Événement

AVALÉS PAR LES MULTIPLES CHARMES ET TALENTS DE PETITE-VALLÉE

Par Karyne Boudreau, rédactrice en chef, graffici.ca
Le grand manitou et fondateur du Festival, Alan Côté, est né sur le site du Village en chanson de Petite-Vallée. Issu de la célèbre famille Lebreux qui tenait l’auberge ou sont passé les plus grands de la chanson québécoise depuis les année 1950 et bercé

Le grand manitou et fondateur du Festival, Alan Côté, est né sur le site du Village en chanson de Petite-Vallée. Issu de la célèbre famille Lebreux qui tenait l’auberge ou sont passé les plus grands de la chanson québécoise depuis les année 1950 et bercé Photo : Karyne Boudreau

PETITE-VALLÉE, 7 juillet 2016 | Des festivaliers par milliers se sont déjà littéralement vus avalés par la convivialité de l’événement qui est l’hôte d’une quantité incroyable de talents dont des artistes d’une relève prometteuse ainsi que d’artistes de renom venus contribuer au succès de la 34e édition du Festival en chanson.

1,2 M$ en retombées

Pour sa 34e édition qui se déroule sous le thème : « J’aime ta grande Mer », Petite-Vallée met à contribution cette année pas moins de 200 bénévoles, plus d’une centaine d’artistes invités et 375 jeunes choristes Gaspésiens de 6 à 16 ans pour offrir pas moins d’une trentaine de spectacles et rapporter plus de 1,2 M$ en retombées économiques grâce au passage d’un nombre de passants ayant atteint 15 000 personnes l’an dernier, dans cette municipalité de 170 habitants.

Démarré en grande pompe le 30 juin dernier en compagnie de 375 enfants venus de partout en Gaspésie pour rendre hommage en chœur aux Trois Accords, artistes passeurs 2016, le Festival fera encore entendre cette fin de semaine Ariane Moffat jeudi, Pierre Flynn vendredi, ainsi qu’Isabelle Boulay en compagnie d’une joyeuse bande qui viendra clore l’événement sur des airs de country le samedi le 9 juillet.

375 enfants et 50 artistes chantent sur Trois Accords

Moment fort et porte d’entrée du Festival, 375 enfants Gaspésiens rassemblés en chœur jeudi en huit sous le grand chapiteau installé à Grande-Vallée n’ont pas manqué d’émouvoir les membres du groupe les Trois Accords, artistes passeurs 2016.

Samedi soir dernier, les Trois accords ont par ailleurs électrisé à leur tour les 800 spectateurs en donnant leur show entre deux pannes électriques pour le terminer sans micro ni lumière, sauf les cellulaires de la foule au milieu de laquelle ils ont chanté Saskachewan debout sur des chaises.

Dimanche, un spectacle à grand déploiement mettant en vedette une cinquantaine d’artistes ont de nouveau ému le groupe dont le leader Simon Proulx a eu de la difficulté dimanche à mettre le doigt sur ce qui fut pour lui le clou de son passage à Petite Vallée.

« C’est certain que le premier soir, avec la chorale, des centaines d’enfants qui chantaient nos chansons, c’était très touchant de penser qu’ils ont travaillé six mois à apprendre nos textes, a dit l’artiste. Il y a aussi le fait qu’on s’installe ici, a poursuivit Simon Proulx, qu’on est là plusieurs jours et qu’on rencontre les gens. C’est très convivial et c’est ce qui fait que c’est unique, Petite-Vallée », a confié l’artiste qui avouait par ailleurs avoir eu très peur de ne pas voir l’électricité revenir pour son spectacle.

« Finalement, on a été chanceux de le faire au complet, s’est réjoui l’artiste. Des moments comme ça, ça ne s’inventent pas. C’était vraiment magique le chapiteau blanc qui faisait refléter les lumières des cellulaires pour nous éclairer. On a souvent fait Saskatchewan acoustique pour finir le show, mais dans de plus petites salles. On n’aurait jamais osé le faire devant 800 personnes. Le sentiment que j’ai eu en vivant ce moment avec le monde qui était là, c’est qu’on a eu l’occasion de donner quelque chose de vraiment spécial aux gens qui nous ont reçus ici, et qui nous ont tant donnés », a ajouté le leader des Trois Accords.

L’incontournable pour la relève québécoise

Pendant toute la durée du Festival, une douzaine d’artistes formaient la sélection officielle 2016. Les artistes étaient conviés à venir peaufiner leur art et se produire devant les festivaliers en compagnie d’auteurs, de compositeurs et d’interprètes accomplis comme par exemple Yann Perreau qui est venu la première fois à Petite-Vallée, alors qu’il était lui même artiste de la relève. «C’est un grand plaisir pour moi d’y être à chaque fois. J’ai reçu beaucoup quand j’ai commencé, c’est à mon tour de redonner. D’autant plus que je reçois autant que je viens offrir », a ajouté l’artiste.

«Petite-Vallée, c’est le rêve, l’incontournable quand tu veux faire carrière comme artiste de la chanson au Québec », a lancé Charles-Antoine Gosselin, l’un des chansonneurs venu de Sherbrooke pour se perfectionner. « C’est un trip de fou! Un lieu de partage et de création incroyable», a ajouté Charles Robert de Sorel-Tracy. « C’est cool! Tout le monde est égal ici. Les vieux pros comme les jeunes, on est là pour la même chose, faire de la musique et tripper », de conclure Cédric St-Onge de Caplan, représentant Gaspésien de la sélection 2016 de Petite-Vallée.

Là où les notes parlent et où les mots chantent

« Les Rencontres qui chantent font parler les notes et chanter les mots », a joliment dit Marc Chabot, mentor à Petite-Vallée depuis plusieurs années, au terme de la 11e édition des Rencontres qui chantent, une résidence de création qui regroupait à Petite-Vallée cette année des artistes de la France, de l’Ouest Canadien, du Nouveau-Brunswick et du Québec, dont deux représentants Gaspésiens. L’auteure-compositrice-interprète Gaële, Québécoise d’adoption originaire des Alpes françaises assurait le mentorat en compagnie du parolier Marc Chabot.

Arrivés le 26 juin, les créateurs se sont produits dimanche le 3 juillet au Camp en chanson dans une prestation haute en émotions et riche en diversité pendant laquelle chacun interprétait une chanson inédite écrite, paroles et musique, durant leur séjour en terre Gaspésienne.

Parmi eux, La Valérie, 26 ans qui se produit en spectacle à titre d’auteure-compositeure-interprète depuis 3 ans en cumulant un autre boulot en mise en marché de la mode à Montréal. « J’entends parler de Petite Vallée depuis tellement longtemps. Je voulais décrocher du 9 à 5 à Montréal et vivre cette étape qui m’encourage à continuer. Il y a l’aspect rencontre, mais je n’avais jamais eu de formation proprement dite. Chaque jour, nous avons été stimulés à la créativité. La page blanche fait parfois peur, mais avec des outils comme je suis venue chercher ici, je sais que ça ira maintenant », a conclue La Valérie qui repart avec en poche une nouvelle chanson, paroles et musiques bien à elle, une musique qu’elle a couché sur un texte du gaspésien Philippe Garon, également participant aux Rencontres 2016, et un autre texte qu’elle a bien l’intention de mettre en musique dès son retour à Montréal.

Enfant chérie du Village et artiste accomplie

Jeanne Côté, avec son groupe Premier toit, travaille à la réalisation d’un mini-album de 5 chansons qui sera lancé le 21 juillet à La Vieille Forge. Le groupe sera aussi demi-finaliste à Granby en août. Pour celle qui a grandit au cœur de Petite-Vallée et dans l’univers de son père, Alan Côté, faire partie des Rencontres 2016 l’a enrichi, comblé, mais aussi complètement changé de sa contribution habituelle au Festival. « C’est comme une bulle de création de laquelle tu ne veux plus sortir. Je suis restée avec ma gang pour profiter au maximum de l’expérience. On était un peu à l’écart. On a commencé avant le festival et l’ambiance qui s’est créé est un peu en marge de la grosse affaire. Ça m’a vraiment plu! », s’est exclamée l’auteure-compositeure-interprète gaspésienne qui dit avoir particulièrement apprécié le contact avec différentes langues, différentes cultures et des styles variés qui se sont rencontrés dans le soucis de mettre en valeur les particularités de chacun tout en ne perdant pas de vu qu’il fallait faire un show qui se tienne.

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.