Développement économique et exportation

Après l'éolien, l'hydrolien

Par Antoine Rivard-Déziel, journaliste, graffici.ca
Le député de Gaspé et ministre des Régions, Gaétan Lelièvre (à gauche) et le député de Bonaventure, Sylvain Roy.

Le député de Gaspé et ministre des Régions, Gaétan Lelièvre (à gauche) et le député de Bonaventure, Sylvain Roy. Photo : Antoine Rivard-Déziel

NEW CARLISLE — Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, espère que les recherches en matière d'énergie hydrolienne aient éventuellement un impact en Gaspésie.

Québec a récemment annoncé un appui de 85 M$ à la filière hydrolienne. Cette aide vise à soutenir le développement d'un projet de parc hydrolien de démonstration dans le fleuve Saint-Laurent. D'abord, le soutien gouvernemental permettra d'installer six turbines hydroliennes d'une capacité de 0,75 mégawatt (MW) près du pont de la Concorde à Montréal. Ces dernières serviront à analyser la technologie utilisée. Par la suite, en 2016, un parc de démonstration de 40 hydroliennes d'une capacité de neuf MW sera installé au même endroit.

 

L'énergie hydrolienne est produite à partir d'une turbine placée dans un cours d'eau. Le courant, ou les marées l'a fait tourner, générant ainsi de l'électricité. 

 

Le projet devrait permettre la création de 75 emplois chez RER Hydro, principalement dans son usine de Bécancour, où les 46 turbines seront fabriquées.

 

Le gouvernement souhaite ainsi que ces recherches aident à la commercialisation de cette filière à l'échelle internationale et fasse du Québec un leader en matière de fabrication. À terme, si la technologie fonctionne, l'usine de Bécancour pourrait fabriquer 500 turbines par année, espère le gouvernement Marois.

 

Bien que cette annonce concerne la vallée du Saint-Laurent et que le projet de RER Hydro ne prévoit pas pour le moment la construction d'hydrolienne en mer, le député Sylvain Roy estime possible que la Gaspésie puisse en tirer profit indirectement à long terme.

 

« L'expertise de l'éolien développée en Gaspésie va peut-être servir à l'hydrolien. On est dans le même terrain de jeu. Tout est possible », souligne-t-il, ajoutant cependant qu'il « n'est pas prêt à dire » que des composantes pourraient être construites dans la région. 

 

M. Roy ajoute que l'énergie hydrolienne est complémentaire à l'éolien et à l'hydro-électricité. Selon lui, l'appui envers cette filière démontre la « volonté » gouvernementale de soutenir l'économie verte. 

10 commentaires

Albert Picard a écrit le 2 décembre 2013

Monsieur ne fait pas souvent dans la flatterie. Il ressemble curieusement à un certain Langlais... Qu'elle est donc sa véritable identité? (N.B. Ce n'est pas une question.)

Albert Labranche a écrit le 30 novembre 2013

Bonne nouvelle. Si seulement nous en avions besoin. Un marché si ceux qui achètent n'exige pas la construction dans leur région, ce qui est fort possible. Question l'usine est-elle existante? Pourquoi Bécancour? Est-il possible que c'est grâce a 2 sources d'approvisionnement au gaz naturel, comme pour l'usine d'engrais?

Raynald Blais a écrit le 30 novembre 2013

Le créneau des énergies nouvelles et alternatives, c'est intéressant et prometteur car la recherche dans ce domaine, débuté depuis relativement peu de temps, est porteur et permettra de remplacer des techniques de production d'énergie plus polluantes. Cependant, je suis relativement déçu que le tout ne se passe pas sur notre territoire. Notre terre d'accueil est très propice à recevoir des centres de recherche surtout qu'il s'agirait là d'une manière très concrète de répondre à nos besoins de développement de l'emploi. On dirait que la gangrène demeure de penser qu'en Gaspésie, il n'est pas possible d'accueillir ces emplois-là. J'espère très peu, pour notre région, en terme de création d'emplois, de cet investissement à Bécancour. Mais là comme ailleurs, il faudrait un commencement avec des infrastructures minimales pour recevoir ce genre de projets.

Bilbo Cyr a écrit le 30 novembre 2013

Du négatif, du positif, pis un ground, M. Gionest. Pouvez-vous commenter la nouvelle, ou aimez-vous mieux tenter encore de basher "les écolos"? Ceci dit, j'imagine que vous accordez une certaine crédibilité à ces dits écolos si c'est pour eux que va votre première pensée.Peut-être qu'au lieux des terres rares de la Chine, ce sera les terres rares d'ici qui seront utilisées, avec l'impact que même Labranche reconnait... Sinon, la nouvelle ne dit pas qu'on va en construire partout, mais qu'on va y penser, tester et faire de la recherche. Quel sera l'impact, à part celui, en terme d'image publique, pour le PQ, de mettre une couche de vernis vert sur un fond noir? C'est moins dommageable, à priori, que la fracturation. Reste à voir s'il y a un plan ou si c'est une balloune.

Albert Labranche a écrit le 29 novembre 2013

Merci M. Gionest Mes sincères excuses. Même l'église CR réfute le chimères et se range du cote de la science. Merci

eddy gionest a écrit le 29 novembre 2013

M. Labranche vous avez mal compris le sens cynique de ma réplique lol ... je ne disais pas que vous étiez écolos :) .. je voulais seulement dire que votre réplique étais parfaite .

Albert Labranche a écrit le 29 novembre 2013

M. Gionest Je ne suis pas un ''ecolo'' comme vous dites. Mais je sais que le éoliennes ne sont pas aussi vertes que veulent bien essayer de nous faire croire les ecolos. Pensez vous que c'est fait avec du foin. Au moins en Allemagne ils ont commencé a faire des mats en bois, 300 tonnes d'acier en moins, en plus eux ont besoin de cette électricité . Faites donc une petite recherche sur la pollution des éoliennes. De la construction au recyclage.

Albert Picard a écrit le 28 novembre 2013

Les deux "aimants" se la coule douce.

eddy gionest a écrit le 28 novembre 2013

ha ha ha elle est bonne albert . nos fameux écolos trouverons du négatif la dedans !!!!!

Albert Labranche a écrit le 28 novembre 2013

Bravo pour la recherche. Petite question, Les aimants de la génératrice sont-ils fabriqués avec des terres rares de Chine créant des désastres écologique?

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