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Alexandre Gauthier redonne à sa communauté d’origine

Par Gilles Gagné, journaliste, graffici.ca
Le footballeur professionnel, Alexandre Gauthier, agit comme président d’honneur du Championnat provincial scolaire de basketball juvénile, qui se tient vendredi, samedi et dimanche à Carleton, Maria et New Richmond.

Le footballeur professionnel, Alexandre Gauthier, agit comme président d’honneur du Championnat provincial scolaire de basketball juvénile, qui se tient vendredi, samedi et dimanche à Carleton, Maria et New Richmond. Photo : Gracieuseté

Le footballeur professionnel, Alexandre Gauthier, agit comme président d’honneur du Championnat provincial scolaire de basketball juvénile, qui se tient vendredi, samedi et dimanche à Carleton, Maria et New Richmond.

Pour le bloqueur à l’attaque ayant complété en 2011 sa dixième saison dans la Ligue canadienne de football, cette présidence d’honneur lui permet de redonner à sa communauté, puisqu’il est originaire de Maria, et d’encourager des jeunes sportifs, ce qu’il fait régulièrement.
 
«J’ai été contacté par Mathieu Poitras, du comité organisateur, pendant la saison de football, en août. J’ai été flatté. Ça me fait un peu de voyagement, parce que je vis à Calgary, mais c’est le meilleur moment de l’année pour venir en Gaspésie pour moi. Ça ralentit un peu au travail et je n’ai pas encore repris l’entraînement intensif. La région m’a donné beaucoup», précise Alexandre Gauthier.
 
Il a en outre aimé le basketball bien avant de pratiquer le football. «Le basketball était mon sport. J’ai joué à l’école primaire et à l’école secondaire ici. Il n’y avait pas de football. J’ai ensuite joué au basketball AAA au Cégep de Sainte-Foy. C’est en deuxième année de collégial que je me suis intéressé au football, où je pourrais mettre à profit mon gabarit», raconte-t-il.
 
Ce gabarit de six pieds et six pouces, et de 308 livres à l’époque, lui a ouvert les portes de l’Université Laval, qui avait commencé à le recruter pour le basketball. C’est finalement au football qu’il fera sa marque avec le Rouge et or, à un tel point qu’en avril 2002, il sera le tout premier choix au repêchage universitaire de la Ligue canadienne de football. Des recruteurs de la Ligue nationale de football ont aussi montré un intérêt pour lui. Comme joueur professionnel, il a fait osciller la balance entre 320 et 330 livres.
 
Il a joué trois ans pour les défunts Renegades d’Ottawa, avant de passer au Stampeders de Calgary pour les saisons 2005 et 2006. Puis, il a joué deux ans pour les Blue Bombers de Winnipeg, où il failli gagner la Coupe Grey en 2007, avant de s’aligner avec les Tiger Cats de Hamilton en 2009 et 2010. Il a passé la dernière saison avec les Roughriders de la Saskatchewan.
 
«Je ne retourne pas en Saskatchewan en 2012. Les «coachs» ont été congédiés et le nouveau «head coach» (entraîneur-chef) veut aligner deux bloqueurs américains à l’attaque. Avec le plafond salarial, les équipes doivent respecter un budget très strict. Un bloqueur américain coûte parfois moins cher qu’un bloqueur canadien. Ils m’ont libéré», précise le Gaspésien.
 
Il n’est pas absolument certain qu’il jouera au football en 2012. Sa seconde carrière est bien amorcée pour la firme d’exploration pétrolière Eagle Canada, puisqu’il y travaille depuis sept ans, en fait depuis son passage avec les Stampeders. Il s’est d’ailleurs établi à Calgary à cette occasion.
 
«Ma fille commencera l’école à temps complet en septembre. Au travail, ils me donnent de plus en plus de responsabilités. Je voulais jouer 10 ans. Je considère la retraite, si je ne joue pas à Calgary cette année. J’ai contacté les coachs et j’attends une réponse», note-t-il.
 
Alexandre Gauthier a utilisé sa carrière «pour découvrir le Canada. J’ai préféré signer des contrats plus courts. Ils donnent une meilleure rémunération. Un agent libre réussit à obtenir un plus gros contrat. J’ai passé au moins deux ans dans chaque ville où j’ai joué. Ça donne le temps de découvrir une ville», ajoute-t-il.
 
En fin de semaine, il arpentera les gymnases. «Les jeunes travaillent fort. C’est important de les appuyer. Je vais leur parler régulièrement. J’espère que ça leur donne un petit extra de motivation», conclut-il.

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