Politique

Assurance-emploi : la délégation de l’Est se bute à un mur

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le président de la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles, Bertrand Berger, qualifie «d’arrogante» et de «méprisante» l’attitude de la ministre Diane Finley.

Le président de la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles, Bertrand Berger, qualifie «d’arrogante» et de «méprisante» l’attitude de la ministre Diane Finley. Photo : Antoine Rivard-Déziel

La délégation de l’Est du Québec n’a pas réussi à convaincre la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, de suspendre la réforme de l’assurance-emploi, au terme d’une rencontre d’une quarantaine de minutes. 

Des représentants de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent, des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord s’étaient déplacés mercredi à Ottawa pour demander au gouvernement fédéral de suspendre l’application de la réforme.

Ces derniers souhaitent que les conservateurs mènent une consultation pancanadienne dans le but d’en arriver à des modifications qui répondent aux besoins des travailleurs, des entreprises et de l’industrie saisonnière.

C'est avec un sentiment d'amertume qu'ils sont ressortis de leur rencontre avec la ministre Finley. «On nous a répondu que la réforme sera appliquée et que les impacts seront mesurés au fur et à mesure. Autrement dit, ils nous disent qu’ils vont faire les dégâts et qu’ils vont peut-être les réparer après. Ça n’a pas de bon sens», tonne le porte-parole de la délégation et président de la Conférence régionale des élus de la Gaspésie-les-Îles, Bertrand Berger.

Les représentants ont également échoué dans leur tentative d’obtenir les études d’impacts de la réforme. «Encore là, c’est le silence radio. J’en conclus, et c’est très grave, que le gouvernement n’a pas mesuré les impacts. C’est totalement irresponsable», dénonce le porte-parole.

«Arrogante» et «méprisante»  

Par ailleurs, M. Berger qualifie «d’arrogante» et de «méprisante» l’attitude de Mme Finley. Cette dernière aurait affirmé que certaines craintes formulées par les représentants sont des «mythes» et même des mensonges. «Quand nous avons soulevé les différents points et rapporté les craintes des citoyens, la ministre nous a répondu qu’on faisait peur au monde et qu’on faisait circuler des faussetés», rapporte M. Berger.

Pas que du négatif

Même si la rencontre avec la ministre n’aura pas donné les résultats souhaités par la délégation, le porte-parole ne regrette pas le déplacement sur la colline du Parlement.

«Nous avons rencontré tous les partis d’opposition et rencontré individuellement un certain nombre de députés. C’est un travail de sensibilisation qui portera ses fruits», dit-il, avant d’ajouter que son regroupement a la ferme intention de poursuivre la pression auprès des conservateurs.  

M. Berger croit que si la mobilisation se poursuit, le gouvernement «n’aura plus le choix» de revoir certains aspects de sa réforme. 

4 commentaires

Beauchamp a écrit le 1 mars 2013

je vous approuve à 100% M. Poirier vous avez entiérement raison, comme vous dites si bien tout se qui cadre pas dans leur idéologie est de la merde, on est rendu où, faire payer des gens parce que mème s'ils ont pas leur vote à la prochaine élection il va entrer quand mème, nonnnn voyons se sont quoi des bandit, une chose que je sais se sont des voleurs qui a pigé des milliards dans la caisse d'assurance emploie qui leur appartenais pas, et en plus ont veux plus personne sur l'assurance emploie mais payer et je la garde pour moi en tout cas je ferme ma yeule sinon je va dires des choses...........

Joseph Leblanc a écrit le 28 février 2013

Mettez vous ça dans la tête Harper en a rien a foutre du Québec. IL est capable de rentrer majoritaire sans le Québec.Nous nous sommes dit non 2 fois pour être indépendant Pis il le sais, et il agit en conséquence. P.S. Toone s'en vas tu avec le Bloc ou il continue a faire le soldat avec le Npd pis voter contre le Québec ( loi de la clarté, ligne de haute tension pour Terre-neuve pis j'en oublie )

Yanick Desbiens a écrit le 28 février 2013

Je crois que les Conservateurs comprennent très bien le contexte saisonnier de plusieurs régions de l'est du Québec et des maritimes. Larry Smith, ex-candidat conservateur nous avait averti en campagne électorale que les régions qui ne voteraient pas pour le pouvoir allaient en subir les conséquences.Ils nous font maintenant payer pour avoir voté en fonction de nos convictions plutôt que par calcul politique. On a déjà vu un exemple alors que le bureau de Service Canada a Rimouski a été déménagé à Thetford Mines suite à une intervention du ministre Paradis qui est député dans ce secteur.

Gaston Poirier a écrit le 28 février 2013

La ministre Finley et le gouvernement Harper sont aveuglé par l'argent et le pétrole de l'ouest... Tout ce qui ne cadre pas dans leur idéologie est de la merde. L'économie saisonnière n'existe pas pour eux : si le pétrole était saisonnier, ils comprendraient la réalité. Et le régime d'assurance emploi coûte pas une cenne noire au gouvernement, qui se permet même d'aller y empocher les surplus à coups de milliard$$. Quand on parle de coupures idéologiques, c'est exactement ça. Et on oublie les impacts sur les régions aux prises avec les économie saisonières! Insultant! M. Berger et tous les porte-paroles de la coalition, continuez de décrier cette réforme mesquine et sauvage!

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