Politique

Assurance-emploi : Ottawa rejette toutes les motions

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Quelque 2000 personnes avaient manifesté contre la réforme de l’assurance-emploi le 27 octobre dernier à Pointe-à-la-Croix et à Campbellton.

Quelque 2000 personnes avaient manifesté contre la réforme de l’assurance-emploi le 27 octobre dernier à Pointe-à-la-Croix et à Campbellton. Photo : Antoine Rivard-Déziel

La majorité conservatrice siégeant au comité permanent des Ressources humaines a rejeté toutes les demandes visant à identifier les conséquences de la réforme de l'assurance-emploi.

C’est du moins ce qu’affirme le député néo-démocrate de la circonscription de Montmagny-l'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, François Lapointe, qui siège à ce comité. Ce dernier indique que plusieurs motions en ce sens ont été déposées et qu’elles ont toutes été refusées d’emblée, forçant même un huis clos, déplore M. Lapointe.

«On a, à quatre reprises, déposé une motion demandant qu’il y ait une étude conduite par le comité portant sur les conséquences de la réforme dans l’Est du Canada. Et les quatre motions ont été reçues par la majorité conservatrice par un huis clos. C’est-à-dire qu’avant même qu’on puisse voter sur ces motions-là, les journalistes sont expulsés, la salle, les micros et les caméras sont fermés! Et j’ajouterai que, dans les quatre tentatives, nous n’avons même pas obtenu le début d’une consultation auprès des gens concernés».

Le député soutient également que les conservateurs ont refusé que soient organisées des audiences publiques afin de permettre aux industriels de la pêche et de la foresterie, entre autres, de présenter leurs doléances devant le comité.

«On souhaitait donner la possibilité aux représentants de ces industries, qui créent des centaines et des milliers d’emplois, de venir dire au comité combien ils sont inquiets devant la possibilité de perdre leurs ressources humaines en raison de la réforme de l’assurance-emploi. Alors si la réforme est si bonne selon les conservateurs, pourquoi refusent-ils systématiquement de rencontrer ces gens-là?», se questionne M. Lapointe.

Le député compte d’ailleurs trouver une façon «de forcer une rencontre» avec la ministre des Ressources humaines du Canada, Diane Finley, le mois prochain.

Réaction de Philip Toone

De son côté, le député fédéral de la Gaspésie-les-Îles, Philip Toone, se dit «déçu, mais pas surpris» de l'attitude des conservateurs qui refusent que des études soient produites relativement aux conséquences de la réforme de l'assurance-emploi. «On ne nous dit rien. Le gouvernement travaille dans la noirceur. On sait qu’au bout du compte, le gouvernement va sauver de l’argent, mais il ne veut pas nous dire l’impact réel».

Philip Toone ajoute que Service Canada a, à son tour, refusé des demandes d'élus qui souhaitent que des sessions d'information portant sur les mesures de la réforme de l'assurance-emploi soient organisées dans les régions. «Services Canada a reçu l’ordre de ne pas expliquer les mesures de la réforme».

2 commentaires

Michel Denis a écrit le 24 janvier 2013

2000!2000 seulement! Youhou! Youhou! Gaspésiens c'est vous qui êtes visés par ces réformes comment pouvez-vous rester aussi impassible? Je comprend que l'on ne vous envoies pas dans des chambres à gas mais quand même. Prenez donc exemple sur la jeunesse instruite qui avait insufler un vent d'éveil le printemps dernier même pas besoin de leur diplôme pour comprendre que c'est révoltant ce qui vient et c'est à vous que çà va faire mal.Seul solution rapatriement de l'assurance emploi,çà régionalisation et l'indépendance du Québec.

Jérôme Blais a écrit le 22 janvier 2013

Décidement le totalitarisme est installé et le Kébec n'échappe pas à la déshumanisation de la société (si on peut encore l'appeler ainsi)canadienne. Étant encore sous son joug,le Kébec en à même ses partisants du régime fascisant et monarchique(pléonasme ici),cette autoritarisme qui divise et monte les uns contre les autres un peu comme Hitler a su le faire avec son peuple.Et attention à ceux qui se tourneront demanderont l'aide de québec tout est en place,par expérience on demandera que vous soyez éligible a une subvention salariale pour cela on vous refusera du travail dans lequel vous pouvez avoir de l'expérience et l'on vous dirigera vers des emplois que vous êtes sans expérience et sous-payés justifié voir au salaire minimum.Stratégie relancer le secteur manufacturiel à coût compétitif en abaissant le niveau de vie ,autrement dit nous arrivons à l'ère de la marchandisation des masses. Voilà l'espace qu'ils ont aménagé dans le vide laissé par le cynisme de la population gelée aux drogues du cathodique. Maintenant çà suffit l'apathie ,debout!

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