Politique

Le budget fédéral nuira aux régions, soutient Denis Coderre

Par Johanne Fournier, journaliste, graffici.ca
Denis Coderre critique vertement le dernier budget fédéral, surtout pour les impacts qu’il juge négatifs pour les régions, dont la Gaspésie.

Denis Coderre critique vertement le dernier budget fédéral, surtout pour les impacts qu’il juge négatifs pour les régions, dont la Gaspésie. Photo : Johanne Fournier

Le député libéral fédéral de Bourassa, Denis Coderre, considère le budget déposé jeudi dernier par le gouvernement du Canada comme étant désastreux pour le développement de la Gaspésie.

De passage le même jour à Matane pour une activité de financement de l’Association libérale de Haute-Gaspésie-La Mitis-Matane-Matapédia à laquelle ont pris part quelque 150 personnes, le parlementaire a comparé le gouvernement conservateur au Tea Party des États-Unis. «C’est de la tisane par rapport à ce qu’on voit à Ottawa, a-t-il illustré lors de sa conférence. Stephen Harper n’est vraiment pas le premier ministre de tout le monde!»

Compressions

Denis Coderre se montre inquiet du budget du ministre des Finances, James Flaherty. «Débrouillez-vous avec vos troubles, voilà ce que nous dit le gouvernement», estime-t-il.

Le parlementaire dénonce les compressions budgétaires de 115 millions de dollars à Radio-Canada. Selon lui, ces coupures auront des répercussions sur la région. «Radio-Canada est un phare pour les régions et pour les francophones, a-t-il soutenu. Tout le monde sait que le gouvernement conservateur n’aime pas Radio-Canada. Allez donc, maintenant, vous battre pour la station Gaspésie-Les Îles!»

De l’avis du politicien, les coupures de 79 millions de dollars dans les pêcheries, en abolissant notamment le centre de sécurité nautique, seront néfastes pour la Gaspésie, au même titre que les 28 millions de dollars en moins versés à Développement économique Canada. «Il y aura moins d’argent d’investi dans la région», croit-il.

Autres coupures

Selon le député de Bourassa, la suppression de 19 000 emplois dans la fonction publique est tout aussi déplorable. «Ce sont des emplois de qualité importants pour les régions, a-t-il indiqué. Les fonctionnaires sont là pour vous aider et pour vous donner des services.»

Il dénonce également l’abandon des crédits d’impôt accordés à la recherche et au développement, au même titre que les coupures exercées au chapitre de l’évaluation environnementale.

Il se dit tout autant préoccupé par les compressions de 688 millions de dollars dans les services correctionnels. «Pourtant, ce gouvernement veut envoyer tout le monde en prison», s’est-il empressé d’ajouter.

Denis Coderre n’apprécie pas non plus la décision du gouvernement Harper de repousser l’âge de la retraite de 65 à 67 ans et de faire disparaître le sou noir. «Le gouvernement en est un de laisser-faire, alors qu’il devrait être là pour améliorer la qualité de vie des gens», croit-il.

Aucun candidat en vue

Le politicien faisait une première visite dans la circonscription depuis la défaite de la candidate de son parti, Nancy Charest, lors des élections fédérales du 2 mai. Pour le moment, l’organisation n’a aucun candidat à annoncer. «Le comté est orphelin, même si je n’aime pas dire ça, a-t-il déclaré. On a besoin de votre aide. On va revenir!»

Nancy Charest, qui prenait part à l’activité, a réitéré qu’elle renonçait à se présenter pour une troisième fois comme candidate. «Plusieurs me le demandent, a-t-elle admis. Mais non, je ne serai pas candidate. Je laisse ma place à quelqu’un d’autre. Il faut du renouveau.»

Abordée par GRAFFICI.CA sur son retour au sein de l’organisation libérale, faisant ici référence à l’intérêt qu’elle avait démontré pour la Coalition Avenir Québec, elle a répondu: «Je n’ai jamais vraiment quitté le Parti libéral. J’y demeure pour apporter mon aide.»

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