Bonaventure : Rue de la Cité ferme ses portes

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
La Coopérative de solidarité Rue de la Cité à Bonaventure ferme ses portes.

La Coopérative de solidarité Rue de la Cité à Bonaventure ferme ses portes. Photo : Antoine Rivard-Déziel

BONAVENTURE - La Coopérative de solidarité Rue de la Cité à Bonaventure ferme ses portes. 

Réunis en assemblée générale extraordinaire samedi dernier, les membres ont autorisé à l'unanimité le conseil d'administration à se départir du bâtiment et de procéder à la dissolution de la coopérative.

L'organisme, qui a dû modifier sa mission au cours des années afin d'assurer sa pérennité, faisait face à un manque de relève et n'avait plus suffisamment de revenus pour continuer à offrir des services.

Le projet est né il y a plus de huit ans d'une demande des jeunes adultes de la MRC de Bonaventure. Ces derniers souhaitaient avoir un espace pour socialiser et pour organiser des activités. Au fil du temps, le projet a évolué et, en 2012, un service d'accueil et d'intégration des personnes immigrantes est venu se greffer à la mission de l'organisme.

Cette stratégie a permis à la coopérative d'obtenir du financement, dont près de 35 000 $ du Fonds de soutien à l'établissement des personnes immigrantes, géré par la Conférence régionale des élus.

Gestion du bâtiment difficile

Le président, Yan Tremblay, rapporte que la gestion du bâtiment accaparait maintenant trop de temps aux administrateurs, au détriment de la mission. « Ça devenait difficile de faire la recherche de financement ou de structurer des activités. Le conseil d'administration devait gérer surtout des activités immobilières avec le bâtiment, alors qu'au départ, les administrateurs s'étaient impliqués pour développer des projets », souligne-t-il.

Une personne a été engagée en 2012 pour développer le service d'accueil, mais cette dernière a été confrontée aux mêmes problèmes que les administrateurs, soutient M. Tremblay. « On avait la bonne volonté de remplir le mandat d'immigration. Mais comme la ressource était la seule employée, elle est devenue le seul contact de tous les partenaires,  des membres, de la communauté et des locataires. Alors, la personne n'avait pas suffisamment de temps et de ressources pour le mandat. Les administrateurs ont jugé que ce serait dans le meilleur intérêt de la communauté de laisser à un autre organisme ce mandat », explique le président.

Au cours des prochains mois, les administrateurs concentreront leurs efforts afin de se départir de leur bâtiment, situé sur l'avenue de Grand-Pré, que la coopérative avait acheté en 2011. « Il est bien situé avec beaucoup de potentiel. La dissolution pourra se faire sans vendre, mais la vente faciliterait la fermeture », dit M. Tremblay. 

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