Éducation, Développement économique et exportation

Autre compression au Cégep de la Gaspésie et des Îles

Par Nelson Sergerie, journaliste, graffici.ca
Le directeur du Cégep de la Gaspésie et des Îles, Yves Galipeau.

Le directeur du Cégep de la Gaspésie et des Îles, Yves Galipeau. Photo : Nelson Sergerie

GASPÉ – Le Cégep de la Gaspésie et des Îles devra possiblement composer avec une nouvelle compression estimée à 350 000 $ pour la prochaine année financière, le 1er juillet prochain. Telle est la conclusion que tire le directeur général de l'institution, Yves Galipeau, en marge de la compression demandée de 20 millions $ dans l'ensemble des cégeps de la province.

« On s'attend encore à un ''effort budgétaire'' qui sera légèrement haussé par rapport à l'année dernière. On ne sait pas exactement l'ampleur de l'effort qui sera demandé », indique M. Galipeau, ajoutant qu'il attend toujours les données financières de Québec alors que l'élection d'avril a retardé le processus.

Pour l'exercice 2013-2014, cet effort était de 271 000 $. « Sur la base d'un 20 M$, si ça devait se concrétiser, l'effort budgétaire serait de l'ordre de 350 000 $. On s'attend maintenant que cet ''effort budgétaire'' devienne récurent », ajoute M. Galipeau.

Le conseil d'administration a donc adopté un budget préliminaire jeudi dernier, sensiblement le même que l'année 2013-2014 qui se termine le 30 juin, de l'ordre de 32,3 M$.

Le déficit accumulé était à 125 000 $ en début d'exercice et la direction avait espoir de l'éliminer cette année. « On le souhaite beaucoup. On doit être prudent et attendre les résultats de l'année en cours. Il serait téméraire de dire qu'on va effacer le déficit cette année, mais il va être certainement réduit. »

Il souligne être en ligne avec les prévisions budgétaires qui annonçaient un surplus de 165 000 $.

Compressions et réorganisation

Les services éducatifs seront protégés. Les activités administratives seront une fois de plus révisées.

« On est maintenant rendu à s'interroger sur des dépenses comme la poste, les impressions, les photocopies. Il faut couper partout, année après année », illustre M. Galipeau.

Le nouvel exercice amènera une révision structurelle et un chantier de travail sera lancé dès la rentrée scolaire afin d'optimiser les services : « Comment on restructure notre organisation pour fonctionner le plus efficacement possiblement maintenant avec les budgets et coupures récurrentes qui nous sont servis », avance M. Galipeau.

Un premier exercice sera fait dès la rentrée. Tout ce qui entoure l'organisation scolaire sera centralisé à Gaspé. « Par exemple, la fabrication des horaires. On pense que cette façon permettra de rendre les services plus efficaces. La gestion sera centralisée, mais les gens qui travailleront sur les dossiers demeureront dans les campus », explique M. Galipeau, parlant du projet-pilote.

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