Affaires municipales et développement régional

Bonaventure : vers une réglementation plus sévère pour protéger le paysage

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le maire de Bonaventure, Serge Arsenault, admet que les nouvelles installations de PSB Sécurité ont un impact négatif sur le paysage de la municipalité

Le maire de Bonaventure, Serge Arsenault, admet que les nouvelles installations de PSB Sécurité ont un impact négatif sur le paysage de la municipalité Photo : Courtoisie

À la suite de l’agrandissement controversé du bâtiment de l’entreprise PSB Sécurité, les élus municipaux de Bonaventure pourraient adopter un règlement pour obliger les promoteurs commerciaux, industriels, institutionnels et résidentiels (quatre logements et plus) à présenter un plan d’architecte afin d’obtenir un permis de construction.

Ce projet de règlement sera à l’ordre du jour de la prochaine réunion du conseil le 7 novembre. Il fait partie d’une stratégie qui vise à adapter le règlement d’urbanisme de la Ville à sa Politique de protection et de valorisation du paysage.

Rappelons que la construction d’une nouvelle partie de l’entreprise PSB Sécurité a provoqué la colère de plusieurs citoyens. Plusieurs ont fait valoir que le règlement d’urbanisme de la municipalité n’est pas cohérent avec sa politique de protection du paysage.

Par la suite, la Ville a reconnu qu’il y a un manque de concordance et s’est engagée à mettre à jour ses règlements pour respecter sa nouvelle vision. «C’est un travail de longue haleine. Et je pense qu’avec ce projet de règlement, on va dans la bonne direction», estime le directeur général de la municipalité, Claude Desbiens.

M. Desbiens, explique que depuis 2005, la municipalité n’exige plus aux promoteurs de présenter un plan pour vérifier si leur projet est réglementaire. «Ce n’est pas obligatoire. Bien sûr, on demande cependant les données techniques, comme les marges de recul, les dimensions et le revêtement extérieur, mais pas de plan en tant que tel», explique-t-il.

M. Desbiens admet que cette situation n’est pas idéale pour permettre à l’administration municipale d’encadrer le développement sur son territoire. «C’est sûr qu’avec des données techniques sur un formulaire, il est plus difficile de visualiser les projets. Avec un plan, ça nous permet d’avoir une meilleure idée, d’obtenir un visuel», précise-t-il.

Si le conseil municipal adopte le nouveau règlement, celui-ci entrera en vigueur dès la fin novembre.

1 commentaire

Brian Carey a écrit le 3 novembre 2011

C'est une bonne nouvelle, mais pourquoi faut-il toujours que ce soit en réaction à des erreurs!

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