Éducation

Le Cégep de la Gaspésie et des Îles contribuera à la création d’une école de pêche en Haïti

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca

Une délégation du Cégep de la Gaspésie et des Îles se rendra en Haïti pour contribuer à la création d’une école de pêche et d’aquaculture.

L'école des pêches et de l'aquaculture du Québec de Grande-Rivière (ÉPAQ) a été sélectionnée par le Ministère des Affaires étrangères et du commerce international (MAECI) pour un projet de conception et d’évaluation technique dans le but de mettre sur pied une école de pêche en Haïti.
 
Avec l’aide de son partenaire, l’ONG Saïra international, le Cégep soutiendra deux organisations haïtiennes, l’Institut supérieur d’agriculture et de formation professionnelle et l’Union des partisans du développement rural, qui envisagent la mise sur pied de cette école.
 
Le coordonnateur de cette mission et responsable du développement international au groupe Collégia, Nicolas Simeray, souhaite que la contribution du Cégep serve de levier pour initier une coopération à long terme avec ses partenaires. «Cette première étape vise à concevoir le projet. Tout est à construire. Le but est de mettre sur pied un modèle haïtien qui répond aux besoins de leur communauté. Par la suite, on présentera notre plan à des bailleurs de fonds», explique-t-il.
 
Au cours de cette première étape, une délégation haïtienne viendra d’abord à l’ÉPAQ pour une durée de deux semaines et une délégation du Cégep se rendra pour la même durée en Haïti. Lors de leur voyage en Gaspésie, les représentants haïtiens suivront des formations en création de programmes, visiteront l’ÉPAQ et participeront à des sessions de travail avec la délégation du Cégep. Pour sa part, cette dernière se rendra en Haïti pour visiter le site de la future école, étudier l’état de l’industrie des pêches haïtienne et recevoir des formations en recherche de financement.
 
Malgré les difficultés socioéconomiques que traverse Haïti, M. Simeray demeure confiant quant à la concrétisation du projet à plus long terme. «Ce n’est pas notre première expérience de coopération dans des pays pris avec des situations sociales peu favorables. La principale difficulté en Haïti a été l’absence d’un gouvernement pendant une longue période, ce qui est chose du passé. Une fois la première phase réalisée, on aura un plan conceptuel complet pour trouver du financement», dit-il.

Le partenaire du Cégep de la Gaspésie dans ce projet, l’ONG Saïra international, a comme mission la recherche et le développement de projets éducatifs et communautaires en région non industrialisée. Ce partenariat, qui a démarré en 2010, a pour but, entre autres, d’apporter un soutien au secteur de la formation technique et professionnelle en Haïti.

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