Sport, Affaires policières et juridiques

L'Affaire Robert Denis fait encore jaser

Par Thierry Haroun, journaliste, graffici.ca
Renaud Langlois demande aux gens de dénoncer des actes d'agression sexuelle.

Renaud Langlois demande aux gens de dénoncer des actes d'agression sexuelle. Photo : Thierry Haroun

GRANDE-RIVIÈRE — À l'instar de l'Association du hockey mineur de Paspébiac, c'est au tour du président de Hockey Gaspésie-les-Îles, Renaud Langlois, d'avouer sa consternation devant les accusations d'agression sexuelle sur des mineurs qui pèsent contre Robert Denis. 

Incarcéré depuis son arrestation au début de décembre, le sexagénaire originaire de Paspébiac fait désormais face à une vingtaine de chefs d'accusations relativement à des actes qui auraient été commis sur plusieurs mineurs des années 1960 à 2013. L'individu, dont la prochaine comparution est prévue en mars, a longtemps été impliqué dans le hockey mineur notamment à titre d'administrateur au sein de l'association du hockey mineur de Paspébiac que préside Christian Grenier. Dans une récente entrevue, ce dernier avait fait savoir, que Robert Denis a démissionné de son poste en 2011 au moment où l'association menait une vérification des antécédents judiciaires de chacun de ses membres en assurant des règles de vérification encore plus serrées seront en vigueur afin d'éviter que de telles choses ne se reproduisent. Cette décision est saluée aujourd'hui par Renaud Langlois. « C'est une très bonne décision. Et nous aussi, au sein de notre conseil d'administration, on s'est réunis aussitôt qu'on a entendu parler de cette affaire pour resserrer encore plus nos règles et sur la sécurité des jeunes ».

D'ailleurs, M. Langlois admet être choqué par les faits qui sont devant la justice. « Écoutez, c'est un choc. À l'évidence, c'est un dur coup pour notre organisation. On sait que Robert Denis a travaillé une quarantaine d'années dans le réseau du hockey mineur. J'ai aussi travaillé avec lui via des comités. Je me souviens qu'il a aussi été entraîneur, c'était avant mon mandat (comme président de Hockey Gaspésie-les-Îles) », souligne-t-il précisant qu'il en sera aussi question aux instances provinciales du hockey mineur sous peu. « J'ai une rencontre avec Hockey Québec (ce mois-ci). On veut voir ce qui peut être fait de plus pour assurer la sécurité des jeunes ». Renaud Langlois rappelle enfin aux gens l'importance de dénoncer de tels agissements aux autorités compétentes. « C'est très important de dénoncer. Et je peux vous dire que ça a fait mal à beaucoup de monde cette affaire-là ».

1 commentaire

Nicolas Méthot a écrit le 6 février 2014

depuis le début des années 2000, le gouvernement du Québec via les URLS prône la vérification des antécédants criminels des intervenants auprès des personnes vulnérables, tous les organismes et municipalités de la région ont été sensibilisés à cette problématique et ont reçu des offres de soutien pour instaurer de telles politiques. Comment se fait-il, si comme les médias le mentionne, ce monsieur avait des antécédants ne l'a t'il pas été soumis à l'obligation de fournir au moins un certificat de bonne conduite. Combien d'organismes, de quelque nature qu'ils soient exigent de leur bénévole ancien ou nouveau un certificat de bonne conduite?

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