La CAQ respectera l'entente sur la cimenterie

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le candidat dans Gaspé, Yvan Blanchard, le chef caquiste François Legault et le candidat dans Bonaventure, Jean-Marc Landry.

Le candidat dans Gaspé, Yvan Blanchard, le chef caquiste François Legault et le candidat dans Bonaventure, Jean-Marc Landry. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – Dans l’éventualité où la Coalition avenir Québec prenait le pouvoir, François Legault entend respecter la signature du gouvernement du Québec dans le dossier de ciment McInnis, si jamais l'entente était conclue.

« On n'est pas une république de bananes. Comme gouvernement, on va respecter notre signature. Maintenant, si le deal comme on dit en affaire n'est pas closé et qu'on est capable de le renégocier pour avoir une plus grande participation du privé, on va le faire. Il y a beaucoup trop d'argent public pour l'argent privé qui est investi », indique M. Legault, de passage à Gaspé mardi.

Le 31 janvier dernier, la première ministre Pauline Marois a annoncé une aide totale de 450 millions $ : une garantie de prêt de 250 millions, Investissement Québec a pris une participation de 100 millions $ tout comme la Caisse de dépôt et placement.

« Jamais je n'aurais investi 450 millions pour créer 400 emplois dans la cimenterie. C'est un mauvais choix économique. C'est un choix pour gagner des votes », affirme M. Legault en rappelant que les quatre autres cimenteries québécoises sont exploitées à 60 pour cent de leur capacité.


L'éolien

M. Legault estime qu'il faut faire une pause dans le développement de la filière éolienne, parce que chaque emploi coûte, selon lui, 200 000 $ par année.

« Il y a une perte qu'on estime à plus d'un milliard $ par année assumée par les contribuables. Ça n'a pas de sens économiquement », analyse le chef caquiste.
« Ce sont des bonbons électoraux autant du Parti libéral que du Parti québécois. On a finalement une situation économique et financière inacceptable parce qu'on vit au-dessus de nos moyens. On pose des gestes pour des raisons électoralistes qui n'ont aucun fondement économique », indique M. Legault.


Développer les PME

M. Legault propose des idées pour relancer la Gaspésie. Il parle notamment de développer le tourisme à Percé.

« Ce n'est pas normal que Percé ne soit pas un des endroits les plus visités au monde. C'est un péché de ne pas avoir développé ce potentiel-là », indique M. Legault.

Le quai, des infrastructures haut de gamme, le développement des croisières sont des exemples lancés par le chef caquiste pour démontrer le retard pris dans le développement touristique.
« Il faut surtout appuyer chaque entrepreneur qui a des projets. Un petit projet avec cinq ou 10 emplois. Il y a des entrepreneurs en Gaspésie qui ont d'excellentes idées. Il faut les aider. C'est là qu'il faut investir », indique-t-il.

À ses yeux, les Centres locaux de développement (CLD) doivent alléger leur fonctionnement et s'arrimer à Investissement Québec pour mieux supporter les entrepreneurs, « quitte à prendre un peu plus de risque ».

M. Legault a profité de son passage à Gaspé pour visiter notamment Merinov.
« C'est un centre d'innovation qui va exactement dans le sens que je propose avec le projet Saint-Laurent, c'est-à-dire rapprocher nos centres qui font de la recherche des entreprises, les rendre plus productives et créer des emplois de qualité et aller plus loin dans l'innovation. »
Ses chances en Gaspésie

M. Legault estime que la prochaine campagne électorale sera une « anti-campagne ».
« Nous, contrairement aux deux vieux partis, on ne viendra pas annoncer des bonbons électoraux. On va lancer un message clair : à qui voulez-vous confier la gestion de votre portefeuille? Si on arrive à parler du contribuable, on va réussir à avoir deux collègues [gaspésiens] de plus », pense-t-il.

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