Développement économique et exportation

Caplan : une fromagerie née de passion et d’originalité

Par ,
Natalie Saint-Onge et Simon Thibodeau compte pour le moment 36 chèvres dans leur troupeau.

Natalie Saint-Onge et Simon Thibodeau compte pour le moment 36 chèvres dans leur troupeau. Photo : Gilles Gagné

Quand ils se sont lancés dans le projet de construction de fromagerie, il y a six mois, Natalie Saint-Onge et Simon Thibodeau répondaient à un besoin de réorienter leur vie professionnelle et de choisir un créneau original pour y arriver.

Même s’ils savaient qu’un retour à la terre était le plus susceptible de répondre à leurs attentes, ils ont quand même eu besoin d’une période de réflexion de trois ans avant d’arrêter leur choix sur une fromagerie alimentée par un troupeau de chèvres.

Déclencheur

L’élément déclencheur menant à la nécessité de changer de vie est survenu en mai 2009, quand le père de Natalie est décédé subitement.

«Je suis sorti dehors une minute. Il était alors en pleine forme et quand je suis rentrée, il était par terre, mort. […]. Tant qu’à travailler pour travailler, on s’est dit : "on fait quelque chose qu’on aime". On aime l’agriculture. Le lait de vache, c’est compliqué, avec les quotas. On avait deux chèvres à la maison. On aimait ça», raconte Mme Saint-Onge.

Elle administre une concession automobile à Bonaventure, et elle prépare présentement sa transition vers la production de fromage à temps complet.

Besoin de changement

Mécanicien d’engin de chantier, Simon Thibodeau était mûr pour un virage.

«Avant qu’on se lance, il y avait toujours quelque chose qui allait mal. Depuis le début du projet, je n’ai jamais été aussi heureux. Tout va bien. Quand tu crois à ce que tu fais, ça va bien», dit-il.

Le déclic pour le fromage s’est fait l’été dernier. «Ce qui m’inspirait, c’était de trouver un produit original. Il n’y avait pas de fromage fait en Gaspésie depuis quelques années. Ça fait trois ans que notre idée mûrit. On s’est mis à rêver, puis on a arrêté. Ça fait six mois qu’on fonce», ajoute-t-il.

Foncer n’est pas un mot trop fort pour décrire la fébrilité des six derniers mois, alors que le plan d’affaires, la recherche de financement, les modifications aux bâtiments, la construction de la fromagerie proprement dite, les commandes d’équipements et la formation à l’Institut de technologie agricole à La Pocatière ont été réalisés.

De deux chèvres de compagnie, le troupeau est passé à 36 chèvres et deux boucs. Une vingtaine de chèvres mettront bas sous peu.

À plus long terme

Le couple voudrait avoir 150 chèvres en 2014. «Pour faire trois produits, un fromage frais, un fromage vieilli et le yogourt, il faut avoir assez de lait», note Natalie Saint-Onge.

À peu près 90% de l’équipement est déjà rendu sur place. Les connaissances de Simon Thibodeau en mécanique et ses capacités manuelles en général sont utilisées au maximum, puisqu’il réalise à peu près tous les travaux, souvent avec l’aide d’amis, ou de parents.

Il restera, après le dégel, l’aménagement des champs d’épuration pour compléter les devoirs environnement de la Ferme Natibo.

Prendre le temps qu'il faut

Le couple aimerait réaliser des tests de production en mai et mettre ses produits en marché au cours de l’été.

«On ne veut pas le présenter en catastrophe. On retient une leçon de La Pocatière. Il faut que le fromage que nous ferons goûte 100 fois la même chose avant de le vendre. Dans l’alimentation, on ne peut se permettre un problème de qualité», prévient Natalie Saint-Onge.

Ils sont un peu renversés par la collaboration de leur entourage et des commerçants du secteur. «C’est presque gênant», résume Simon Thibodeau.

14 commentaires

André Houle a écrit le 22 février 2013

Et si on allait les encourager ...en personne ! Ben voyons donc,ils doivent être très occupés. Très occupés OUI ! mais surtout très vaillants. Et Simon de nous faire la visite de la ferme- quel merveilleux moment. Ce projet sera une réussite assurément,car la passion et la tenacité en sont le carburant-- Louise,André Caplan

Danielle bujold a écrit le 17 février 2013

Bravo pour cette future entreprise ! Félicitation Je travail pour Costco ,j ai passé 17 ans du côté alimentaire ! J ai aidé à développer les petites et moyennes entreprises donc je connais très bien ce genre de nouveau projet! Bravo! Grandir lentement en respectant le côté sécurité alimentaire est le secret! Bravo et bonne chance en espérant un jour vous voir sur les tablettes de Costco oui nous avons des produits régionales ds des entrepôts ciblés !

Josette a écrit le 8 février 2013

Bravo à vous deux, Natalie et Simon pour votre magnifique projet. Je n'ai pas de doute sur la qualité de votre réussite ! C'est très inspirant de voir à quel point vous faites tout pour réaliser votre rêve. Je vous aime et je suis très fière de vous !

Maryse robichaud a écrit le 7 février 2013

Bravo pour votre beau travaille et surtout la passion .je suis très fière pour vous deux. J ai très hâte de goûter au fromage de notre village bonne chance

Simon Thibodeau a écrit le 7 février 2013

Merci ,a M. Gagné qui par son métier est capable de si bien transmettre nos idées et nos valeur dans ce projet , par sa main d'écriture ,,,et merci a vous tous (gens de ce coin de pays ou ailleurs) de nous offrirs tout ce support et c'est encouragement ,si il peu arretter de faire si froid ,on va finir les travaux pour mettre tout ca en route ,,,Promis!!! Simon P.S ,je sais je fais plein de faute !!!! hi hi hi !!

Simon Thibodeau a écrit le 7 février 2013

Merci ,a M. Gagné qui par son métier est capable de si bien transmettre nos idées et nos valeur dans ce projet , par sa main d'écriture ,,,et merci a vous tous (gens de ce coin de pays ou ailleurs) de nous offrirs tout ce support et c'est encouragement ,si il peu arretter de faire si froid ,on va finir les travaux pour mettre tout ca en route ,,,Promis!!! Simon P.S ,je sais je fais plein de faute !!!! hi hi hi !!

Joel Leblanc a écrit le 7 février 2013

Bravo voilà le type d'économie qu'il nous faut;çà amène du" beurre "çà table des uns en mettant sur la table des autres.Soyons fiers de ces entrepreneurs!

Marie-Eve Tessier a écrit le 7 février 2013

Une autre belle preuve qu'on est pas obligé de faire des trous dans la terre pour qu'il y ait du développement en Gaspésie ! Bravo ! J'ai hâte de goûter votre fromage :)

Louis-Patrick St-Pierre a écrit le 7 février 2013

Mes félicitations ! C'est une bonne nouvelle, qui va à contre-courant de ce qu'on entend régulièrement.

Bilbo Cyr a écrit le 7 février 2013

Moi, je veux bien y gouter 100 fois pour être certain qu'il est bon, votre fromage. Bravo pour votre audace.

Simon Thibodeau a écrit le 7 février 2013

Merci ,a M. Gagné qui par son métier est capable de si bien transmettre nos idées et nos valeur dans ce projet , par sa main d'écriture ,,,et merci a vous tous (gens de ce coin de pays ou ailleurs) de nous offrirs tout ce support et c'est encouragement ,si il peu arretter de faire si froid ,on va finir les travaux pour mettre tout ca en route ,,,Promis!!! Simon P.S ,je sais je fais plein de faute !!!! hi hi hi !!

Albert Picard a écrit le 7 février 2013

Je felicite madame Nathalie Saint-Onge et monsieur Simon Thibodeau pour l'amour de leur région. Ell et il seront la faire parler et raconter la richesse de son terroir. Je leur souhaite l'insigne de chevalier de l’Ordre national du Québec parce qu'ils sont une source d’inspiration pour les communautés rurales aux quatre coins de notre territoire.

Gaston Poirier a écrit le 7 février 2013

Bravo les jeunes pour cette belle initiatives! Je vous ai écouté à Radio-Canada l'autre jour : vous avez de l'initiative, du talent et de l,ambition. Une bouchée à la fois et vous aller réussir. Bonne chance et bon succès!

Philippe Garon a écrit le 7 février 2013

Bravo! Un bel exemple d'entrepreneuriat. J'ai hâte d'y goûter!

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.