Politique

Assurance-emploi : plusieurs manifestations prévues demain

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le 27 octobre dernier, quelque 2000 personnes avaient manifesté à Pointe-à-la-Croix et à Campbellton contre la réforme de l’assurance-emploi.

Le 27 octobre dernier, quelque 2000 personnes avaient manifesté à Pointe-à-la-Croix et à Campbellton contre la réforme de l’assurance-emploi. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Quatre manifestations se tiendront simultanément dans la région demain en appui à la délégation de l’Est du Québec qui rencontrera à Ottawa la ministre fédérale des Ressources humaines, Diane Finley.  

Au total, une quarantaine de membres de la Coalition sur l’assurance-emploi de l’Est du Québec seront à Ottawa afin de faire valoir leur mécontentement envers la réforme.

Alors que représentants rencontreront directement la ministre, d’autres profiteront de leur passage sur la colline du Parlement pour rencontrer des chefs de partis et des députés afin de solliciter leur appui dans la lutte qu’ils mènent contre les modifications au programme.

Afin de supporter les membres de la coalition, quatre manifestations se tiendront à 10h à Sainte-Anne-des-Monts, à Chandler, à Rivière-au-Renard et sur le pont J.C. Van Horne, qui relie Campbellton à Pointe-à-la-Croix.

Le président de la Conférence régionale des élus Gaspésie-les-Îles (CRÉGÎM), Bertrand Berger, qui sera à Ottawa, reconnaît que les chances de convaincre la ministre de revoir certains aspects de la réforme sont minces. «Notre démarche n’est pas garantie de succès, admet-il. Mais même si on ne sort pas de là avec des réponses positives, ce ne sera pas une raison d’arrêter la mobilisation. Au contraire, ce sera une raison de la poursuivre. Nous menons une course de longue haleine, pas un marathon», illustre-t-il.

M. Berger soutient que l’objectif de la rencontre est d’expliquer à la ministre les impacts de sa réforme sur l’économie régionale et de lui demander de la suspendre pour «se donner du temps» afin de mesurer convenablement ses conséquences. «On ne nie pas qu’il peut y avoir des changements à la loi qui peuvent être acceptables. Mais dans l’état actuel des choses, ça n’a pas de bon sens. S’il y a des problèmes avec le programme, faisons-les ressortir et proposons des amendements. Il ne faut pas faire table rase et envoyer tout le monde dans la dèche», peste-t-il.

Le président de la CRÉGÎM souhaite que la ministre soit notamment sensibilisée aux conséquences de la réforme sur l’industrie saisonnière. «Si un travailleur spécialisé dans l’industrie de la pêche doit quitter la région pour travailler, il risque de ne jamais revenir. Les usines se retrouveront avec une pénurie de main-d’œuvre spécialisée», pense-t-il.

Rappelons que les nouvelles dispositions prévoient qu’un certain nombre de chômeurs, «les prestataires fréquents», se verront offrir des «emplois convenables», soit des emplois pour lesquels ils sont qualifiés à 70% de leur salaire horaire antérieur, et dont le lieu peut se trouver jusqu’à une heure de déplacement.

Un chômeur est considéré comme un «prestataire fréquent» lorsqu’il a présenté trois demandes ou plus au cours des cinq dernières années et qu’il a bénéficié de plus de 60 semaines de prestations durant cette même période. Plusieurs travailleurs saisonniers entrent dans cette catégorie.

De l’avis de la ministre Finley, les modifications viennent «seulement préciser» ce qui constitue une recherche raisonnable en vue de trouver un emploi convenable. «Personne n’est forcé de quitter sa collectivité pour trouver un emploi. […]
S’il n’y a pas d’emploi vacant dans leur collectivité, les prestataires continueront à recevoir leurs prestations, comme cela a toujours été le cas», a-t-elle assuré la semaine dernière par voie de communiqué. 

La ministre rencontrera aussi son homologue du Québec, Agnès Maltais, au cours de la journée

1 commentaire

Beauchamp a écrit le 26 février 2013

Ont se bat dans une convention collective pour négocié des salaires raisonnable, car il a du syndicat mème dans des industrie saisonnier, et là il faudrais aller travaillé à un salaire de 70% de ton salaire sa tient pas la route

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