Tourisme

Capucins : lové dans sa baie

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
L'un des points de vue de la halte municipale.

L'un des points de vue de la halte municipale. Photo : Johanne Fournier

CAPUCINS – En arrivant de l'ouest, le village de Capucins s'annonce par l'une des courbes en pente les plus prononcées de la Haute-Gaspésie, dont elle en est la porte. En descendant la fameuse côte, une vue saisissante s’offre sur les éoliennes et sur une majestueuse baie où les riverains vivent en harmonie avec la faune et la flore d’un marais salé. 

« Capucins n'est plus le nom officiel de ce lieu, énonce la Commission de toponymie du Québec. Celui-ci s'appelle maintenant Cap-Chat. » C'est vrai depuis le 15 mars 2000, moment de la  fusion avec la Ville de Cap-Chat. Mais pour les habitants rencontrés, le sentiment d'appartenance est encore bien présent. « Quand on me demande où j'habite, je réponds Capucins », souligne Ghislain Quimper, qui en a été maire pendant 14 ans. Le même sentiment est partagé par Jeannine Harrisson, qui a été enseignante au village pendant 28 ans, jusqu'à ce que l'école ferme en 1988.

Avec son mari Gaétan Soucy, Monique Beaulieu a été propriétaire du dernier garage de Capucins. Ouvert le 15 janvier 1972, il a fermé ses portes le 31 mai 2000. « Les clients ne venaient pas uniquement pour la réparation mécanique et les produits pétroliers, se remémore Mme Beaulieu. Ils venaient pour notre liqueur aux ananas. On était un des seuls à avoir ça. »

À peu près à la même époque, Capucins comptait un dépanneur. Il y a même déjà eu une épicerie et une caisse populaire. Il reste aujourd’hui un seul commerce ouvert à l’année, le Gîte du Domaine Joseph Ross ainsi que, pendant la saison touristique, le Resto de la Halte et le camping, qui sont administrés par la Ville de Cap-Chat. La halte loge aussi une boutique d'artisanat. Capucins a encore son bureau de poste. La femme d'affaires Denise Verreault y possède une exploitation agricole, La Terre des Anciens, mais cette activité ne génère pas, selon nos sources, de retombées économiques sur Capucins. Les Capucinois ne disposent pas de services d'aqueduc, ni d'égout.

Capucins, qui s'est donnée Saint-Paul comme patron, n'a plus d'église. Construite en 1938, elle a été fermée en 1981, puis vendue en 1989 pour être démolie. Une chapelle a été aménagée dans l'ancienne école, devenue le Carrefour socioculturel des Caps, qui abrite aussi une salle au sous-sol, la bibliothèque, un logement, le bureau de la Fabrique et le local du Cercle de fermières. Ce dernier, avec 34 membres, est très actif. Jeannine Harrisson en est la présidente, fonction qu'elle assume également pour le Carrefour socioculturel, dont l'ancien maire Quimper est le coordonnateur. Mme Harrisson est également responsable de la bibliothèque ainsi que de la gestion des registres de baptêmes, de mariages et des cendres.

1 commentaire

Clovis St-Pierre a écrit le 3 novembre 2013

La deuxième chaise paraissait bien aussi à Cap-Chat... L'entêtement de certains échevins... et l'on se retrouve l'cul par terre!!!

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