Politique

Budget Marceau : déception du milieu communautaire

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le séjour moyen au Centre Accalmie se situe à 13 jours d’hébergement par personne pour un taux d’occupation dépassant les 85 %.

Le séjour moyen au Centre Accalmie se situe à 13 jours d’hébergement par personne pour un taux d’occupation dépassant les 85 %. Photo : Gracieuseté

Les représentants des groupes communautaires de la Gaspésie sont déçus par le premier budget du gouvernement Marois, déposé mardi à l’Assemblée nationale. 

Même si ses attentes étaient peu élevées, la coordonnatrice du Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie-les-Îles, Geneviève Giguère, déplore l’absence de rehaussement des organismes communautaires dans le plan budgétaire.

«C’est très décevant. Notre milieu et les services publics ne sont pas nécessairement fragilisés avec ce budget, mais il n’y a rien qui puisse nous faire croire que le sous-financement des organismes communautaires est une problématique prise au sérieux par le gouvernement», se désole-t-elle.

«Un peu d’espoir»

Mme Giguère indique cependant que la hausse des dépenses au ministère de la Santé et des Services sociaux et que l’enveloppe de six millions de dollars octroyée à la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine peuvent donner «un peu d’espoir» au milieu communautaire de la région. «Il y a peut-être une porte d’entrée», dit-elle, ajoutant cependant que l’aide de six millions pourrait permettre des aides ponctuelles, alors que les organismes «ont besoin d’un financement récurrent.»

Pour sa part, la directrice du Regroupement des organismes communautaires et alternatifs en santé mentale de la Gaspésie-les-Îles et directrice du Centre Accalmie à Pointe-à-la-Croix, Dominique Bouchard, partage la même déception que Mme Giguère. «Il n’y a rien de nouveau pour nous, alors que les cinq maisons d’hébergement de la région vivent avec une situation financière intenable. C’est déplorable», affirme-t-elle.

La directrice du Centre Accalmie a peu d’espoir que la hausse des dépenses au ministère de la Santé et des Services sociaux puisse servir aux organismes communautaires. «Dans les faits, ce n’est qu’une indexation au coût de la vie. Ça pourrait me permettre de toucher 9000$ annuellement de plus, alors que j’ai besoin de 45 000$ chaque mois pour offrir les services», précise-t-elle, ajoutant qu’elle craint devoir suspendre les services du Centre Accalmie pour quelques mois encore cette année, faute de financement.

Mme Bouchard et les directions des autres maisons d’hébergement en santé mentale essaient depuis des mois de convaincre le gouvernement d’accorder 1,5 million de dollars par an de plus aux cinq établissements de la Gaspésie.

Pour sa part, le Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie-les-Îles demande à Québec d’investir 7,9 millions de dollars pour les 103 organismes communautaires de la Gaspésie et des Îles. 

3 commentaires

Albert Picard a écrit le 28 novembre 2012

M. Pelletier est distrait. Dès l'instant où il y aura assez de richesse équitablement et justement réparties, le Centre Accalmie n'aura plus sa raison d'être.

Albert Picard a écrit le 27 novembre 2012

Monsieur Pelletier nous donnera-t-il autant d'information sur MORBITE? Ce que j'en sais m'indique que le titre de ses actions pique du nez depuis septembre et que la compagnie ne fait toujours pas une cenne. Au contraire, la junior est dans le rouge. Avec quelques 180 millions d'actions en circulation, la compagnie va-t-elle procéder à une autre émission d'action pour finaliser ses installations et procéder à l'extraction? Ça s'appelle de la dilution et ça va faire mal ! Monsieur Pelletier devrait y repenser avant de s'en prendre au Centre Accalmie. Il sera peut-être sur la liste des bénéficiaires un jour, ce que je ne lui souhaite pas.

Bilbo a écrit le 26 novembre 2012

Ben certain, M. Pelletier, si un promoteur s'enfarge dans ses ballounes, c'est pas la faute des méchants zécologiss. Quand un projet trébuche parce que quelque personnes posent des questions, c'est parce qu'il n'est pas solide. Madame Bouchard ne se calmera pas, car elle a raison d'être outrée. Ces PERSONNES dont vous semblez faire peu de cas ont BESOIN des services offerts par son organisme. Elle compose quotidiennement avec une pauvreté tellement réelle qu'elle ne signifie probablement pas grand chose pour ceux dont la préoccupation première est le rendement pour les actionnaires. Enfin, votre amalgame est douteux, vos raccourcis sont trompeurs, et votre commentaire n'a pas grand lien avec le texte.

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