Politique, Développement économique et exportation

Budget Marceau : des réactions partagées

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le candidat libéral dans Bonaventure, Damien Arsenault, estime que le budget Marceau manque de crédibilité.

Le candidat libéral dans Bonaventure, Damien Arsenault, estime que le budget Marceau manque de crédibilité. Photo : Antoine Rivard-Déziel

GASPÉ – Alors que le député péquiste de Bonaventure voit de « bonnes mesures » dans le budget du Parti québécois et que son adversaire libéral parle d'un manque de crédibilité, la Conférence régionale des élus Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CRÉGÎM) veut étudier davantage le document avant de commenter à fond.

Le président de la CRÉGÎM, Daniel Côté, demeure prudent à la suite du dépôt du budget, hier, à Québec, voulant prendre davantage de temps pour étudier l'ensemble de ses impacts sur la région.

À première vue, il est partagé : « On voit du positif et on voit du possible négatif. Je dis bien possible négatif parce qu'on n’a pas l'ensemble des détails », analyse M. Côté dans une première analyse.

« Je sens qu'il y a de bonnes nouvelles en développement et diversification économique et de moins bonnes nouvelles au niveau des infrastructures et de la foresterie. »


Il voit des bons coups, notamment l'aide accrue au niveau du capital de risque et des tarifs préférentiels d'électricité pour les projets ayant besoin de plus de deux mégawatts d'électricité.

À l'opposé, il ne voit rien de bon dans la forêt : « Mis à part le 10 millions supplémentaires dans la biomasse forestière, à brûle-pourpoint, on ne voit pas grand-chose », illustre le président.

Un bon budget

Le député péquiste de Bonaventure parle d'un bon budget pour la Gaspésie.
« C'est un budget qui nous permet de reprendre le contrôle de nos ressources naturelles. On a pris des parts dans la cimenterie, dans le pétrole. On s'en va vers un nationalisme économique », illustre Sylvain Roy.

« Il y a un contrôle des dépenses. On n'avait pas le choix », indique-t-il.
M. Roy souligne qu'il y a de « bonnes mesures », notamment pour le développement économique. La diminution de 15 à deux mégawatts afin d'obtenir des tarifs privilégiés d'électricité pour le développement de projets est un exemple. Il ajoute aussi les 10 millions de dollars pour les projets reliés à la biomasse forestière.

Au sujet de possibles regroupements de commissions scolaires pour générer des réductions de coûts, le député entend se battre : « Ça me surprendrait qu'on fasse une commission scolaire en Gaspésie. Si on essaie, je vais les défendre. Ce serait invivable », dit M. Roy.

Manque de crédibilité

Le candidat libéral dans Bonaventure, Damien Arsenault, estime que le budget du Parti québécois manque de crédibilité.

« Je ne suis pas le seul à le remarquer. Même le vérificateur général trouvait notre ministre des Finances ambitieux. Certains analystes parlaient ''d'irréaliste''. Ce budget vient confirmer ça », analyse M. Arsenault.

Selon lui, contrôler les dépenses à 3 pour cent en santé est impensable : « Juste les coûts de système, on est à 4,5 pour cent. Ça signifie des coupures. On peut difficilement croire que le gouvernement va arriver à contrôler les dépenses », dit-il.

Il estime qu'il y aura des compressions supplémentaires dans les investissements routiers. « On a déjà coupé 44 millions $ sur les routes [l'an dernier]. On nous dit qu'on va exercer un contrôle plus serré? Je crois qu'on va en souffrir beaucoup en Gaspésie », dit M. Arsenault.

« C'est vraiment inquiétant à plusieurs niveaux ce qu'on retrouve dans ce budget », conclut-il.

 

5 commentaires

wayne fournier a écrit le 24 février 2014

A vrai dire un mandat de pas plus de deux fois 4 ans serait bon pour le municipale aussi. Il y a trop maires dans ce domaine qui ont pratiquement des des positions semblable a une monarchie.

Gaston Langlais a écrit le 24 février 2014

Bonjour, @ M. Pascal Henry. Les partis d'opposition ont leur cabinet fantôme. Rien ne les empêche de préparer un budget fantôme au lieu de critiquer sans rien proposer. Quant à deux mandats pour les élus, c'est très bien. Ils pourront ainsi donner un meilleur rendement. Les Américains le font pour le Président. Gaston Langlais - Gaspé.

Pascal Henry a écrit le 24 février 2014

D'accord avec vous M. Langlais. Que les partis nous proposent leur buget AVANT les élections ! et pourquoi ne pas limiter le nombre de mandats a 2. Ca donnerais 8 ans a un parti pour donner ce qu'il a promis et ca enleverais la pression de gouverner pour etre ré-élu !

Dany Blais a écrit le 22 février 2014

excellente idée!

Gaston Langlais a écrit le 21 février 2014

Bonjour, Pour être crédibles, les partis d'opposition devraient écrire leur propre budget comme s'ils exerçaient le pouvoir. Ainsi nous pourrions faire le parallèle avec le budget du présent Ministre des Finances et ainsi apprécier à leurs justes valeurs leurs bonnes idées. Gaston Langlais - Gaspé.

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