Assurance-emploi : la mobilisation se poursuit en Gaspésie

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Quelque 1500 personnes ont manifesté dans les rues de Chandler.

Quelque 1500 personnes ont manifesté dans les rues de Chandler. Photo : Thierry Haroun

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi après-midi à Chandler, à Gaspé et à Sainte-Anne-des-Monts contre la réforme de l’assurance-emploi. 

À Chandler, quelque 1500 personnes se sont rassemblées devant les bureaux de Service Canada avant d'entamer une longue marche dans les rues de la municipalité.

Les manifestants tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «non au trou noir» ou «stop Harper». Syndicalistes et élus ont tour à tour prononcé des discours prônant la mobilisation citoyenne.

Le coordonnateur du Mouvement action chômage de la Gaspésie, Gaétan Cousineau, n'a pas mâché ses mots dans un discours qui a soulevé la foule. «La présente loi et ses mesures seront brutales. Jamais les modifications à l’assurance-emploi auront été aussi dommageables. Après avoir volé la caisse de l’assurance-emploi de 60 milliards de dollars, on vole les travailleurs saisonniers, les gens à statut précaire. On vous vole 50% pour chaque dollar gagné, c’est inacceptable! Restez mobilisés!», a clamé M. Cousineau.

La préfète de la MRC du Rocher-Percé, Diane Lebouthillier, s'inquiète particulièrement pour les prestataires qui ne toucheront plus de chèque d'assurance-emploi dès le mois de mars. «Le trou noir [une période sans revenu], c’est désastreux pour les gens et pour toute la structure économique de la MRC. [Le gouvernement] ne peut pas se permettre d’être aussi méprisant envers des régions comme la nôtre. On ne peut pas traiter les Gaspésiens comme du bétail!», a-t-elle scandé sous les applaudissements nourris. «Le 27 février, on va se rendre à Ottawa. On le ne lâche pas!»

D’autres réactions

Le représentant syndical de la CSN, Jean-Roch-Albert, juge que la réforme imposée par Ottawa démontre à quel point le gouvernement «est déconnecté» de la réalité des régions.

«L’économie de nos régions sera ébranlée par un exode de la main-d’œuvre dans les secteurs des pêches, de l’agriculture, du tourisme et de la construction», a-t-il déploré.

«Harper veut fermer les régions comme la Gaspésie !», a pesté de son côté le maire de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, Léo Lelièvre, ajoutant que le trou noir «n’a pas d’allure!».

D’autres manifestations se sont tenues simultanément à Gaspé, où on a dénombré plus de 250 personnes, et à Sainte-Anne-des-Monts, où 700 personnes se sont rassemblées.

4 commentaires

Michel Denis a écrit le 28 janvier 2013

Ok la pétition est signé,les slogans sont criés dans la rue mais le plus impportant reste à faire,bloquer l'accès à tout édifice canadien,tout fonctionnaire complaisant à se régime fasciste ne doit pas pouvoir entrer travailler dans bureau représentant ce gouvernement totalitaire! Dehors le canada! Non au forçat!

Michel Roy a écrit le 28 janvier 2013

Pour votre information, y a un pétition sur internet : https://www.change.org/en-CA/petitions/nous-demandons-le-retrait-de-la-r%C3%A9forme-%C3%A0-l-a-e-we-ask-for-the-withdrawal-of-ei-changes?utm_source=share_petition&utm_medium=url_share&utm_campaign=url_share_after_sign

Joel Leblanc a écrit le 28 janvier 2013

Excellente idée! M. Thibodeau Prenons notre avenir économique en mains ,sacrons ce canada dehors de chez-nous!

Gilles Thibodeau a écrit le 28 janvier 2013

Bonjour . Deux fois vous avez eu la chance de dire oui , deux fois vous avez dit non , deux fois vous avez accepté de confier votre argent aux autres , dernièrement vous avez dit N.P.D.. Aujourd'hui le Canada frappe la région la plus pauvre de sa Country ,il s'en fout complètement , pour ce Canada , la Gaspésie c'est un trou noir . Rappelez - vous un certain trou d'eau ( Forillon) . Bien entendu quelle que soit votre allégeance je suis derrière vous et de votre combat , mais la prochaine fois dites donc oui. Bonne semaine. Gilles.

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.