

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le Cégep de la Gaspésie et des Îles dépose un budget équilibré pour l'année 2013-2014.

Le Cégep de la Gaspésie et des Îles dépose un budget équilibré pour l'année 2013-2014. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – Le Cégep de la Gaspésie et des Îles a adopté jeudi un budget équilibré de 32,3 millions de dollars pour l'exercice 2013-2014, même s'il doit composer avec une compression non récurrente de 271 000 $, une compression qui revient pour une troisième année.

Malgré le fait que les coûts autres que le salaire du personnel ne sont pas indexés cette année, l'institution collégiale prévoit tout de même un léger surplus de 165 000 $ pour l'exercice en cours.

« C'est avec tout ça qu'on a dû jongler afin de s'assurer que les services aux étudiants n'étaient pas touchés », explique le directeur des ressources humaines et administratives, Claude Camirand.

La direction ne s'est pas attardée à calculer ce que représentait en terme de dollars l'impact de la non indexation des coûts de système.

Le portrait financier de l'exercice 2012-2013 sera complété à la fin novembre.

Plan de redressement

L'institution collégiale poursuit son plan de redressement budgétaire cette année. Un versement de 270 000 $ est réservé afin d'effacer le passif des dernières années, d’environ 700 000 $.

« À la suite des coupures imprévues survenues l'an dernier, on a dû se réajuster. On va hausser la provision courante au niveau de la compression de l'an dernier et on a allongé d'une année le plan de redressement de façon à ne pas à avoir à faire de coupures dans les services éducatifs », indique le directeur du cégep, Yves Galipeau.

Le plan de redressement prendra fin lors de l'exercice financier 2015-2016. Une somme d'environ 100 000 $ sera nécessaire pour l'effacer complètement.

« La façon dont on a géré les coupures imposées par le ministère, on les a gérées en se demandant qu'est-ce qui est raisonnable en terme de sacrifice afin de maintenir la mission », ajoute M. Camirand.

La place aux coupures

Il reste de moins en moins de chair sur l'os afin d'effectuer de nouvelles compressions, si jamais Québec commandait d'autres efforts supplémentaires, mais la direction prend le tout avec philosophie.

« Est-ce qu'il y a de la place pour d'autres coupures? On le verra le moment venu. Une des façons dont le Cégep de la Gaspésie et des Îles a choisi de gérer a été d'établir un plan de redressement, consenti par le conseil d'administration et autorisé par Québec », avance M. Camirand.

Cette façon est privilégiée afin de limiter au maximum les effets sur les services aux élèves et les employés.

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