Affaires municipales et développement régional

Bonaventure : « on a écouté les citoyens », dit Roch Audet

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le maire de Bonaventure, Roch Audet, admet que la pression est forte sur son conseil municipal.

Le maire de Bonaventure, Roch Audet, admet que la pression est forte sur son conseil municipal. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le salaire du maire de Bonaventure augmentera moins que prévu et passera de 19 500 à près de 60 000$.

Le conseil municipal a déposé hier soir devant une centaine de personnes un nouvel avis de motion qui prévoit faire passer le salaire annuel du premier magistrat de 13 000 à 43 800 $. Son allocation de dépenses passera de 6 500 à 15 787 $, pour une rémunération totale d'environ 60 000 $.

 

Rappelons qu'un premier avis de motion déposé en novembre prévoyait plutôt un salaire s'élevant à quelque 76 000 $, ce qui avait suscité beaucoup de contestation dans la population. Par ailleurs, le nouveau projet de règlement ne prévoit pas d'augmentation salariale pour les conseillers.

 

En acceptant de revoir à la baisse l'augmentation de sa rémunération, le maire Roch Audet dit avoir écouté les préoccupations des citoyens. Ce dernier admet que la proposition initiale était maladroite. « On est content de voir que les citoyens puissent prendre position et que le conseil, avec toute sa maturité, ait pris une sage décision de reprendre cette maladresse-là », a-t-il dit. L'élu assure avoir fait l'analyse avec son conseil des tâches qu'il devra réaliser en tant que maire à temps plein et conclut que sa proposition est justifiée. Ce dernier a par ailleurs présenté son plan d'action aux personnes présentes à la séance publique.

 

Pour leur part, les citoyens demeurent encore divisés. Plusieurs ont pris la parole pour appuyer la démarche du maire en soutenant que les électeurs auront le loisir de le juger au prochain scrutin. D'autres souhaiteraient un salaire plus bas, qui pourrait être révisé en cours de mandat, en tenant compte des résultats de la mairie. Certains ont par ailleurs remis en question l'idée d'avoir un maire à temps complet pour une municipalité de 2800 habitants.

 

De son côté, le maire assure que son conseil est uni derrière la proposition et laisse entendre qu'elle sera facilement adoptée lors de la prochaine séance du conseil, prévue le 8 janvier. « Pour l'instant, on n'envisage pas de revoir le règlement. On passe à travers un exercice qui est très demandant en terme d'énergie. On aimerait mieux se concentrer sur d'autres dossiers. Alors ce que le conseil souhaite, c'est de partir pour quatre ans. Et dans quatre ans, on aura démontré qu'on a fait des actions. C'est ce qui est important à retenir », a soutenu le maire, avant d'admettre que la controverse entourant la question salariale des élus a augmenté la pression sur son conseil.

6 commentaires

Gaston Langlais a écrit le 11 décembre 2013

Bonjour à nouveau, Petite correction à mon commentaire...Leurs infâmes gestionnaires...Mes excuses. Gaston Langlais - Gaspé.

Gaston Langlais a écrit le 11 décembre 2013

Bonjour, Au cours des dernières semaines, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec plusieurs personnes qui ont atteint la limite budgétaire pour le maintien de leurs biens et de leur garde-manger. Une majoration de 5.8% des tarifs de l’Hydro-Québec, une augmentation souhaitée par leur infâmes gestionnaires, aura pour effet d’en faire passer plusieurs d’entre eux sous le seuil de la pauvreté. Un alourdissement des taxes foncières autant municipales que scolaires, lesquelles taxes, qui finalement se traduisent en avantages croissants en faveur de leurs commettants, entraineront plusieurs petits propriétaires à se départir de leur maison. Nos jeunes auront de plus en plus de difficultés à réaliser un de leur rêve soit celui de posséder un jour un toit bien à eux. Tous ceux qui vivent dans le luxe et qui se servent joyeusement dans tous les plats sont malheureusement aveugles à cette matérialité. À tous les jours, des gens sont poussés vers la marge. Nous avons emprunté la route qui mène directement aux désordres sociaux. À moins d’un revirement qui ne peut attendre bien longtemps, la catastrophe n’est plus très éloignée de nous. Gaston Langlais - Gaspé.

Jean-François Samuel a écrit le 11 décembre 2013

En espérant que les municipalités ne s'inspirent pas de Ste-Brigitte-de-Laval pour la rémunération de leurs DG....

Dany Brown a écrit le 10 décembre 2013

Bien d'accord avec monsieur Langlais! Malheureusement au Québec lorsqu'on regroupe on a autant sinon plus de monde sur le "payroll" Avant, on décidait de vivre en dehors des grands centres pour au moins deux raisons: 1) Les grands espaces 2) un compte de taxes moins élevé que dans la grosse Ville. À la campagne, comme on disait, on s'attendait à avoir moins de services et un coût de la vie raisonnable. Aujourd'hui, on a encore les grands espaces, mais les décideurs ont fait du mur à mur avec autant de services que la Ville et un coût de la vie maintenant plus élevé que dans les grands centres. Chaque municipalité veut son aréna, sa piscine son maire à temps plein avec un salaire équivalent au d.g. de la Ville. Sans être un bénévole, il reste que le maire d'une petite municipalité est élu pour siéger et présider le conseil de sa Ville. S'il fait du temps plein , c'est que le maire croit qu'il y a un manque au niveau de son personnel permanent. Le maire doit assister a plusieurs comités et réunions? Faites en sauter 90% et il y aura très peu de changements dans la qualité de vie des citoyens des petites Villes.

Madeleine Tremblay a écrit le 10 décembre 2013

Le salaire de tous maires devrait être ajusté à leur juste valeur. Gérer une ville mérite des compétences, une vision et un bon salaire

Gaston Langlais a écrit le 10 décembre 2013

Bonjour, Dans ce "riche" Québec, il y a plus de 8 000 élus municipaux pour environ 50% de la population de la ville de New-York. En respectant les proportions, New-York pourrait compter 16 000 élus municipaux. Les assemblées devraient se tenir au stade des Yankees qui serait bien entendu bien rempli. Il n'y a pas si longtemps, le maire comme les échevins d'une municipalité étaient des gens qui offraient bénévolement leurs services. Les affaires municipales à l'instar de la santé et de l'éducation doivent passer sous le bistouri après être devenues des monstres financiers. La catastrophe n'est plus très éloignée. Gaston Langlais - Gaspé.

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