Éducation

Un bouillonnement de matière grise à Carleton-sur-Mer

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Chaque année, le colloque scientifique du CIRADD attire entre 200 et 250 visiteurs.

Chaque année, le colloque scientifique du CIRADD attire entre 200 et 250 visiteurs. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Une quarantaine de cégépiens ont présenté leurs projets de recherche au public à l’occasion du 7e colloque scientifique du Centre d’initiation à la recherche et d’aide au développement durable (CIRADD) mercredi après-midi au Quai des arts de Carleton-sur-Mer.

Le colloque du CIRADD, qui est présenté chaque année depuis 2006, constitue l’étape finale de la démarche scientifique des finissants en sciences de la nature et en sciences humaines du campus de Carleton-sur-Mer.

«L’idée derrière l’initiative du centre est de sensibiliser les étudiants à l’importance de la recherche scientifique. Pour ce faire, ils sont appelés à effectuer des recherches en partenariat avec des organismes. Ils sont dans le concret», explique le directeur du CIRADD, David Bourdages, précisant que ces recherches servent également de projet de fin de parcours collégial des cégépiens.

Cette année, les 15 projets couvraient un large éventail de problématiques, comme le cancer, le développement éolien, l’immigration, l’agriculture et l’éducation.

Parmi ceux-ci, M. Bourdages donne en exemple celui qui visait à mieux saisir les réalités des lesbiennes, des gais, des bisexuels et des transgenres (LGBT) de la région pour illustrer le partenariat entre les cégépiens et les organismes impliqués. «Les étudiants ont fait la recherche et présenté les résultats au partenaire, qui dans ce cas était l’association des LGBT de la Baie-des-Chaleurs. Ensuite, le partenaire peut se servir des conclusions pour orienter son développement», explique le directeur.

Myralie Sauvé, une des cinq étudiantes impliquées dans cette recherche, a particulièrement apprécié le mandat précis que l’association avait donné à son équipe, soit celui d’interroger un échantillon de gais et de lesbiennes afin de mieux comprendre de quelle façon ils vivent leur orientation sexuelle en Gaspésie. «Au fur à mesure qu’on avançait, on se rendait compte que notre travail était très concret. Nous n’étions pas lancées dans le vide», commente la cégépienne.

Un des responsables de l’association LGBT de la Baie-des-Chaleurs, Thomas Martens, a l’intention de se servir des résultats afin d’orienter les actions de son organisme. «Avec ce que les étudiants sont allés chercher, on saura mieux répondre aux différents besoins de nos membres, notamment chez les plus jeunes», indique-t-il.

Ce maillage entre la recherche et les besoins du milieu correspond précisément à la vision du CIRADD, mentionne son directeur. «D’un côté, les jeunes comprennent que la recherche scientifique peut donner des résultats concrets et, de l’autre, les projets permettent aux partenaires d’avancer. Au bout du compte, c’est l’ensemble de la collectivité gaspésienne qui en bénéficie», souligne M. Bourdages.

1 commentaire

Isabelle Lessard a écrit le 24 mai 2012

Bravo à nos jeunes pour cet apport constructif à la communauté du savoir en Gaspésie ! !

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