Développement économique et exportation

Assurance-emploi : la réforme sévit déjà en Gaspésie

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Ouvert en 1999, le Centre de tri de Grande-Rivière est victime de la réforme de l’assurance-emploi.

Ouvert en 1999, le Centre de tri de Grande-Rivière est victime de la réforme de l’assurance-emploi. Photo : Thierry Haroun

La réforme de l’assurance-emploi cause déjà des dégâts en Gaspésie, alors que des  travailleurs du Centre de tri des matières résiduelles de Grande Rivière se seraient vus refuser leur demande de prestations d’assurance-emploi.

Le Centre fonctionne sur une base annuelle. Deux équipes de huit travailleurs, syndiqués à la CSN, se relaient par période de six mois.

Selon les informations obtenues par la préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier, les travailleurs qui avaient terminé leur contrat en janvier dernier pour laisser place à leurs collègues ne peuvent plus toucher à leurs prestations d'assurance-emploi en raison du resserrement de la loi. «On a appris qu’il y a des gens qui avaient fait leur demande et qui se sont vus refuser leurs prestations. C’est une conséquence directe de la réforme. C’est vraiment dommage», déplore-t-elle.

Perte d’expertise

La réforme du programme fédéral fragiliserait par ailleurs le fonctionnement du Centre de tri. Celui-ci ne serait plus en mesure de maintenir sa main-d’oeuvre qualifiée qui se retrouve sur une liste de rappel.

«C’est clair qu'on va perdre de l’expertise. Écoutez, dans les petites entreprises comme le Centre de tri, si tu as un mécanicien qui est malade, tu peux faire appel à une liste de rappel, mais là [avec le resserrement des règles de l’assurance-emploi] on ne peut même plus avoir une liste de rappel», ajoute Mme Lebouthillier. 

De son côté, la directrice générale du Centre de tri, Nathalie Drapeau, confirme qu’à ce jour, trois des huit employés qui ont terminé leur contrat de travail en janvier se sont vus refuser leurs prestations d’assurance-emploi.

Elle admet par ailleurs que la réforme du programme fédéral aura des conséquences sur le mode de fonctionnement de son organisme. De fait, l’alternance des équipes ne peut plus être envisagée comme cela a été le cas au cours des dernières années.

«Ça va représenter un défi de combler des postes par des gens qui ont une formation, qui ont une compétence. Nous avons du personnel qualifié qui a eu de la formation, pas juste sur deux jours, mais sur du long terme, comme le poste de mécanicien opérateur de presse. Quand ce mécanicien va prendre ses vacances, un congé, ou quand il sera malade, je le remplace par qui ? Avant j’avais deux mécaniciens qui travaillaient six mois chacun», rappelle Mme Drapeau.

Pour sa part, le président régional de la CSN, Éric Boulay, déplore grandement la situation. «C’est bouleversant. Écoutez, on voit les conséquences de la réforme sur des travailleurs. Et la perte de ses emplois représente également des pertes en retombées économiques locales.» 

14 commentaires

Brook Hurd a écrit le 30 octobre 2013

Merci pour cet article, c'est très intéressant! À mon avis, chaque type d'assurance (l'asurrance maison, l'assurances automobile etc.,) sont tellement importants!

M Beauchemin a écrit le 17 février 2013

SVP CE N'EST PAS EN S'OBSTINANT ENTRE-NOUS QUE LES CHOSES VONT S'AMÉLIORER. IL FAUT RÉPONDRE À CEUX QUI ONT CRÉÉ CETTE SITUATION ET NON AUX GENS TOUCHÉS PAR CETTE RÉFORME ABUSIVE. CESSEZ DE VOUS BATTRE ENTRE VOUS POUR SAVOIR QUI EXAGÈRE ET TOURNONS-NOUS VERS LE GOUVERNEMENT ABUSEUR AFIN QU'IL REVOIT SA POLITIQUE... SINON CHANGEONS DE GOUVERNEMENT!

Beauchamp a écrit le 15 février 2013

Excuser moi M Leblanc vue la distance j'avais pas saisi le sense de votre commentaire car à matin je vous es lu avant de partir travaillé un peux vite oui c'est sure que des gens peux travaillé à l'année mais c'est pas le cas pour tout le monde comme les pêche, le touriste , le bois et bien d'autre c'est là que le M.Harper as pas raison où il va détruire bien des régions et s'il as de l'argent à investir pour faire travailler ses gens là à l'année je suis sure qu'ils seront très heureux de pouvoir le faire

Beauchamp a écrit le 15 février 2013

M, leblanc on dirais qu'il as un brin de jalousie dans votre commentaire et pour votre information le M.fournier habite bien à 1hr. et plus des endroit dont vous parler, on dirais qu'il faut vraiemnt travailler à l'année pour ètre un vrai homme ceux qui sont sur le BS sont autant des ètres humain que vous et en plus il la bien dis qu'il avais le choix UN PAYS LIBRE QUI VEUX DIRE ON EST LIBRE DE FAIRE SE QU'ON VEUX CAL......

Joseph Leblanc a écrit le 14 février 2013

M.Harper a raison Si la région a des ressources naturelles dans son sous-sol pis a veut pas les exploités pour faire plaisir a des fonctionnaires vert tsé ....... Alors que des gens comme vous m.Fournier, vous pourriez travaillez soit chez Orbite, a la cimenterie Mc Innis ou sur les réseaux de pipelines de gaz ou pétroles a des bon salaires a l'année,pis c'est pas a 100 kilometres de chez vous......Alors vous avez toujours le choix .....

wayne fournier a écrit le 14 février 2013

Pour votre information c'est de moi que parle Nathalie Drapeau lorsque'elle parle de son mécanicien. Je suis un mecanicien industrielle en provenance de la Gaspésia. Quand j'ai perdu mon emploi avec la fermeture de l'usine j'avais le choix de partir travailler ailleurs ou rester ici avec un emploi de six mois par annee au centre de tri, car lors de mon embauche en janvier 2000 le travail partager six mois six mois etais deja en place. J'avoue que des biens meilleurs salaires etaient disponible ailleurs, mais j'ai pris la decision de rester dans ma region avec ma famille. Nous vivons dans un pays libre ou nous avons le droit de choisir notre avenir. Nous representer comme des tricheurs alors que nous avons accepter de travailler seulement six mois par annee pour favoriser d'autres emploi dans une region qui a besoin de chaque emploi disponible est un nonsense. Nous avons pas besoin de chercher de midi a quatorze heures pour realiser que notre economie depand de l'aide du gouvernement. Ce que Mr.Harper semble ignorer.

Beauchamp a écrit le 14 février 2013

Mème s'il pénalise 1 millions de gens à l'assurance chômage, sur ta  paye ton assurance emploie va ètre déduit quand mème pourquoi pas la donné au pauvre gens dans le besoin plutôt enrichir des riches pour acheté toute sorte de chose pour faire la guerre et le ect...........

Beauchamp a écrit le 13 février 2013

Excuser vous monsieur Fortin à se centre il avais aucune tricherie celà étais une entente entre employeur et employé-es dont une convention collective existais avec une lettre d'entente où elle étais signé en 2001 par les 2 partie pour faire travaillé plus de gens possible après la fermeture de la gaspésia et le moratoire sur les pêche et c'étais pas de la manipulation comme vous dites peux ètre que vous aimerez mieux que se sois M.Harper qui profite de la caisse de l'assurance emploie  avant de donné des commentaire comme le vôtre faudrais avoir plus d'information ..........

Papi a écrit le 13 février 2013

je suis tout a fait daccord avec Fortin. L'assurance emploi ne doit pas devenir un programme social ni une forme de subvention a l'emploi. Dans les faits c'est une asurance au même titre que l'asurance salaire, que l'assurance auto ou maladie, c'est en cas de besoin seulement. Les pratiques comme celle décrite sont choses courantes mais peu connues du public, car si c'était le cas il y aurait sûrement des contestations des employeurs et des nombreux employés qui eux travaillent a temps plein. Ceci dit je n'approuve pas la réforme de l'assurance emploi qui va causer des tors irréparble dans nos régions.

Jean-Francois Samuel a écrit le 13 février 2013

@Jean-Mathieu Fortin Le citoyen sans emploi si il a une compétence reconnue déménager ou il y a des emplois c'est une solution aussi.

Jean-Matthieu Fortin a écrit le 13 février 2013

Dans les petits milieux où le nombre de travailleurs spécialisés pour certains postes est rare, cette pratique est tout à fait logique. On ne peux pas remplacer un opérateur de machinerie par n'importe qui. La formation est nécessaire et elle ne se fait pas en deux heures. S'il y a 20 opérateurs de machinerie dans le secteur, excellent. Mais s'il n'y en a que deux, il faut faire en sorte que l'expertise des deux serve. Vaut-il mieux deux employés à 6 mois par année ou un employé permanent et un citoyen sans-emploi?

Danie a écrit le 13 février 2013

la situation décrite ressemble à du travail partagé. Cela est permis par la loi mais pour ce faire, il faut une entente entre Service Canada et l'employeur en question, ce qui ne semble pas être le cas ici. Je suggère donc fortement à l'employeur, d'essayer de conclure une entente rapidement.

Julie M. a écrit le 13 février 2013

Je suis vraiment inquiète de cette réforme de l'assurance-emploi, étant une enseignante à statut précaire. Cependant, cet article porte à confusion. Pour quel motif les travailleurs se sont-ils vu refuser leurs prestations? Quel est le lien avec la réforme? Si j'ai bien compris, la réforme oblige les travailleurs sur le chômage à se chercher un emploi à moindre salaire, mais ce n'est pas ce dont il est question ici. J'aimerais en savoir plus afin de bien comprendre la situation! Merci!

Fortin a écrit le 13 février 2013

après avoir lu.............c'est de la triche qu'il faisait à se centre......Le chômage n'était pas pour aider ce système, c'était pour aider ceux qui avait perdu leurs emploie: exemple : saisonnier, fermeture de poste, fermeture d'entreprise. Et non pour aider des entreprises à avoir le double d'employé aux cas ou........c'est tout ces manipulation de la Loi qui fait que les autres paie pour ça..............Les Villes font la même chose........Aller voir la Ville de Matane, dans certain secteur il alterne 3 mois de travail 3 mois de congé ( Payé par le chômage), c'est de l'abut..et voici le résultat, à cause d'eux ceux qui en ont vraiment besoin se retrouve dans le pétrin..

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