Banc des Américains : « Évaluer pour mieux protéger »

Par Karyne Boudreau, journaliste, graffici.ca
Le banc des Américains est une zone maritime de 1050 km2 qui côtoie les parcs nationaux de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé au sud-ouest et Forillon au nord-ouest.

Le banc des Américains est une zone maritime de 1050 km2 qui côtoie les parcs nationaux de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé au sud-ouest et Forillon au nord-ouest. Photo : Julie Delisle

NEW RICHMOND — Dans un second article sur la question de l’évaluation du potentiel pétrolier du banc des Américains, Le Devoir écrivait hier que la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, prétend que c’est d’abord pour mieux protéger ce secteur de toute exploitation future qu’elle a demandé l’analyse de la zone.

Rappelons que Québec a lancé en décembre un appel d’offres pour une étude dont l’objectif sera de déterminer s’il pourrait exister des ressources pétrolières et gazières exploitables dans le banc des Américains. Or, il appert que cette zone limitrophe aux parcs de l’Île-Bonaventure et de Forillon fait aussi l’objet d’une évaluation de la part du Fédéral qui souhaite en faire une zone de protection marine en raison de sa grande biodiversité et de la fragilité de son milieu.

Selon ce que la ministre a confié au Devoir, il n’existerait pas d’incohérence entre les deux démarches. Elle va même jusqu’à affirmer que le gouvernement péquiste poursuit le même but qu’Ottawa. « Les informations préliminaires dont je dispose, c’est qu’il n’y a pas de potentiel intéressant, rapporte le Devoir. Mais je trouve que c’est important avant de finaliser la question  du banc des Américains, de savoir ce qu’on protège. C’est vraiment dans une volonté de protéger le banc des Américains et d’être capables de compléter ce dossier que nous avons lancé l’étude », a confié la ministre au Devoir.

Et si l’étude commandée par Québec concluait à la nécessité d’aller de l’avant avec des forages exploratoires pour vérifier un potentiel économique? « Nous n’irons pas là », assure la ministre.

3 commentaires

Albert Picard a écrit le 12 janvier 2014

Ce n'est pas par accident si on s'intéresse à ce secteur. Il n'y a pas de pétrole en Gaspesie outre quelques barils, à Old Harry on ne sait pas si c'est du pétrole et du gaz. Le gaz ça vaut rien aujourd'hui et sortir du pétrole de là ce ne sera pas viable économiquement, à Anticosti si on réussi à extraire le pétrole de schiste qui s'y trouve, soit au mieux 1 à 2 % des 40 milliards de barils (soit 400 millions de barils, alors que le Québec en brûle 110 millions par an. On va tenir le coup un gros 4 ans), ce ne sera qu'après avoir construit 2000 plateformes de forage et forer 15 000 puits sur une île sans aucune infrastructure. Les propriétaires de Ford F150 vont se réjouir du 2$ le litre d'essence. Il reste quoi comme possibilité? Allons voir du côté du banc des américains.

Albert Labranche a écrit le 10 janvier 2014

Un doigt dans le nez l'autre dans le........... Typique.

Dany Brown a écrit le 10 janvier 2014

C'est en partie parce qu'on fait tout en double au Québec, qu'on doit 275 milliards. Faites l'étude avec les Canadians, on va sauver du temps (peut être) de l'argent certainement

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