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Camps de chasse sans bail : les chasseurs veulent se légaliser

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Des chasseurs veulent que la MRC du Rocher-Percé s'occupe des camps de chasse sur les TNO.

Des chasseurs veulent que la MRC du Rocher-Percé s'occupe des camps de chasse sur les TNO. Photo : Ariane Aubert Bonn

CHANDLER - Un groupe de chasseurs gaspésiens fait pression auprès de la MRC du Rocher-Percé pour qu'elle prenne la gestion des camps de chasse sur son territoire non organisé.

Une pétition circule auprès de la population demandant à la MRC de gérer l'occupation de la forêt publique, ce que la préfète Diane Lebouthillier rejette. « À l'heure actuelle, les chasseurs sont prêts à payer pour obtenir un bail de location. Mais avec le territoire qu'on a et le nombre de chasseurs, ça risque de coûter cher à la population », dit-elle.
En effet, les revenus pour la MRC dans ce type de prise en charge sont évalués à 32 000 $. La moitié doit être retournée au gouvernement. Or, les dépenses risquent d'être supérieures à ces revenus. « Il faut embaucher du personnel, acheter des véhicules forestiers, assurer une surveillance, ça risque de se transformer en facture », affirme Mme Lebouthillier. Les cinq MRC de la Gaspésie ont rejeté la proposition du gouvernement du Québec de prendre cette responsabilité.

À l'heure actuelle, les propriétaires des camps de chasse sans bail font l'objet d'avis d'expulsion. Québec a disponibilisé certains terrains pour un tirage au sort, mais ils ne sont pas situés aux endroits convoités. « Les chalets des chasseurs sont situés ailleurs, ce ne sont pas ces terrains-là dont ils ont besoin », rajoute Mme Lebouthillier.

Elle précise qu'une centaine de camps supplémentaires ont été dénombrés cette année, et qu'une gestion adéquate s'impose. « Certains camps sont abandonnés, ce qui peut poser des problèmes environnementaux », ajoute-t-elle.

Député à l'écoute

Le député de Bonaventure Sylvain Roy est au fait du dossier. Il considère qu'il faudra bien étudier la question avant de se prononcer. Il affirme cependant qu'il est impératif d'agir. « Nous, les Gaspésiens, on aime la forêt. Mais on ne peut pas laisser ça aller, parce que si tout le monde s'installe n'importe où, dans 100 ans, on ne pourra plus aller nulle part », affirme-t-il.  

4 commentaires

réjean bertrand a écrit le 30 septembre 2015

Bonjour , Pour ma part les chasseurs et les pêcheurs contribuent déjà grandement à l'économie locale , régionale et nationale , surtaxé de quelques façons que ce soit est une manière de détruire ces grands privilèges qu'est la chasse et la pêche. À bons entendeurs , Salut

roger gareau a écrit le 30 janvier 2014

j,ai acheter un endroit pour aller a la chasse il y a un camp de bucheron que le gars qui ma vendu avait bati il y a 30 ans le ministere n,a jamais mit des note dedans il ne savait pas qu,il y avait un camp a cet endroit j,ai voulu le mettre en loi en l,enregistran mais il ne veulent pas il ne donne plus de permit pour ma part apres 30 ans c,est un droit acqui il veulent que je debatisse on se rend la en truck je ne comprend pas qu,il ne l,on jamais vu ou il n,on pas fait leur job que dois je faire

Simon Fortin a écrit le 22 octobre 2013

On est déjà restreint dans les bois public. Il est temps que le gouvernement passe à l'action et donne des permis temporaire, pour le bail d'un terrain pour un camp de chasse à l'endroit que le chasseur le désir. On est pas pire que ceux qui on des droits acquis. Un permis temporaire payable à chaque année, grandeur du terrain déterminé, garder l'endroit propre et si le chasseur est fautif il perd son permis temporaire. Le MRN fait déjà un contrôle des camp chasse illégaux, mais on joue à cache cache avec eux et en même temps ils ferait des gains pour le gourv, et rendrait du monde plus heureux, et ceux qui ont des camps chasse légaux moins jaloux.

Jean-Francois Samuel a écrit le 26 septembre 2013

À part pour une certaine frange de la population ou chasser est considéré un droit ....Il n'en demeure pas moins que pour la reste de la population c'est un privilège que le gouvernement donne à certains citoyens et que ça se paie. Si la MRC ne fait pas ses frais qu'elle charge plus chers pour les baux. Les non-chasseurs n'ont pas à assumer ces coûts.

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