Transport

Air Gaspésie déménage

Par Geneviève Gélinas, journaliste, graffici.ca
François Guimont, président d’Air Gaspésie, affirme que la clientèle de gens d’affaires et de travailleurs a été moins nombreuse que prévu.

François Guimont, président d’Air Gaspésie, affirme que la clientèle de gens d’affaires et de travailleurs a été moins nombreuse que prévu. Photo : Geneviève Gélinas

GASPÉ -- Air Gaspésie déménage ses activités à Saint-Hubert, sur la rive sud de Montréal, sous le nom de Leeva. La compagnie pourrait redémarrer des services à Gaspé ce printemps, mais seulement si elle juge la demande suffisante.

Inauguré en novembre 2012, Air Gaspésie était le seul transporteur aérien basé sur la péninsule qui offrait des vols nolisés.

Depuis le 8 décembre, son appareil principal, un King Air 350 de huit places, est basé à Saint-Hubert. « Notre but était de l’opérer en Gaspésie, mais on avait une chance de le faire voler en ici. C’est un contrat à côté duquel on ne pouvait pas passer », explique le président d’Air Gaspésie, François Guimont.

Les bureaux d’Air Gaspésie à l’aéroport de Gaspé sont fermés, les six employés habitent maintenant la région de Montréal et le site web d’Air Gaspésie redirige la clientèle vers celui de Leeva.

Moins de clients que prévu

Au cours de leur première année à Gaspé, les avions d’Air Gaspésie ont volé un peu moins de 500 heures sur l’objectif de 700. La clientèle d'affaires et de travailleurs n'a pas été aussi nombreuse qu’espérée, indique M. Guimont.

« Avec le ralentissement économique du Plan Nord, les travailleurs ne montent plus autant dans le Nord. En plus, l’hiver est la saison la plus morte », dit-il.

Pas de rabais sur l’essence

« Ce qui est difficile [sur la péninsule], c’est la logistique, poursuit M. Guimont. Il n’y a pas de service de maintenance en Gaspésie, il fallait aller vers le Nouveau-Brunswick ou la Nouvelle-Écosse, faire venir des mécaniciens en cas de bris mécanique. Il n’y a pas non plus de pilotes en Gaspésie. »

M. Guimont déplore que la Ville de Gaspé, propriétaire de l’aéroport, ne lui ait pas accordé de taux préférentiel sur l’essence d’avion. « On serait peut-être restés si on avait eu plus de support. »

Reprise au printemps?

Air Gaspésie « analysera la situation ce printemps, affirme le président. Si on voit qu’il y a une forte demande en Gaspésie, il n’y a pas de raison [qu’on ne revienne pas] ».

Une chose est sûre, Air Gaspésie conservera une base à Saint-Hubert. « La Gaspésie serait une belle base satellite avec un pilote à temps partiel qui serait en rotation », dit M. Guimont. 

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