Affaires policières et juridiques

Barrage qui a cédé à Gaspé : les autorités font le point

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le chef de la nation Micmac de Gespeg, Claude Jeannotte, et le préfet de la MRC de la Côte-de-Gaspé et maire de Gaspé, François Roussy.

Le chef de la nation Micmac de Gespeg, Claude Jeannotte, et le préfet de la MRC de la Côte-de-Gaspé et maire de Gaspé, François Roussy. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – Les travaux qui ont causé la rupture d'un barrage mercredi après-midi, dans le secteur York de Gaspé, étaient nécessaires, ont indiqué les autorités jeudi après-midi.

Dans un point de presse afin de faire un bilan de la situation, le préfet de la MRC de la Côte-de-Gaspé, François Roussy et le grand chef de la nation Micmac de Gespeg, Claude Jeannotte, ont expliqué la nature des travaux qui étaient en cours au lac Denys.

Le niveau du lac qui servait jadis à la pisciculture achetée depuis par la nation était de deux à trois mètres plus élevé que le seuil critique. La MRC avait indiqué à la nation que des travaux étaient nécessaires. «Il fallait qu'on agisse», a indiqué M. Jeannotte.

Les Micmacs, responsables des opérations, avaient reçu les autorisations nécessaires auprès des autorités pour procéder aux travaux requis. Ils étaient en cours mercredi afin de créer une brèche pour faire descendre le niveau du lac d'environ deux mètres.

«On le savait qu'à la fonte des glaces ou s'il y avait une forte pluie que ça allait être dangereux», a indiqué M. Jeannotte.

«Tout le monde était d'accord qu'il y avait urgence afin de passer à l'action», a renchéri le préfet Roussy.

Ce qui s'est passé

C'est au moment de creuser la digue à l'avant des barrages des castors que les événements se sont accélérés. «Tout allait bien durant environ une heure. Ensuite, il y a un côté de la route de l'autre côté qui a cédé et on a perdu le contrôle. Les barrages de castors ont cédé. On pensait qu'ils n'auraient pas cédé», a expliqué M. Jeannotte.

Une pelle mécanique était à dégager un tuyau d'une digue qui était à l'avant et qui avait été écrasée par les barrages de castors. L'eau ne pouvait plus couler par le tuyau.

«Les barrages de castors, selon les informations qu'on avait, ne devaient pas céder», a précisé le chef micmac.

Les dommages

Les dommages à la pisciculture sont importants, mais M. Jeannotte ne peut en préciser l'ampleur, disant que le garage et son contenu ont été détruits ainsi qu'un bâtiment connexe. Des routes sont aussi à reconstruire sur le site.

Le ministère des Transports devra évaluer les solutions à apporter au boulevard York Ouest, emporté en partie par la crue subite. Le directeur du bureau de Gaspé, Marcel Boulet, parle de travaux qui dureront «quelques mois». «En fonction des solutions qui seront retenues, on verra si une voie de déviation sera construite», a précisé M. Boulet.

La salle communautaire de York, un bâtiment neuf qui devait être inauguré dans les prochains jours, a reçu un peu plus d'un mètre d'eau, mais les dommages sont mineurs, selon le préfet et maire de Gaspé, François Roussy.

Il a précisé avoir parlé avec les autorités gouvernementales et au ministre Gaétan Lelièvre afin de trouver les solutions. Il suggère aux citoyens touchés de contacter leur assureur.

La responsabilité

Pour l'instant, il est trop tôt pour savoir qui est responsable de l'événement et qui assumera les coûts importants causés par la rupture du barrage. «Quand les assurances vont faire le jeu à savoir les événements, il y aura une discussion à savoir qui paie quoi», a précisé M. Roussy.

La Sûreté du Québec a indiqué qu'aucun geste de nature criminelle n'est à l'origine de l'événement. Pour le corps policier, le dossier est fermé.

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