Assurance-emploi : des mesures qui font déjà rager en Gaspésie

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Le coordonateur du Mouvement action chômage Gaspésie-les-Îles, Gaétan Cousineau.

Le coordonateur du Mouvement action chômage Gaspésie-les-Îles, Gaétan Cousineau. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Les nouvelles mesures de la réforme de l'assurance-emploi portant sur la démarche de recherche d'emploi inquiètent sérieusement le Mouvement action chômage de la Gaspésie-les-Îles (MAC).

Ce volet de la réforme, qui devait entrer en vigueur en janvier 2013, est déjà en marche confirme le coordonnateur du MAC, Gaétan Cousineau.

Ainsi, les chômeurs doivent désormais montrer patte blanche dans le cadre de leur recherche. Depuis peu, les prestataires de l'assurance-emploi en région urbaine doivent fournir des preuves qu'ils ont fait une demande par jour, soit cinq fois par semaine. Quant à eux, les ruraux doivent le faire trois fois par semaine.

Les prestataires doivent, lors de leur convocation chez Services Canada, indiquer la date de contact, le type d'emploi recherché, le nom de l'employeur, la méthode de contact et les résultats de la recherche. Ce processus est vertement dénoncé par Gaétan Cousineau. «On soupçonne le gouvernement de vouloir créer la peur, stigmatiser les chômeurs, et de leur faire accepter n’importe quel emploi, à n’importe quelle condition, à n’importe quel salaire!», rage Gaétan Cousineau.

Des employeurs également mécontents

Ce dernier note de plus que cette mesure n'a rien pour plaire aux employeurs. «Certains employeurs s’inquiètent même de l’achalandage accru des demandeurs d’emploi dans la période où eux-mêmes sont en période ralentie. Je peux vous dire qu'il y a des employeurs qui sont inquiets».

Il dit également constater «une agressivité accrue des agents de Service Canada qui rendent des décisions sur des détails infimes de la loi découlant de la méconnaissance des réalités de notre région, méconnaissance des cycles de travail et des employeurs puisqu’ils sont de la région de Montréal.»

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5 commentaires

Beauchamp Yvanhoe a écrit le 21 décembre 2012

M. Pelletier ètes vous un extra terrestre ou quoi j'ai 58 ans je va aller suivre un métier peux ètre que cela va prendre 1 an 2 ans sa fais 38 ans que j'ai quitté l'école et la majorité des gens sont comme moi aller dont dire vos connerie ailleur

francine rondeau a écrit le 8 novembre 2012

Et, la ¨ca va faire. Ils ont le droit comme tout le monde d'avoir droit au chomage. Moi, c'est le contraire je suis partie de montreal il y a 2 mois, car je me suis acheter une maison et le centre des services sociaux en santé, me dit pas de probleme ont engage régulièrement. Tu vois, je n'ai pas droit au chomage car je n'ai pas de raison valable et le CSSS ne ma pas promis d'emploi selon le Chomage. J'envoie plus de 1 c.v part jour, j'ai un bacc et aussi une nouvelle formation en santé (dep) je me suis recyclé, J'avais un salaire de pres de 19.00 et je n'ai toujours pas d'emploi. AE pénalise encore ceux qui n'ont pas beaucoup d'instrution, mes ces memes gens ont du coeur au ventre pour retiré leurs AE. Ils travaillent en moyenne 75 hrs pour leur timbres, y'a des limites. C'est pas des cons ils veulent justent ce qui leur est du avec ce qu'il onts payer

Gilles Thibodeau a écrit le 8 novembre 2012

Bonjour . Vous avez voulu M. Thoone , vous avez M. Thoone . Vous voulez toujours que les fédérés gèrent votre argent , alors vous avez le résultat choisi . Bonne journée .

Gaston Poirier a écrit le 7 novembre 2012

C'est ça, M. Pelletier, trouvez leur une job d'hiver, pis nos travailleurs des pêches, de la forêt et du tourisme vont combler tous les postes que vous aurez à combler! Sauf que des jobs d'hiver, y en a pas assez en Gaspésie pour faire travailler tout le monde... Solution : nous aider à en créer! C,est beau de dire au monde de lever leur derrière pis d'aller travailler, mais quand y a pas de job, la solution est l'assurance-chômage, une assurance qu'on paye à même nos salaires et qui doit nous protéger quand on perd notre job, que ce soit en raison de la saison ou en raison de la fermeture de l'usine... Capiche?

Gaston Poirier a écrit le 7 novembre 2012

Quand tu as un emploi de 16 ou de 20 semaines par année (110 ou 140 jours) à cause de son caractère saisonnier, tu devras envoyer 225 ou 255 C.V. par année!! Il est là le caractère loufoque et ridicule de ces nouvelles règles! Les milieux où se trouvent les jobs saisonnières sont souvent des milieux très manuels où tu n'as pas besoin de diplôme et où les travailleurs n'ont pas de diplôme. Donc, si on exclut toutes les jobs nécessitant une technique ou un bacc ou plus, il ne reste plus grand jobs disponibles en dehors des saisons où les gens travaillent habituellement... Donc, on appelle ça "envoyer des CV pour envoyer des CV"! Si on pousse le ridicule plus loin, on va demander à un pêcheur slaqué en novembre d'envoyer son CV à l'hôpital pour combler des postes d'infirmière ou de médecin, car on va s'entendre, l'hiver, y a pas grand jobs manuelles disponibles en Gaspésie!! La solution : la création d'emplois durables et des postes saisonniers d'hiver... Multiplier des CV, ça fait juste ch*** les travailleurs et les employeurs (qui recevront et traiteront inutilement des centaines de CV de gens non qualifiés pour des jobs sur lesquelles ils sont obligés de postuler parce que le sacro-saint dieu fédéral les y oblige) : ça ne règlera pas le fond de la question!

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