Politique

Carleton-sur-Mer : conflit sur un puits d’eau potable

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
L’approvisionnement en eau de Carleton-sur-Mer devient source de conflit avec un citoyen.

L’approvisionnement en eau de Carleton-sur-Mer devient source de conflit avec un citoyen. Photo : Antoine Rivard-Déziel

CARLETON-SUR-MER - Un conflit oppose Carleton-sur-Mer au propriétaire du puits utilisé par la Ville pour obtenir de l'eau potable.

Depuis 20 ans, la Ville puise son eau d'un puits situé sur un terrain privé. Le propriétaire, Alphonse Bernard, le loue à la municipalité, mais le bail de location, dont la facture s'élève à quelque 1300 $ par année, est échu depuis plus d'un an.

La Ville ne souhaite pas renouveler l'entente, mais plutôt acheter le terrain. Le maire, Denis Henry, rapporte que les discussions avec M. Bernard n'ont rien donné, précisant que ce dernier exige maintenant 2,5 cents par litre d’eau pompé. Devant cette impasse, l'administration a mandaté une firme d'avocats et menace d'exproprier le propriétaire. « Les coûts qu'il demande au litre sont trop élevés. C'est impossible pour la Ville de Carleton-sur-Mer de payer ces montants-là. Et par souci d'équité envers les citoyens, le conseil municipal veut se porter acquéreur du terrain. Mais s'il n'y a pas d'entente, nous procéderons malheureusement à l'expropriation », précise le maire.

Propriétaire furieux

Le propriétaire est furieux et affirme que la Ville n'a jamais voulu négocier. Devant la menace d'expropriation, M. Bernard a remis le dossier dans les mains d'un avocat et compte réclamer la valeur de l'eau puisée depuis la fin du bail, le 30 juin 2012. « J'ai été clair en disant que je n'étais pas intéressé à vendre. La Ville peut aller en expropriation, mais elle payera le montant de la juste valeur entre le 1er juillet 2012 et aujourd'hui. Ce sera la prix que représente d'occuper un terrain et de pomper l'eau chez-nous », affirme-t-il.

La Ville évalue que la facture pourrait s'élever à plusieurs millions de dollars.

Le litige pourrait se retrouver devant les tribunaux. 

2 commentaires

John a écrit le 14 août 2013

Un gourmands va demeurer un gourmands . La ville aurait du y penser avant de faire des installations aussi importante sur le terrain d'autrui surtout avec ce personnage . Le conseil d'aujourd'hui doit réparer les erreurs des conseils précédent pas facile car m.bernard doit sentir l'odeur des$$$$

Gaston Langlais a écrit le 14 août 2013

Bonjour, Je crois que les représentants de la population de Carleton ont un urgent besoin d'un petit cours d'arithmétique. Gaston Langlais - Gaspé.

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