Développement économique et exportation

Aquaculture : Québec investit près de 500 000 $ pour la recherche

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le député de Bonaventure, Damien Arsenault, a annoncé vendredi un investissement de près de 500 000 dollars au Centre de transfert et de sélection des salmonidés situé à Nouvelle.

Le député de Bonaventure, Damien Arsenault, a annoncé vendredi un investissement de près de 500 000 dollars au Centre de transfert et de sélection des salmonidés situé à Nouvelle. Photo : Antoine Rivard-Déziel

Le gouvernement du Québec investit 492 887 dollars pour soutenir le Centre de transfert et de sélection des salmonidés (CTSS) situé à Nouvelle dans la Baie-des-Chaleurs.

L’argent permettra au Centre de poursuivre son programme de sélection génétique de l’omble de fontaine (truite mouchetée) et le démarrage d’un programme similaire pour l’omble chevalier (truite rouge).

L’objectif de ce projet est de développer des souches améliorées par le croisement génétique de poissons performants afin d’obtenir les meilleurs poissons juvéniles et ainsi améliorer la performance des pisciculteurs du Québec.  

«C’est une bonne nouvelle pour la circonscription de Bonaventure, mais aussi pour tout le secteur de l’aquaculture de la province. Le Québec a tout à gagner d’une industrie de l’aquaculture forte, concurrentielle et productive. Ce secteur est en expansion», a déclaré le député de Bonaventure, Damien Arsenault en conférence de presse.

Le CTSS est un le seul organisme au Québec qui développe des souches de truites améliorées, un secteur spécialisé note M. Arsenault. «Les membres du Centre font un travail unique au Québec. Le gouvernement est heureux de s’associer à la mise en valeur du potentiel de la Gaspésie dans le domaine de la recherche spécialisée», a ajouté l’élu.

Forte concurrence

Le directeur général du CTSS, Luc Picard, estime que cet investissement ne sera pas de trop, le secteur de l’aquaculture étant très concurrentiel. «Les pisciculteurs doivent tenir leur coût de production très bas pour demeurer rentables. Alors plus les poissons grossissent vite, plus les entrepreneurs ont de chance de rentabiliser leurs opérations», explique-t-il.

M. Picard explique que depuis l’inauguration du Centre à Nouvelle en 2005, les recherches ont permis d’améliorer de 30 % la croissance des poissons. «Pour une entreprise d’aquaculture, ça peut représenter une économie de 30 000 à 40 000 $ par année», précise le directeur.

La poursuite du projet du CTSS est rendue possible grâce à une subvention de 233 887  dollars provenant du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, de 150 000 du Fonds d’intervention stratégique régional et de 109 000 dollars du Fonds de soutien au développement des créneaux d’excellence.

1 commentaire

Albert Picard a écrit le 24 mars 2012

Oui, bonne nouvelle effectivement. J'espère qu'elle sera bonne cette truite. Elle semble vouloir croître si rapidement. Je l'essaierai dans ma poêle ou mon pâté au poisson, et j'aurai une bonne pensée pour messieurs Arsenault et Picard et tous les travailleurs et toutes les travailleuses de cette entreprise pour qui la réussite de ce projet leur est aussi attribuable.

Envoyer un commentaire

Votre commentaire pourrait être modéré ou retiré s'il ne respecte pas notre politique de publication.